(mise à jour le 2 décembre 2011)
JOURNEE
MONDIALE
DU
SIDA
le
1er décembre
Le
thème de cette année est:
"Objectif:
Zéro"
Zéro
nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro
décès lié au sida.
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Il vaut mieux prévenir que de devoir en guérir...
1er
décembre 2011:
journée
mondiale de lutte contre le sida
consacrée
au thème:
"Objectif
: zéro"
Zéro
nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro
décès lié au sida.
1er
décembre 2011
La
Journée mondiale du sida, organisée le 1er décembre,
donne l’occasion à des personnes d’horizons divers de se rassembler
pour mieux faire connaître le VIH/sida et pour montrer leur solidarité
face à la pandémie.
Cette
journée permet à plusieurs partenaires publics et privés
de donner des informations sur la situation concernant la pandémie
et de promouvoir la prévention, le traitement et la prise en charge
du VIH/sida, dans les pays à forte prévalence mais aussi
ailleurs.
Entre
2011 et 2015, la Journée mondiale de lutte contre le sida aura pour
thème «Objectif zéro: zéro nouvelle infection
à VIH, zéro discrimination, zéro décès
lié au sida».
La
campagne mondiale de lutte contre le sida, axée sur «zéro
décès lié au sida», est à la fois une
initiative pour un meilleur accès de tous au traitement, un appel
lancé aux pouvoirs publics pour qu'ils agissent immédiatement
et tiennent leurs engagements, par exemple ceux pris en vertu de la Déclaration
d'Abuja, et un appel aux gouvernements africains afin qu’ils atteignent
au moins les objectifs convenus en matière de dépenses nationales
en faveur de la santé et contre le VIH, pour garantir le droit fondamental
de tout être humain au meilleur niveau de soins de santé possible.
La
Journée mondiale du sida est célébrée chaque
année le 1er décembre, dans le monde entier. La Journée
est l'occasion de sensibiliser, de commémorer ceux qui sont décédés,
et de célébrer les victoires telles que l'accès accru
aux traitements et aux services de prévention.
ONUSIDA
a pris les devants pour faire campagne pour la Journée mondiale
de lutte contre le sida depuis sa création jusqu'en 2004. Depuis
lors, le Comité de la Campagne mondiale contre le sida a commencé
à sélectionner un thème chaque annéee, pour
la Journée, en consultation avec la société civile,
les organisations et agences gouvernementales impliquées dans la
riposte au sida.
Les
thèmes durent un ou deux ans, et ne sont pas seulement spécifiques
à la Journée mondiale sida. Les slogans pour la campagne
tels que « Stop sida. Tenir la promesse » ont été
utilisés toute l'année pour tenir les gouvernements responsables
de leurs engagements envers la lutte contre le le VIH/sida.
Plus
de 350 000 nouvelles infections à VIH parmi les enfants ont été
évitées depuis 1995 en fournissant une prophylaxie antirétrovirale
aux femmes enceintes vivant avec le VIH.
10 objectifs pour 2015
Réduire
de moitié la transmission du VIH par voie sexuelle, y compris parmi
les jeunes, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et
dans le cas du travail du sexe
Éliminer
la transmission verticale du VIH et réduire de moitié la
mortalité maternelle liée au sida
Empêcher
toute nouvelle infection au VIH parmi les consommateurs de drogues
Assurer
l’accès universel aux thérapies antirétrovirales pour
les personnes vivant avec le VIH admissibles au traitement
Réduire
de moitié le nombre des décès dus à la tuberculose
parmi les personnes vivant avec le VIH
Prendre
en compte les personnes vivant avec le VIH et les familles affectées
par le virus dans toutes les stratégies nationales de protection
sociale et leur assurer les soins fondamentaux et le soutien
Réduire
de moitié le nombre des pays dotés de lois et de pratiques
punitives à l’égard de la transmission du VIH, du travail
du sexe, de la consommation de drogues ou de l’homosexualité que
bloquean las respuestas efectivas
Abroger
les restrictions à l’entrée et au séjour liées
au VIH dans la moitié des pays qui en sont dotés
Répondre
aux besoins des femmes et des filles liés au VIH dans la moitié
des ripostes nationales au VIH
Zéro
tolérance pour la violence sexiste
"Notre
stratégie pour l’avenir doit être de donner aux femmes les
moyens d’agir dans ce combat. Les véritables héros de cette
guerre, c’est parmi elles qu’il faut les chercher, et il nous appartient
de leur fournir l’arme de l’espoir."
Extrait
du message de M. Kofi Annan, Secrétaire général de
l'ONU
En
1988, l’Assemblée générale a exprimé sa vive
préoccupation devant la pandémie de sida. Notant que l’Organisation
mondiale de la santé (OMS) avait choisi la date du 1er décembre
1988 comme Journée mondiale du sida, l’Assemblée a souligné
l’importance de cette manifestation (résolution 43/15). Aujourd’hui,
plus de 41 millions de personnes sont séropositives et sidéennes.
En
1988, l'Assemblée générale a exprimé sa vive
préoccupation à propos de la pandémie de sida. Notant
que l'OMS avait proclamé le 1er décembre Journée mondiale
du sida, l'Assemblée a souligné l'importance de cette manifestation
(résolution 43/15). Aujourd'hui, plus de 41 millions de personnes
sont séropositives ou sidéennes. Combattre le VIH/sida, le
paludisme et d'autres maladies est l'un des objectifs du Millénaire
pour le développement. Les 191 états membres de l'ONU se
sont engagés à réaliser, d'ici à 2015, ces
objectifs.
Le SIDA, cette terrible maladie, est mal connue du grand public.
Et
même parfois des médecins. Au début de sa découverte,
vers 1983, des idées farfelues ont circulé à son sujet.
Un quart de siècle plus tard, on a réalisé des progrès
extraordinaires sans qu’on puisse encore fabriquer de vaccin...
Quel
rapport entre SIDA et développement durable? La sexualité
fait partie de la panoplie de nos besoins de base, de même que la
procréation. Est-il possible de les satisfaire sans compromettre
la satisfaction des besoins des générations futures si l’épidémie
prolifère?
Il
s’agit bien d’un débat qui doit être examiné sous la
loupe du développement durable à l’instar de l’énergie
ou de la production de nourriture, avec la rigueur scientifique d’usage
et en laissant nos tabous au vestiaire.
Le SIDA, c’est quoi?
Sans
faire de cours de médecine, rappelons les principes de base de cette
maladie.
Le
SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) est une dépression
du système immunitaire qui rend le sujet nettement plus vulnérable
aux maladies opportunistes ainsi qu’aux cancers ou à l’insuffisance
rénale, par exemple. Il se manifeste d’abord par des pertes de poids,
des infections des voies respiratoires puis des diarrhées ou des
fièvres inexpliquées pendant plus d’un mois, voire une tuberculose.
Enfin, au stade clinique le plus sévère, le patient peut
être atteint du sarcome de Kaposi ou de toxoplasmose cérébrale.
Ces
stades sont assez bien corrélés avec une diminution du taux
de lymphocytes T (CD4), normalement compris entre 700 et 1.100 unités
par mm3 dans un système immunitaire sain.
En
dessous de 350, commencent les premiers symptômes. En dessous de
200, le patient est dans un état de SIDA avancé qui conduit
à la mort.
Une maladie virale
C’est
le rétrovirus VIH (virus de l’immunodéficience humaine) qui
est responsable du développement de la maladie. Il provient du VIS
(virus de l’immunodéficience du singe). Il existe plusieurs formes
de virus qui mutent régulièrement.
Une
à six semaines après la première infection, le VIH
prolifère rapidement jusqu’à un million de copies virales
par millilitre de sang. Le taux de CD4 diminue à 500. Quelques symptômes
banals peuvent se déclarer: fièvre, céphalée,
asthénie, ulcérations des muqueuses, éruption cutanée…
L’organisme
réagit alors pour diminuer le nombre de copies le plus souvent en
dessous de 30.000 copies par millilitre, cela en deux à trois semaines,
et les symptômes disparaissent.
Mais
pas le virus. Il prolifère à nouveau lentement pendant plusieurs
années durant lesquelles le taux de CD4 diminue jusqu’aux développements
des symptômes généraux puis des maladies opportunistes.
L’état infectieux est appelé séropositivité.
Modes de transmissions
Le
VIH est présent dans le sang mais aussi dans les sécrétions
comme le sperme.
Il
se transmet donc quand du sang ou du sperme d’une personne infectée
sont en contact avec le système sanguin d’un sujet sain, par une
blessure ou une plaie ouverte. Il se transmet aussi plus facilement au
travers de muqueuses malsaines.
La
transmission est favorisée quand le système immunitaire du
patient est affaibli, notamment par l’usage de drogues.
Contrairement
à ce qu’on croyait dans les années 80, le VIH n’est pas présent
dans la salive et ne se transmet pas en embrassant ou en buvant au même
verre qu’une personne infectée, à l’inverse de la mononucléose,
par exemple. De même le virus ne se transmet pas au contact de la
peau, comme la lèpre ou le choléra, ni par voie aérienne
comme la grippe.
Il
est sensible aux températures supérieures à 60°C
et meurt rapidement en dehors du corps humain. Ainsi, le VIH ne se transmet
pas par piqûres de moustiques qui le digèrent, contrairement
au parasite du paludisme ou au virus de la fièvre jaune.
La
transmission de sang contaminé par injection, lors d’une transfusion
ou l’utilisation d’une seringue, infecte le receveur mais le virus meurt
aussi rapidement à température ambiante et est rapidement
détruit par des désinfectants comme l’alcool ou le chlore.
Des seringues à usage unique permettent donc de limiter fortement
ce risque de contamination.
Probabilités de transmission
D’après
l’OMS, la probabilité de transmission par acte sexuel varie de 0,03
à 0,07% dans le cas de rapport vaginal réceptif, de 0,02
à 0,05% dans le cas de rapport vaginal insertif, de 0,01 à
0,185% dans le cas de rapport anal insertif, et de 0,5 à 3% dans
le cas de rapport anal réceptif.
En
moyenne donc, la transmission par voie vaginale est de 1/3500 pour l’homme
si la femme est séropositive, et de 1/2500 pour la femme si l’homme
est séropositif. Encore faut-il que les muqueuses des organes soient
saines. Des infections comme l’herpès ou la syphilis augmentent
fortement le risque de contagion. On notera aussi qu’un homme circoncis
a moins de chance d’être infecté.
La
transmission par rapport anal insertif est de 1/1000 et augmente à
1/50 pour un rapport réceptif avec une personne infectée.
Cela explique la progression rapide de la maladie dans la communauté
homosexuelle masculine surtout chez ceux qui fréquentent de nombreux
partenaires.
Les
statistiques sont très influencées par le degré d’infection
du partenaire. Ainsi, un sujet VIH positif juste au-dessus du seuil de
détection de 50 à 200 copies par millilitre est nettement
moins contaminant qu’un malade du SIDA dont le taux de copies peut dépasser
1.000.000 par millilitre.
La
probabilité de contamination par voie buccale en contact avec les
sécrétions est quasi nulle.
Une
mère séropositive risque environ une fois sur cinq de transmettre
son infection en enfantant. Des techniques médicales préventives
et notamment un accouchement par césarienne permet de diminuer ce
risque à moins d’un pour cent.
Prévention et traitement
Il
n’existe actuellement pas de vaccin après plus de vingt années
de recherche.
Parmi
les populations de type caucasien, il existe environ 1% d’individus dont
la génétique les immunise contre le VIH.
De
même, on constaterait qu’environ 5% des prostituées brésiliennes
en contact quotidien avec le VIH semblent développer une immunité
qui retombe cependant rapidement si elles interrompent leurs pratiques.
Ces populations paradoxales suscitent des espoirs de vaccin, dont la mise
au point risque cependant d’être trop longue. De plus, ces hypothèses
sont très controversées.
Contrairement
à une infection classique comme la rougeole, par exemple, l’incubation
du SIDA dure plusieurs années et les symptômes sont loin d’être
aussi visibles.
Il
est aussi difficile de réaliser des tests sur des populations cobayes
saines sans compromettre les règles d’éthique.
Le
virus du SIDA mute rapidement à l’instar de celui de la grippe.
Cela complique également la mise au point d’un vaccin.
Un
usage correct du préservatif lors des rapports sexuels diminue les
risques de transmission à plus de 99% mais une mauvaise utilisation
fait retomber cette statistique à 90% (à l’instar de la couverture
contraceptive).
La
multithérapie permet de traiter une personne malade du SIDA en faisant
remonter son taux de CD4 au-delà de 500 par mm3. La personne infectée
ne présente plus les symptômes de sa maladie moyennant un
traitement financièrement coûteux et loin d’être neutre
pour l’organisme, mais elle reste séropositive. Le risque de transmettre
la maladie à un sujet sain diminue.
Epidémiologie mondiale
D’après
le programme ONUSIDA, il y aurait environ 33 millions de personnes infectées
par le VIH dans le monde dont plus de 30 millions dans les pays en développement.
La maladie contamine 2,5 millions de personnes par an dont 1,7 million
rien qu’en Afrique subsaharienne.
Chaque
pays reflète la proportion des séropositifs de la planète
(âgés de 15 à 49 ans) vivant dans ce pays en 2003.
Les
habitants de nombreux pays en développement n’ont pas accès
aux traitements, trop coûteux. Pour une personne qui gagne moins
de 2€ par jour, même le préservatif est trop cher. De
plus, son usage est souvent interdit par conviction religieuse. Les gouvernements
manquent souvent de moyens ou de volonté politique pour informer
les populations.
En
Afrique subsaharienne, berceau du virus où il est apparu vraisemblablement
au début du 20e siècle, la pandémie s’est étendue
à 22 millions de personnes.
L’Afrique
du nord et le Moyen-Orient comptent moins de 400.000 personnes infectées.
Ainsi,
l’Afrique dénombre environ 22,5 millions de personnes contaminées
sur 960 millions soit 2,3% en moyenne avec d’énormes différences
d’un pays à l’autre.
Le
tourisme sexuel est responsable de 4,8 millions de personnes infectées
en Asie sur 4 milliards de personnes soit un peu plus d’une personne sur
mille.
L’Europe
occidentale dénombre 760.000 personnes infectées sur 437
millions, soit un peu moins de deux personnes sur mille.
Enfin,
en Amérique latine, il y a 1,6 millions de personnes infectées
sur 580 millions, soit un peu moins de trois pour mille.
En
Amérique du nord, on compte 1,3 millions de personnes infectées
sur 342 millions, soit un peu moins de quatre pour mille.
Parmi
les gens infectés, on compte 40% d’hommes et 60% de femmes. Cette
disproportion s’explique par le mode de transmission qui est plus élevé
pour les rapports réceptifs.
Les
communautés à risque dans les pays développés
Les
statistiques de transmission permettent d’expliquer les écarts importants
de personnes infectées dans les communautés à risque.
Alors
que la maladie n’était pas connue, début des années
80, les transfusions au sang contaminé entraînaient très
souvent une infection. Aujourd’hui, ce danger est éliminé
car les donneurs sont systématiquement analysés.
Les
toxicomanes qui pratiquent l’échange de seringues mal désinfectées
augmentent le risque de transmission par intraveineuse.
Comme
nous l’avons vu, la communauté homosexuelle/bisexuelle est particulièrement
affectée.
Les
personnes originaires d’Afrique subsaharienne constituent aussi une communauté
à risque.
Et en Belgique?
D’après
l’Institut scientifique belge de santé publique (ISSP), voici la
situation au 31 décembre 2007.
Depuis
le début des statistiques en 1986, 20.007 personnes ont été
recensées séropositives. Depuis 2003, il y a en moyenne 1000
cas nouveaux par an.
Il
est vraisemblable qu’il en existe environ 500 de plus qui n’ont pas encore
été dépistés. En effet, environ 50 personnes
par an découvrent leur séropositivité lors du diagnostique
du SIDA. Ils proviendraient de 500 personnes infectées qui l’ignorent,
avec une incubation moyenne de 10 ans.
Parmi
les 20.007 personnes recensées séropositives, 3769 ont été
diagnostiquées malades du SIDA.
Dans
les deux cas, il faut décompter les personnes identifiées
mais décédées ou émigrées.
Il
n’est donc pas évident d’estimer le nombre de personnes séropositives
en Belgique à moins de procéder à des tests statistiques
sur un grand nombre de résidents au hasard.
André
Sasse de l’Institut scientifique de santé publique (ISSP) pense
qu’il y aurait environ 12.000 personnes infectées résidentes
en Belgique.
En
étudiant les statistiques de dépistage entre 2000 et 2006
(lire «Combien de séropositifs en Belgique?»), on peut
alors estimer que 48% de cette population contaminée, soit 5763
personnes proviennent d’Afrique subsaharienne où la maladie est
largement plus répandue. Sachant qu’il y a environ 60.000 résidents
d’origine subsaharienne en Belgique, environ 10% d’entre eux seraient séropositifs.
Environ
25% des 12.000 séropositifs belges, soit près de 3000 personnes,
feraient partie de la communauté homosexuelle/bisexuelle -leur nombre
est en augmentation. En supposant que 3% de la population masculine belge
forment une communauté de 150.000 homo/bisexuels, 2% seraient infectés.
Les
contaminations par transmission intraveineuse (transfusion, toxicomanie)
et mère-enfant à l’accouchement seraient inférieures
à 2%, soit moins de 250 personnes.
Seuls
8% des personnes infectées, soit environ 1000 personnes, ne font
partie d’aucun de ces groupes à risque et forme ce qu’on peut appeler
le « groupe neutre ». En Belgique, il y a environ 10 millions
de personnes qui ne font pas partie de la communauté homo/bisexuelle
ou subsaharienne ou toxicomane. Parmi cette communauté, seulement
0,01% des personnes seraient infectées, soit environ 400 hommes
et 600 femmes.
Une «chance» sur 30 millions
Le
risque zéro n’existe pas mais supposons qu’un homme sain ait une
relation vaginale non protégée avec une femme de la communauté
neutre qui a donc une occurrence sur 8000 d’être séropositive.
Le risque d’être contaminé est d’environ 1 sur 30 millions
soit moins que le risque d’attraper le cancer si une personne fume une
seule cigarette à côté de vous ou bien celui de mourir
en parcourant 1 km à vélo.
Une
femme saine qui a un rapport vaginal avec un homme de la communauté
neutre a la même probabilité d’être infectée.
En admettant qu’il puisse faire partie de la communauté homo/bisexuelle
(3000 sujets infectés supplémentaires), la probabilité
est d’environ 1 sur 4 millions.
Le
danger d’un rapport anal réceptif avec ce même partenaire
bondit à 1 sur 73.000 soit environ le risque de décéder
d’une chute durant les 30 prochains jours.
Dans
tous ces cas de figures, il y a un écart entre la crainte de la
maladie et le danger réel. Celui-ci a été véhiculé
par des films dans les années 80 ainsi que des campagnes de sensibilisation
nécessaires mais volontairement non nuancées.
En
effet, ces campagnes d’information et de prévention ne pouvaient
se permettre de préciser ces statistiques extrêmement discriminantes
qui auraient pointé du doigt les personnes d’origine subsaharienne,
les homosexuels masculins et les toxicomanes.
Bien
entendu, la majorité de la population de ces communautés
n’est pas infectée par le VIH. Simplement le risque qu’elle ne le
soit pas est plus important que dans la communauté neutre.
Un
dépistage individuel indispensable
Il
n’est donc pas utile de se faire un sang d’encre au moindre déchirement
de préservatif voire si on oublie sporadiquement de se protéger.
Un test de VIH vous rassurera définitivement dans l’immense majorité
des cas.
On
objectera qu’il vaut mieux ne pas jouer avec la chance et systématiser
l’usage du préservatif puisqu’il diminue davantage le risque.
C’est
vrai mais le risque est notre quotidien. Pourquoi la voiture, le cheval,
le vélo, le ski, la consommation d’alcool ou de nourriture moins
diététiques? Nous pratiquons chaque jour une balance d’intérêt
entre le danger et le plaisir procuré par ces pratiques. Encore
faut-il être bien informé des statistiques pour réaliser
le juste équilibre de cette balance d’intérêt.
Dans
le cas du SIDA, certains peuvent éprouver un plaisir moindre à
l’utilisation du préservatif ou trouver que «mettre des gants»
de crainte d’être infecté par son partenaire casse l’image
d’Epinal de la relation amoureuse.
Il
semble en tout cas indispensable que chacun se prête au dépistage
du VIH afin de savoir s’il peut contaminer ou non son partenaire en cas
de rapports non protégés. D’autant plus qu’il existe aujourd’hui
des thérapies pour traiter la maladie ou la prévenir ainsi
que pour diminuer la virulence de la personne infectée.
Une
personne séropositive peut avoir une vie sexuelle normale à
condition de systématiser l’usage du préservatif.
Dépistage et statistiques
Les
taux de séropositivité varient fort d’un pays à l’autre.
Il faut cependant relativiser la probité des chiffres puisque les
dépistages ne sont jamais systématiques et que les techniques
statistiques augmentent la probabilité d’erreur.
Au
Sénégal, par exemple, le taux n’est que de 1% alors qu’il
grimpe à 7% au Congo où le SIDA a été identifié
la première fois en 1959.
En
1992, l’Ouganda subissait un taux de séropositivité de 30%.
Grâce à une campagne de sensibilisation en encourageant l’usage
systématique du préservatif le taux de prévalence
est retombé à 6% en 2004.
Par
contre, le gouvernement sud africain a nié la relation de cause
à effet entre le VIH et le SIDA ainsi que son mode de transmission
par voie sexuelle. Pour eux, c’était une invention des pays occidentaux
pour discriminer les populations africaines. En quelques années,
le taux de séropositivité a grimpé à 30%.
Le
futur n’est pas maintenant
Le
vaccin contre le SIDA risque de se faire attendre longtemps encore, contrairement
aux traitements. Quand bien même celui-ci existerait, il faudrait
encore l’administrer aux milliards d’humains les plus concernés
mais aussi les plus pauvres.
Faudra-t-il
admettre que la maladie tue des millions de personnes chaque année
comme le paludisme faute de moyens financiers et humains pour le soigner?
Peut-être
aussi l’espèce humaine va-t-elle réagir par darwinisme et
évoluer vers une résistance accrue à ce rétrovirus.
Ainsi, la population simiesque a-t-elle évolué vers plus
de résistance, et vit aujourd’hui sans être particulièrement
menacée avec le VIS sans avoir pratiqué ni prévention
ni traitement bien évidemment.
La discrimination est injustifiable
Dans
l’état actuel des connaissances, il est cependant clair que la discrimination
à l’égard des personnes contaminées ne se justifie
absolument pas. La probabilité de contagion en dehors des pratiques
sexuelles étant quasi inexistante, infiniment moindre que celle
d’attraper une grippe ? 220.000 morts en 2007 dans l’Union européenne
? ou de développer un cancer en présence de fumeurs. Il serait
excessif d’interdire l’accès d’un séropositif dans un groupe
sain (bureau, école, centre de loisirs…).
Il
faudra cependant encore des années pour que la population abandonne
ce réflexe d’exclusion à l’égard des séropositifs
tant nous avons été mis en garde depuis 25 ans contre cette
maladie paradoxale, à la fois très peu contagieuse mais très
mortelle dans le monde, surtout dans le tiers-monde.
Laurent
Minguet
communiqué
de presse du 6 janvier 2009
Sources:
ISSP,
Epidémiologie du SIDA et de l’infection à VIH en Belgique
(31 décembre 2006).
ISSP,
Le VIH/SIDA en Belgique (31 décembre 2007).
INED,
Populations en chiffres.
Office
des étrangers, Statistiques, Population étrangère/Royaume
par nationalité (2 janvier 2009).
Wikipedia,
SIDA. - Discussions avec Michel Moutschen (Université de Liège)
et André Sasse (ISSP/OMS).
pour
en savoir plus
http://nowfuture.org/2009/01/sida-et-developpement-durable.html
Orphelin
à cause du SIDA
Lors
d’une triste réunion au village de Kalungi en Ouganda, un parent
s’occupe de Nakyeyune Sanyu, l’une des cinq orphelins affligés par
le décès de leur mère qui était atteinte du
SIDA.
Lors
d’une scène qui revient malheureusement trop souvent, les anciens
du village vont déterminer qui s’occupera de Nakyeyune, six ans,
ainsi que de ses deux frères et deux sœurs, âgés de
6 mois à 12 ans. Dans les jours qui suivront les funérailles,
une marraine, Placseda Nabukalu, les prendra alors en charge.
L’enjeu
est élevé pour Nakyeyune. Malgré les efforts de l’Ouganda
pour planifier et apporter une réponse au fléau du SIDA,
des études démontrent qu’après la mort de l’un ou
des deux parents, les chances des enfants d’aller à l’école
diminuent de moitié et les risques de souffrir de malnutrition et
de problèmes de croissance augmentent.
L’épidémie
dévaste l’Afrique subsaharienne, qui compte 95 pour cent des 13,2
millions orphelins du SIDA dans le monde. L’Ouganda à lui seul en
compte 1,9 millions, soit 10 pour cent de sa population. Un quart des familles
s’occupent d’un enfant orphelin du SIDA, un défi d’envergure pour
ce pays dont la population est majoritairement rurale et pauvre.
Une
agence des Nations Unies, le Fonds international de développement
agricole (FIDA), collabore avec divers partenaires pour aider les familles
d’adoption à se bâtir un avenir plus prometteur. L’expertise
du FIDA en matière de microcrédit, combiné au financement
du Fonds belge pour la survie, permettent d’appuyer l’Ugandan Women’s Effort
to Save Orphans (UWESO), une organisation locale, aussi petite qu'efficace.
Le
Plan d’épargne et de crédit de l’UWESO permet aux familles
adoptives ou monoparentales d’augmenter leurs revenus et de pourvoir aux
besoins des enfants orphelins. Depuis 1996, le Plan a octroyé plus
de 11 500 prêts modestes d’une valeur allant de 20$ à 500$,
dont 97 pour cent à des femmes.
ONUSIDA,
partenariat de plusieurs agences de l’Organisation des Nations Unies, chapeaute
la lutte mondiale pour mettre un frein à l’évolution de l’épidémie
du VIH/SIDA.
Les
Nations Unies tiendront une Session extraordinaire en juin 2001 pour galvaniser
les décisions politiques et mobiliser les ressources pour la lutte
contre l’épidémie du SIDA. Selon le Secrétaire générale,
Kofi Annan, la session extraordinaire de l’Assemblée générale
va offrir l’occasion comme jamais auparavant d’assumer les responsabilités
face aux générations futures et d’entreprendre une action
décisive afin de renverser la progression de cette terrible maladie.
Journée
du sida: le combat se poursuit
Les
médecins du Québec ont profité de la Journée
mondiale du sida pour rappeler à la population et surtout au gouvernement
que la maladie continue de faire des ravages, notamment parce qu'il n'y
a pas suffisamment d'argent consacré à la prévention.
Publié
par : Laura Boudreau
Le
Dr Réjean Thomas de la clinique médicale L'Actuel a dénoncé
que le montant alloué annuellement à la prévention
du VIH est presque le même depuis 20 ans.
Pour
2009-2010, le gouvernement du Québec a versé 27 millions
$ dans un plan de lutte contre le sida, le VIH et les infections transmissibles
sexuellement (ITS), soit pour le dépistage, pour la prévention
et pour le financement d'organismes dédiés à la cause.
Un
montant qui n'est pas suffisant selon le Dr Thomas qui a comparé
cet investissement aux dépenses liées à la trithérapie.
Il en coûte entre 150 et 190 millions $ pour traiter les personnes
atteintes de VIH.
Réunis
en colloque à Québec, les spécialistes ont aussi avoué
craindre que la maladie ne soit tombée dans l'oubli justement depuis
la découverte de la trithérapie.
Le
sida ne serait d'ailleurs plus considéré comme une maladie
mortelle, mais plutôt comme une maladie chronique. Ils ont ajouté
que l'existence de cette médication faisait en sorte que les gens
se protègent moins.
Le
Dr Thomas a expliqué que toutes les infections transmissibles sexuellement
avaient diminué dans les années 90, mais que depuis l'arrivée
de la trithérapie, on constatait une explosion des ITS et du VIH.
Alors
que la syphilis était presque disparue, on rapporte que depuis trois
ans, 400 à 500 cas sont déclarés annuellement. De
plus en plus de cas de gonorrhée sont constatés chez les
jeunes filles de 15 à 24 ans, une maladie qui était plutôt
observée dans la communauté gaie.
Quelque
330 nouvelles personnes ont été infectées par le VIH
en 2009, au Québec. Il s'agit toutefois du nombre de cas déclarés.
Le chiffre réel se situerait autour de 1000 cas.
Journée
mondiale de lutte contre le sida: plus que jamais, l'heure est à
la sensibilisation !
Santé
publique - 01-12-2009
1er
décembre 2009- 20ème anniversaire de la Journée mondiale
de lutte contre le Sida
Le
1er décembre 2009 marque le 20ème anniversaire de la Journée
mondiale contre le Sida, l’occasion de sensibiliser le monde entier à
la lutte contre cette maladie qui ne se guérit toujours pas. En
2007, le nombre de personnes affectées par le virus s’élevait
à 33 millions. Aujourd’hui, les députés demandent
au Conseil et à la Commission d'élaborer une stratégie
visant à promouvoir le dépistage précoce de la maladie.
Le
ruban rouge a été arboré de toutes parts lundi 1er
décembre 2008, en signe de solidarité envers les personnes
atteintes du Sida. Plus que jamais, la sensibilisation du monde entier
est primordiale. Si le nombre total de personnes porteuses du virus VIH
semble s’être stabilisé, le manque d’information et l’aspect
tabou de cette maladie représentent autant de freins à son
éradication.
Les
chiffres sont alarmants…
Les
statistiques officielles indiquent que le nombre d’infections est en constante
augmentation. Pourtant, ces statistiques sont encore bien loin de la réalité.
Un pourcentage important d’infections ne sont toujours pas diagnostiquées
et beaucoup de personnes ignorent qu'elles sont séropositives. Dans
certains pays, le nombre de malades pourrait être jusqu’à
trois fois supérieur aux chiffres officiels.
Les
personnes touchées par cette maladie sont de plus en plus nombreuses
et sa propagation augmente à une vitesse préoccupante. Pas
moins de 269 152 personnes ont été infectées par le
VIH au cours de la période 1999-2006 dans l’Union européenne,
dont 11% sont des jeunes de moins de 25 ans.
Autre
fait inquiétant : l’épidémie sévit encore et
toujours parmi les toxicomanes et reste une des raisons principales de
la propagation rapide de l’infection dans de nombreux pays. Parmi l’Union
européenne, quatre pays sont placés en tête sur la
liste « rouge » des pays les plus affectés par la maladie :
l’Estonie, la Lettonie, le Portugal et l’Espagne.
Enfin,
à l’échelle mondiale, l’Afrique sub-saharienne demeure la
zone la plus sévèrement touchée par la maladie comptant
pour 67% du nombre total de personnes atteintes par le virus dans le monde.
Dépistage
et prise en charge précoces
Afin
de lutter contre ce fléau, le Parlement européen (PE) demande
au Conseil et à la Commission européenne d’élaborer
une stratégie de lutte contre le VIH. Celle-ci vise à promouvoir
le diagnostic précoce de la maladie et la prise en charge des malades
le plus tôt possible. Pour ce faire, les députés européens
demandent à la Commission et aux Etats-membres d’assurer un accès
au dépistage qui doit rester anonyme. Ils demandent également que
chaque pays veille à ce que les discriminations frappant les personnes
infectées soient interdites sur tout le territoire de l’Union européenne.
Enfin,
le PE invite les Etats-membres à renforcer les campagnes d’information
et d’éducation sur la prévention, le dépistage et
le traitement du Sida. Car la seule arme dont nous disposons pour vaincre
cette maladie est de ne pas perdre de vue qu'il vaut toujours mieux prévenir
que guérir…
L’Algérie,
qui figure parmi les pays où l’incidence reste encore faible, enregistre,
quand même, des nouveaux cas. Vingt-trois nouveaux cas ont été
enregistrés durant les 9 premiers mois de l’année en cours
et 188 cas de séropositifs. Il n’est pas question de baisser la
garde, selon l’agence de l’ONU, qui a revu ses chiffres à la baisse
suite à une révision de toutes les statistiques mondiales.
Dans le monde, quelque 33,2 millions de personnes sont séropositives
ou atteintes du sida, selon le dernier bilan publié en novembre
par l’Onusida qui avait, un an plus tôt, estimé leur nombre
à plus de 39 millions. A noter que depuis son apparition en 1981,
le VIH/sida a tué plus de 25 millions de personnes et continue de
faire des ravages, particulièrement en Afrique subsaharienne où
les femmes paient un tribut démesuré à la pandémie.
Dans cette région où plus de 22 millions de personnes vivent
avec le VIH/sida, près de 61% des adultes infectés sont des
femmes. En 2007, 2,5 millions de personnes, dont 420 000 enfants de moins
de 15 ans, ont été infectées par le virus du sida
(VIH) et 2,1 millions de malades — dont 330 000 de moins de 15 ans — sont
morts de ce virus dans le monde, selon l’Onusida. « Depuis le début
de l’épidémie, l’expérience démontre clairement
que les avancées significatives de la réponse au VIH ont
été accomplies sous les auspices d’un leadership fort et
engagé », souligne la World Aids Campaign (WAC), dont le comité
directeur définit les thèmes de la Journée mondiale
de lutte contre le sida. La réduction, depuis deux ans, du taux
de la mortalité due au sida est attribuable « partiellement »
aux progrès dans l’accès aux traitements antirétroviraux
(ARV), souligne aussi l’Onusida. Dans les pays « à revenu
faible ou intermédiaire », poursuit l’Onusida, le nombre de
malades bénéficiant d’une trithérapie a augmenté
de 54% entre fin 2005 et fin 2006, passant de 1,3 à 2,015 millions.
En Afrique subsaharienne, plus de 1,3 million de malades du sida étaient
sous ARV fin 2006, contre seulement 100 000 en 2003. D’importants obstacles
sont à surmonter, selon les experts, pour atteindre l’objectif mondial
d’accès universel, d’ici à 2010, à la prévention,
au traitement et aux soins : cela impliquerait d’assurer une trithérapie
à 9,8 millions de personnes dans les pays en développement
d’ici trois ans.
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Faits
saillants:
À
la fin de 2001:
Estimation
du nombre d'adultes et d'enfants vivant avec le SIDA-VHS:
Amérique
du Nord: 950,000
Caraibes:
420,000
Amérique
Latine: 1,5 million
Europe
Occidentale: 550,000
Europe
orientale et Asie centrale: 1 million
Asie
de l'est et Pacifique: 1 million
Asie
de Sud et du Sud-Est: 5,6 millions
Afrique
du nord et Moyen-Orient: 500,000
Afrique
subsaharienne: 28,5 millions
Australie
et Nouvelle-Zélande: 15,000
Total:
40 millions
Toutes
les six heures au Québec, une nouvelle personne est infectée
par le VIH (virus du sida), et ce, parmi une population de plus en plus
jeune (âge moyen: 23 ans).
5743 personnes ont développé la maladie du sida au Québec; il est estimé que de 15 000 à 20 000 personnes au Québec sont séropositives (porteuses du VIH); à Montréal, un adulte (15 ans et plus) sur 160 serait infecté .
Le
Québec compte 50% des cas de sida chez les femmes et les enfants
au Canada.
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Les
nouvelles thérapies?
jusqu'à
30 pilules par jour (parfois même plus);
contraintes
d'horaire et alimentaires;
effets
secondaires toxiques et complications;
résistance
aux médicaments pour plusieurs;
aucun
médicament ne guérit du sida.
Isolement,
exclusion et pauvreté: des réalités quotidiennes pour
de
nombreuses
personnes vivant avec le VIH/sida.

Nombre
de cas déclarés au Québec (cas cumulatifs 1979-2000);
les
deux tiers sont décédés depuis.
Source:
Programme de surveillance du sida au Québec,
Direction
de la santé publique, Québec, 31 décembre 2000.
Source:
Bureau du VIH/sida, des MTS et de la tuberculose,
Direction
générale de la santé de la population et de la santé
publique,
Santé
Canada, 31 décembre 2000.
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Le
1er décembre, agissons, prévenons !
La
journée mondiale du sida a lieu le premier décembre a tous
les ans. Pendant cette journée, les communautés du monde
honorent et commémorent tous ceux qui ont perdu leurs vies et tous
ceux qui vivent avec les effets du VIH/sida. La journée mondiale
du sida est aussi une journée qui marque les accomplissements qui
nous avons fait ainsi que tout le travail qui reste à accomplir
dans notre lutte contre le VIH/sida.
«
Vivez et laisser vivre ; Mettre fin aux stigmates et à la discrimination
» est le thème pour la journée mondiale du sida, 2003.
Dans plusieurs régions du monde, la discrimination empêche
ceux qui vivent avec le VIH de tenir un emploi ou de subvenir aux besoins
de leur famille. La discrimination peut causer l'isolement et la marginalisation
de ceux qui vivent avec le VIH/sida. Ceci peut empêcher les gens
de recevLes Canadiens sont exhortés à confronter l'ostracisation
et la discrimination au sein de leurs communautés dans le cadre
de la lutte mondiale contre le VIH/sida
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Le
Sida en quelques mots:
Proposée
à l'approbation du corps médical par AIDES et Médecin
du Monde.
Le
SIDA est une maladie et symptômes de notre époque. En dépit
de son actuelle gravité, en dépit de l'absence momentanée
de tout traitement efficace, et au-delà des réactions médiatiques,
politiques ou simplement humaines que la peur suscite, le SIDA reste une
maladie semblable à d'autre que la médecine a déjà
maîtrisées et qu'elle maîtrisera.
En
dehors des rapports sexuels et de la transmission par la voie sanguine,
les malades ne représentent aucun risque de contagion.
L'information
et l'éducation du public sont actuellement les conditions nécessaires
à l'acquisition par chacun des gestes de prévention seuls
susceptibles d'enrayer l'épidémie. Elles sont donc garantes
de la santé et de la liberté des populations.
Cette
situation impose une sagesse, exige le respect scrupuleux d'une éthique,
dicte des impératifs.
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La
prévention, des gestes simples:
La
prévention contre le Sida nous concerne tous. Des gestes simples
sont indispensables chez les hétérosexuels comme chez les
homosexuels. Le port du préservatif peut seul vous garantir contre
cette maladie ; il ne faut donc y renoncer que dans le cadre d'une relation
absolument fidèle où les deux partenaires ont pratiqué
le test de dépistage et ainsi vérifié qu'ils ne sont
pas séropositifs ni l'un ni l'autre. Plus que jamais, il faut rappeler
cette évidence : le sida tue, et seul le préservatif protège.
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"Dépistage:"
Comment
savoir si on est atteint par le virus du SIDA ?
Désormais,
on peut dépister la présence du virus dès le 15ème
jour après la prise du risque. Cependant, ce ne sera que trois mois
après la situation à risque qu'un dernier test permettra
de savoir avec certitude que l'on n'est pas atteint par le virus du VIH.
En attendant, il faudra se protéger et protéger son ou ses
partenaire(s).
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"La
démarche du dépistage:"
Vous
voulez savoir si vous êtes ou non contaminé(e) par le VIH
:
-
Vous pensez avoir pris un risque, vous êtes inquiet;
-
Vous et votre partenaire vivez une relation stable et vous voulez abandonner
l'usage du préservatif ;
-
Vous envisagez une grossesse
Dans
toutes ces situations, il est important de consulter au plus vite un médecin.
Celui-ci vous écoutera, répondra à vos demandes d'information,
vous conseillera et vous prescrira si nécessaire un test.
-
Vous avez été exposé à un risque de contamination
par le VIH
-
Vous avez eu une relation sexuelles sans préservatif
-
Le
préservatif s' est déchiré ou à glissé
au cours d'un rapport
-
Vous avez partagé le matériel d'injection lors d'un usage
de drogue
-
Vous vous êtres blessé avec un objet souillé du sang
d'une autre personne
Dans
les heures suivantes:
Après
le risque se rendre dans les 48 heures aux urgences de l'hôpital.
Selon la situation, un traitement d'un mois, destiné à tenter
d'éviter une contamination par le VIH pourra vous êtres prescrit.
Il
y a moins de trois mois:
Consultez
vous médecin ou celui d'un centre de dépistage gratuit. Il
vous conseillera et vous prescrira un test si nécessaire.
Résultat
du test positif:
Vous
être séropositif ;
le
médecin examinera avec vous si c'est le moment de commencer un traitement.
Résultat
du test négatif:
On
ne peut pas encore vous assurer que vous être pas atteint ;
un
nouveau test devra être fait trois mois après la dernière
situation à risque.
Il
y a plus de trois mois:
Consultez
vous médecin ou celui d'un centre de dépistage gratuit. Il
vous conseillera et vous prescrira un test si nécessaire.
Résultat
du test positif Vous être séropositif ; le médecin
examinera avec vous si c'est le moment de commencer un traitement.
Résultat
du test négatif Vous être séronégatif ; le résultat
est certain si vous n'avez pas pris aucun risque depuis le test. En dehors
du couple, utilisez systématiquement le préservatif. .
Aujourd'hui,
les traitements anti-VIH modifient considérablement l'évolution
de l'infection par le VIH,
Dans
les heures qui suivent un risque de contamination :
Le
traitement d'urgence pour tenter d'éviter la contamination,
Dans
les jours qui suivent la contamination:
Le
traitement de la primo-infection pour contrôler rapidement le virus
et bloquer si possible l'évolution de l'infection sur le long terme.
En
quoi consiste le traitement d'urgence ?
Le
but du traitement d'urgence est d'agir dans les heures qui suivent l'entrée
du virus dans l'organisme pour que les médicaments empêchent
le virus de s'installer dans le corps. Le traitement d'urgence n'est pas
efficace à 100% mais permet d'éviter la contamination quatre
fois sur cinq.
Quand
?
Dans
les heures qui suivent l'entrée possible du VIH dans l'organisme.
Si
vous êtes confronté à un risque de contamination :
agissent
sans attendre !
Où
?
Téléphonez
à l'hôpital le plus proche. Si vous ne pouvez pas téléphoner,
allez directement au service des urgences. Le médecin évaluera
votre situation par rapport au risque pris et prescrira le traitement d'urgence
en cas de besoin. Vous pouvez également vous adresser à un
Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) ou appeler Sida Info
Service le plus près de chex-vous qui évaluera votre risque,
vous indiquera les lieux où ce traitement peut-être prescrit.
Quoi
?
Le
traitement d'urgence est une association de deux ou trois médicaments
anti-VIH. Après avoir débuté le traitement, il faut
se faire suivre soit dans un hôpital, soit par un médecin
spécialiste du VIH. Les médicaments peuvent entraîner
certains désagréments. Si c'est le cas, signalez-les à
votre médecin.
Pendant
combien de temps ?
Le
traitement doit être pris pendant quatre semaines.
Et
après ?
Plusieurs
tests de dépistage seront réalisés après l'arrêt
du traitement. Seul un test d'anticorps (Elisa) réalisé 3
mois après l'arrêt du traitement permet d'affirmer l'absence
de l'infection (si le résultat est négatif).
En
quoi consiste le traitement d'une primo-infection ?
Le
but du traitement d'une primo-infection est d'agir quelques jours à
quelques semaines après la contamination, pou tenter de ralentir
ou de bloquer l'évolution de l'infection.
Quand?
Dans
les jours ou semaines qui suivent une contamination, dès que l'infection
est dépistée à l'aide de test que l'infection est
dépistée à l'aide de test tels que l'antigénémie
(page 24) ou la charge virale (mesure de la présence de VIHdans
le sang) ou des tests anticorps.
Où
?
Le
dépistage peut être prescrit par tous les médecins,
(le test est rembousé à 100% par la Sécurité
Sociale), ou être effectué dans un Centre de Dépistage
Anonyme et Gratuit (CDAG).
Vous
pouvez vous renseigner auprès de Sida Info
Quoi
?
Généralement,
le traitement d'une primo-infection est une association de trois (parfois
plus) médicament anti-VIH. Vous pouvez vous concerter avec le médecin
sur le choix des médicaments qui s'intègreront le plus facilement
possible dans votre vie quotidienne.
Pendant
combien de temps ?
Aujourd'hui,
le traitement de primo-infection est un traitement à vie : si on
l'interrompt après plusieurs mois, le virus peut récidiver
actif et l'infection va reprendre. On ne sait pas encore si le traitement
commencé au cours d'une primo-infection peut être allégé
ou arrêté après plusieurs années.
Si
la primo-infection est passée, quand faut-il commencer un traitement
?
S'il
n'y a pas eu de traitement au moment de la primo-infection, le suivi médical
et les examens de sang permettent de savoir quand il devient utile d'en
commencer un pour aider l'organisme à lutter contre le VIH.
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Sida :
Syndrome immuno-déficitaire acquis:
Maladie grave caractérisée par l'affaiblissement, puis par la destruction du système immunitaire de l'organisme à la suite d'une infection par le virus d'immunodéficience humaine (HIV). La perte des fonctions immunitaires finit par entraîner l'apparition d'un syndrome clinique (ensemble des troubles qui caractérisent une maladie) et provoquer la mort par des infections opportunistes ou des cancers. Les individus infectés par le HIV perdent peu à peu un certain type de cellules immunitaires (appelées lymphocytes T de type CD4) et leurs fonctions immunitaires, de sorte qu'ils deviennent vulnérables à toutes sortes d'infections, telles que la pneumonie, les mycoses et autres affections banales.
Les
mécanismes par lesquels le HIV provoque l'immunodéficience
sont encore incomplètement compris. L'apparition du sida demande
généralement de six à dix ans à partir du moment
de l'infection. Au début des années 1980, des décès
causés par des infections opportunistes, connues jusque-là
surtout chez des individus ayant subi une transplantation d'organe et traités
aux immunosuppresseurs pour éviter le rejet de l'organe transplanté,
furent observés chez des hommes homosexuels apparemment en bonne
santé. En 1983, Luc Montagnier et son équipe de l'Institut
Pasteur de Paris isolèrent, à partir de ganglions lymphatiques,
ce qui se révéla être un nouveau rétrovirus
humain. Un peu plus tard, l'équipe de Robert Gallo au National Cancer
Institute (NCI) et celle de Jay Levy à l'université de Californie
à San Francisco isolèrent un rétrovirus sur des patients
atteints du sida et des personnes en contact avec des malades. Les trois
équipes isolèrent ce que l'on appelle maintenant le HIV,
l'agent étiologique du sida. Un second virus du sida humain (HIV-2)
sera découvert trois ans plus tard par l'équipe de l'Institut
Pasteur.
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Nature
de la maladie:
Progression
clinique du sida:
La progression de la maladie, depuis le moment de l'infection par le HIV jusqu'à l'apparition des affections cliniques qui définissent le sida, peut prendre de six à dix ans ou plus. Cette progression peut être suivie à l'aide de marqueurs de substitution, des données de laboratoire qui sont corrélées à la progression de la maladie, ou de points d'aboutissement cliniques, des maladies associées à un sida plus avancé. Les marqueurs de substitution pour les divers stades de la maladie causée par le HIV comprennent la perte progressive des lymphocytes T de type CD4 (les globules blancs du sang qui sont le plus touchés par l'infection par le HIV). En général, plus les numérations de lymphocytes T-CD4 sont basses chez un patient, plus l'immunodéficience est avancée. La quantité de HIV circulant dans le sang est un autre marqueur de substitution. De nouvelles techniques de détection très sensibles permettent d'établir la corrélation entre, d'une part, les quantités de HIV dans le sang et, d'autre part, le stade clinique de la maladie et la réponse au traitement antiviral. Chez un individu infecté, la réponse immunitaire au virus (la capacité de produire des anticorps contre les protéines du HIV) peut également être employée pour déterminer la progression du sida. Cependant, ce dernier marqueur est moins précis en phase de sida avancé, en raison de la perte généralisée des fonctions immunitaires.
La progression de la maladie chez les individus infectés par le HIV a été bien définie. Une à trois semaines après l'infection, la plupart des individus ressentent des symptômes non spécifiques ressemblant à ceux de la grippe (fièvre, céphalée, éruptions cutanées, ganglions lymphatiques douloureux et malaise général) qui durent environ une à deux semaines. Au cours de cette phase, appelée syndrome rétroviral aigu, le HIV se reproduit en grandes quantités. Il circule alors dans le sang et établit des points d'infection dans tout l'organisme et, en particulier, dans les ganglions lymphatiques. Les numérations des CD4 du patient chutent rapidement puis reviennent presque à la normale lorsque son système immunitaire répond à l'infection et limite la réplication et la dissémination du HIV.
Les individus entrent alors dans une phase asymptomatique prolongée qui peut durer dix ans ou plus. Au cours de cette période, les individus affectés sont en bonne santé, avec des numérations de CD4 dans la gamme normale-basse (750-500 cellules par mm3). Le HIV continue à se répliquer pendant la phase asymptomatique. Bien qu'il soit maintenu à des niveaux bas, il détruit progressivement le système immunitaire. Les patients entrent alors dans la phase symptomatique précoce. Cette phase peut durer de quelques mois à plusieurs années et elle est caractérisée par une chute rapide des numérations des lymphocytes T-CD4 (500-200 cellules par mm3) et par des infections opportunistes qui ne menacent pas la vie du malade. Après cette phase, une destruction plus sévère du système immunitaire provoque l'apparition de la grave maladie qui caractérise la phase symptomatique tardive. Une phase qui peut, elle aussi, durer de quelques mois à plusieurs années. Il n'est pas rare que les patients aient à ce moment des numérations de CD4 inférieures à 200 et qu'ils subissent du coup d'autres infections opportunistes caractéristiques du sida. Un syndrome d'atrophie avec perte progressive de poids et fatigue extrême s'observe chez de nombreux patients ayant atteint cette phase. Le système immunitaire est maintenant en état d'insuffisance grave et les patients finissent par entrer dans la phase de sida avancé dans laquelle la numération des CD4 est inférieure à 50. La mort par infections opportunistes et par cancer survient en un an ou deux.
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Maladies
opportunistes:
La mort par le sida est généralement causée non par l'infection par le HIV proprement dite, mais par les infections opportunistes. Ces infections se produisent lorsque le système immunitaire n'est plus capable de protéger l'organisme contre les agents qui se trouvent normalement dans l'environnement. L'apparition de n'importe laquelle des vingt-cinq infections opportunistes différentes, appelées maladies définissant le sida, permet le diagnostic clinique du sida chez les individus séropositifs.
L'infection opportuniste la plus fréquente associée au sida est la pneumonie par Pneumocystis carinii causée par un champignon qui existe dans les voies aériennes de tous les individus. On remarque, en outre, associées au sida, des pneumonies bactériennes (dues à plusieurs types de bactéries dont Streptococcus et Haemophilus) et la tuberculose (infection respiratoire bactérienne causée par Mycobacterium tuberculosis). Au cours de la phase tardive du sida, la dissémination de l'infection par Mycobacterium avium peut provoquer fièvre, perte de poids, anémie et diarrhée. On trouve aussi des symptômes associés à certaines infections bactériennes du tube digestif (dues à Salmonella, Campylobacter, Shigella ou d'autres bactéries).
À côté de la pneumonie par P. carinii, d'autres infections fongiques ou mycoses sont fréquemment observées chez les patients. La candidose orale ou muguet (infection de la bouche par le champignon Candida) survient au début de la phase symptomatique chez un grand nombre de patients. Parmi les autres mycoses, on note les infections par des espèces de Cryptococcus qui provoquent des méningites chez jusqu'à 13 p. 100 des patients. Des histoplasmoses dues à Histoplasma capsulatum affectent jusqu'à 10 p. 100 des patients et causent une perte de poids, de la fièvre et des complications respiratoires, ainsi que de graves complications au niveau du système nerveux central, y compris des formes de démence, si l'infection atteint le cerveau.
Les infections opportunistes virales, spécialement par des membres de la famille des virus de l'herpès, sont fréquentes. L'un des membres de cette famille, le cytomégalovirus (CMV), infecte la rétine et peut causer la cécité. Un autre virus de la même famille, le virus Epstein-Barr, peut entraîner la transformation cancéreuse des globules sanguins. Les infections par les virus herpétiques de type 1 et 2 peuvent provoquer des lésions orales et périanales évolutives.
De
nombreux malades du sida développent des cancers, dont les plus
communs sont le sarcome de Kaposi et le lymphome malin (ou hématosarcome)
à cellules B. Le sarcome de Kaposi est un cancer des vaisseaux sanguins
qui provoque des lésions cutanées pourpres pouvant s'étendre
aux organes internes et provoquer la mort.
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La
cause du sida:
Le virus de l'immunodéficience humaine (HIV):
Il est reconnu que l'agent étiologique du sida est le HIV, un rétrovirus humain. Le HIV est un virus à enveloppe, ce qui signifie que le matériel génétique viral est entouré par une membrane lipidique empruntée à la cellule dont il provient. Le virus présente sur cette membrane une série de molécules particulières dont notamment une glycoprotéine appelée gp120. Elle reconnaît spécifiquement, à la surface des lymphocytes humains, la molécule CD4 (molécule impliquée dans les interactions immunitaires) et se lie à elle. L'interaction gp120-CD4 permet au HIV de fusionner avec les lymphocytes et de les infecter. Par la suite, le virus va se répliquer en un grand nombre d'exemplaires dans la cellule et la tuer.
Toute cellule humaine qui exprime à sa surface la molécule CD4 est une cible potentielle pour le HIV, mais c'est une classe spécifique de globules blancs appelés lymphocytes T auxiliaires qui est tout spécialement infectée, car ces cellules expriment la molécule CD4 en grandes quantités (on les appelle lymphocytes T-CD4). La réplication du HIV dans les lymphocytes T-CD4 peut les tuer de façon directe, mais ces cellules peuvent également être tuées ou rendues non fonctionnelles par des moyens indirects, même sans avoir jamais été infectées par le HIV. Les lymphocytes T-CD4 ont une importance vitale pour le système immunitaire car ils aident les autres types de cellules immunitaires à répondre aux invasions d'organismes étrangers. Lorsque les lymphocytes T-CD4 sont spécifiquement pris pour cible et détruits par le HIV (ce qui est un trait caractéristique du sida), la réponse immunitaire est désorganisée. Une défaillance généralisée du système immunitaire se produit, ce qui laisse la voie libre aux infections opportunistes et aux cancers qui caractérisent le tableau clinique du sida.
Tandis
qu'il est généralement admis que le HIV est bien le virus
qui provoque le sida et que sa réplication peut tuer directement
les lymphocytes T-CD4, la grande variabilité de la durée
de la progression chez les différents patients a fait supposer l'existence
d'autres cofacteurs, capables d'influer sur le cours de la maladie. La
nature exacte de ces cofacteurs reste incertaine, mais ne met pas en doute
le fait que le HIV doit obligatoirement être présent pour
que le sida apparaisse.
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Accidents
et défaillances
Il
peut arriver des accidents et des défaillances dans les pratiques
de prévention:
-
Relation sexuelle sans avoir pu utiliser le préservatif,
-
Rupture du préservatif
-
Piqûre ou coupure accidentelles avec un matériel non stérilisé
ayant déjà servi.
Il
faut alors sans délai aller aux urgences de l'hôpital. Un
médecin examinera avec vous la situation et vous conseillera. Selon
ce que vous savez de votre partenaire et ce qui s'est passé, un
traitement précoce destiné à prévenir l'infection
pourra être envisagé.
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Modes
de transmission,
Le HIV est transmis par contact homo ou hétérosexuel avec une personne infectée, ce qui représente la majorité des transmissions. Présent dans les sécrétions sexuelles des hommes comme des femmes, le HIV pénètre dans le sang du partenaire non infecté par les petits vaisseaux sanguins mis "!à vif!" au cours des rapports sexuels. Le HIV est également transmis par l'échange de seringues ou d'aiguilles, pratique courante chez les personnes qui utilisent des drogues intraveineuses et qui se traduit par une exposition directe au sang d'un individu infecté. La transmission du HIV par transfusion de sang ou de facteurs de coagulation est maintenant extrêmement rare (moins de 1 cas sur 100 000) grâce aux tests de dépistage systématique du HIV utilisés dans toutes les banques de sang. Le HIV peut également être transmis par une mère infectée à son enfant (avant la naissance ou au cours de l'allaitement) : 30 p. 100 des enfants nés de mères infectées par le HIV sont eux-mêmes infectés.
Bien
que les modes de transmission du HIV soient maintenant bien répertoriés,
le public continue à craindre qu'il n'y en ait d'autres. Il n'existe
cependant aucune preuve que le HIV puisse être transmis d'une autre
façon (par l'air ou par les piqûres d'insectes!?). En fait,
le HIV est un virus très fragile et il ne survit pas longtemps lorsqu'il
est exposé à l'environnement. Il n'existe aucune preuve de
transmission du HIV par des contacts sociaux habituels, ni même par
un baiser donné à un individu infecté. Cependant,
il faut éviter les pratiques qui augmentent le risque de contact
avec le sang, par exemple partager brosses à dents ou lames de rasoir.
On a également craint la transmission par le personnel médical
infecté, surtout à la suite d'un cas de transmission du virus
par un dentiste à plusieurs de ses patients. Il semble maintenant
qu'il s'agisse là d'un cas extrêmement rare et isolé
et que, en général, les professionnels de santé infectés
ne font pas courir de risque à leurs patients. Il n'y a aucun risque
d'infection par le HIV lorsque l'on donne son sang.
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Comment
éviter d'être contaminé par le virus du SIDA ?
Lors
des relations sexuelles :
Le
préservatif est le seul moyen de se protéger lors de rapports
sexuels. Son efficacité est prouvée lorsqu'il est bien utilisé.
Un préservatif ne doit servir qu'une seule fois. Il est important
de bien respecter le mode d'emploi. En cas de pénétration
anale, l'application d'un lubrifiant à base d'eau (gel) permet de
diminuer les risques de rupture du préservatif. Les préservatifs
s'achètent dans les pharmacies, les supermarchés, dans certains
bars-tabac, dans des distributeurs automatiques. - Lorsqu'on se sert d'aiguille
ou d'une seringue : -Utiliser son propre matériel, si on est usager
de drogues par voie intraveineuse : ne pas partager ni aiguille, ni seringue,
ni cuillère, ni eau, ni produit, ni filtre. - Une seringue ne doit
servir qu'une fois. -Les seringues et les aiguilles sont en vente libre
en pharmacie. Le Stéribox contient deux seringues jetables, deux
flacons d'eau pour préparation injectable, deux tampons alcoolisés
et un préservatif.
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Actions
de prévention:
Considérée à l'origine comme un objectif à court terme, la mise au point d'un vaccin préventif efficace contre l'infection par le HIV demandera sans doute encore de nombreuses années. Les efforts de prévention portent donc sur l'éducation de la population concernant les voies clairement identifiées de transmission du virus et les mesures personnelles qui réduisent les risques d'infection. Les campagnes recommandent de toujours prendre des précautions lors des rapports sexuels, même avec des partenaires de longue date ou entre partenaires ayant tous deux le sida, et d'utiliser des préservatifs imperméables et résistants durant les rapports. Des programmes déconseillant formellement les échanges de seringues ont été lancés pour diminuer le risque de transmission du HIV entre toxicomanes. Les campagnes (affichage, radio, télévision) pour des rapports sexuels sans risque sont principalement assurées en France par le Comité français d'éducation pour la santé (CFES) qui dépend du ministère de la Santé. Ces campagnes couvrent toutes les tranches d'âge présentant un risque et ciblent aussi bien les hétérosexuels, les homosexuels que les toxicomanes.
Des règles strictes, en particulier le port de vêtements protecteurs et la désinfection des instruments, réduisent le risque de transmission à la fois aux patients et au personnel médical. Le dépistage systématique à l'échelle nationale du HIV dans les stocks de sang a fortement réduit le risque d'une infection par transfusion ou injection de produits sanguins. Cette réussite mise à part, les autres efforts de prévention n'ont eu qu'un succès limité. Le HIV continue de se répandre dans certains pays, par exemple en Afrique de l'Est où les hôpitaux continuent d'utiliser la même aiguille pour plusieurs patients. L'abandon de pratiques sexuelles à haut risque (partenaires multiples) et l'emploi de préservatifs sont encore loin d'avoir été acceptés, même dans les pays où le sida est le plus répandu.
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Questions
sociales:
Beaucoup considèrent que l'infection par le HIV et le sida sont totalement évitables!; les voies de transmission du virus sont maintenant bien connues, mais une prévention complète de la transmission exigerait d'énormes changements dans des comportements sociaux profondément enracinés concernant la sexualité et la toxicomanie. De plus, les campagnes de prévention visant à promouvoir une meilleure connaissance de la sexualité par des discussions franches et à encourager l'utilisation de préservatifs se sont heurtées à l'opposition de certains groupes qui craignent qu'elles n'aboutissent à encourager la promiscuité sexuelle chez les jeunes adultes. Des projets de dépistage systématique, de notification des cas de séropositivité aux partenaires sexuels des personnes atteintes de même que les tests de dépistage systématique du HIV en cas de mariage et de grossesse ont vu le jour dans différents pays et ont été critiqués comme des atteintes à la vie privée. Dans de telles situations, la question de la liberté individuelle doit être pesée par rapport aux responsabilités de la société d'assurer la santé publique et de maîtriser la dissémination du HIV. De même, les programmes de dons de seringues pour éviter les échanges d'aiguilles ont été accusés de promouvoir la toxicomanie.
Les associations de lutte contre le sida jouent un rôle très important dans la médiatisation et la prise de conscience de la maladie.
De nombreux chercheurs spécialistes pensent que la biologie du HIV est encore insuffisamment connue. Ils recommandent de modifier les dépenses faites dans la lutte contre le sida, sans nécessairement les augmenter, pour favoriser la recherche fondamentale qui pourra amener un jour à la découverte de meilleurs traitements.
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