2 novembre 2011:
Journée des défunts
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Or "Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’'assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d'obtenir la sainteté- nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. catéchisme de l'Église Catholique :1030/1032.
"Une fois morts, nous ne
sommes plus que des histoires dans l'esprit d'autrui."
[Jim Harrison]
(Jean 12,24-28) Le grain
tombé en terre doit mourrir pour germer et porter du fruit. De même,
ma vie ne portera du fruit que si elle apprivoise la mort. Je me souviens,
devant le eigneur, des défunts qui m'ont montr. le chemin de la
vraie vie.
Le Jour des Morts (le 2
novembre) ne doit pas être confondu avec la Toussaint (le 1 novembre)qui
est une fête joyeuse. Elle marque le rassemblement de ceux qui sont
et de ceux qui ne sont plus, dans l'espérance qu'à la fin
des temps, les retrouvailles seront définitives. Cependant, parce
que la Toussaint est un jour férié, il est plus facile de
se rendre au cimetière ce jour-là. La tradition veut que,
le jour des morts, l'on se rende au cimetière et que l'on apporte
aux disparus de sa famille des fleurs.
La célébration
du 2 novembrenous invite à raviver notre espérance face à
la réalité mystérieuse de la mort
tout en priant pour nos
frères et sœurs défunts.
Nous te rendons grâce,
Père très saint,
car tu as permis que ceux-là
même qui nous avaient quittés, soient aujourd'hui, pour nous,
ceux qui nous rassemblent.
BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR
!
Nous nous rappelons que
ton Fils, par sa mort sur la croix,
a rassemblé toutes
les solitudes. Par sa vie qui a vaincu la mort, il nous assure que nous
vivrons.
BÉNI SOIS-TU, SEIGNEUR
!
Ouvre, Seigneur, à nos frères et sœurs défunts ta maison de lumière et de paix. C'est pour eux que nous avons célébré le sacrement de la Pâque où la vie l'emporte sur la mort pour les siècles des siècles. Amen !
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(voir:
prières pour les défunts)
La célébtration
d'aujourd'hui nous invite à raviver notre espérance face
à la réalité mystérieuse de la mort tour en
priant pour nos frères et soeurs défunts. Elle rapelle la
résurection de Jésus et la certitude de notre propre triomphe
sur le péché et la mort, dès maintenant et pour l'éternité.
Le Jour des morts, des trépassés.
L’homme ayant acquis la notion du temps. Il sait qu'il doit mourir : il naît et meurt, il croit alors à une vie après la vie biologique, à une survie a laquelle tout homme doit se préparer, pour laquelle il doit être prêt. Aussi éprouve t’il donc le besoin de donner un sens à sa vie, à sa mort, de prolonger sa vie après son trépas terrestre.
Les anciens ne parlaient pas, en effet de mort, mais de trépas... Il y a une différence fondamentale entre les deux termes.
Le trépas - tré = à travers, pas = passer à travers la mort, n'est pas la mort, fin de toute vie, pouvant être assimilé au néant, mais le passage vers une autre vie.
Ce jour-là, le Peuple de Dieu prie pour ses défunts, pour tous ceux qui sont décédés, mais qui peut-être, ne sont pas encore dans la gloire de Dieu. Ils ont été pécheurs - nous le sommes aussi - et parfois ont oublié d'aimer Jésus.
Dès les premiers
temps du christianisme,
la conviction s'est établie
que les vivants ont à prier pour les morts. Au moment de mourir,
sainte Monique, mère de saint Augustin, demandait à son fils
de se souvenir d'elle « à l'autel du Seigneur, partout où
tu seras ». Pendant le haut Moyen Âge, on célèbre
l'Office des morts à l'anniversaire du décès de la
personne. Et tous les puissants de ce monde, princes, rois, évêques,
demandent dans leur testament des prières pour le salut de leur
âme. En 998, saint Odilon, abbé de Cluny, demande à
tous les monastères dépendants de son abbaye de célébrer
un office le lendemain de la Toussaint pour « la mémoire de
tous ceux qui reposent dans le Christ ». Cet usage s'est répandu
à toute l'Eglise et y demeure aujourd'hui.
Ce jour là, les chrétiens sont invités à participer, si possible en assistant à la messe, à ce vaste mouvement de solidarité spirituelle. Les foules qui se pressent les 1er et 2 novembre dans les cimetières ne sont sans doute pas étrangères au message d'espérance de l'Eglise.
Entretenir les tombes de ses défunts, s'y recueillir une fois l'an est une tradition qui se perpétue. On pourrait trouver dommage que, du coup, la fête de la Toussaint se trouve reléguée à une triste évocation des disparus.
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Quelle est l'origine de la "Journée de prière pour les défunts" ?
Pour que la Toussaint, le 1er novembre, garde son caractère propre et qu'elle ne soit pas une journée des morts, le 1er novembre, instituée en France en 835, garde son caractère propre et qu'elle ne soit pas une journée des morts, Odilon abbé de Cluny, vers l'an 1000, impose à tous ses monastères la commémoration des défunts par une messe solennelle le 2 novembre.
Cette journée n'est
pas appelée Journée de prière pour les défunts,
mais "commémoraison" des défunts. A cette époque ou
la doctrine du purgatoire n'est pas encore élaborée comme
à la fin XIIème siècle, il s'agit plus de faire mémoire
des morts que de prier pour eux.
Au XVème siècle,
les dominicains inaugurèrent en Espagne l'usage de célébrer
trois messes en ce jour des morts. Le pape Benoît XV (+1922) a étendu
à toute l'Église la possibilité de célébrer
trois messes le 2 novembre en demandant de faire des prières pour
les morts de la guerre.
Visite au cimetière
C'est rare que l'on fasse
une visite au cimetière le 2 novembre qui est pourtant le jour des
morts. En effet ce n'est pas un jour férié en Europe. Cependant
quand le 2 novembre tombe un samedi ou un dimanche, on en profite pour
faire une visite au cimetière et dire une prière pour
les morts de sa famille. On fait habituellement la visite au cimetière
le premier novembre à la fête de la Toussaint qui est souvent
vécue comme le jour des morts plus que comme la fête des saints.
Beaucoup de paroisses envoient une lettre personnelle d'invitation aux familles qui ont participé aux obsèques d'un des leurs au cours de l'année.
Au moment de la prière universelle, on nomme les défunts de l'année et chaque famille peut apporter un cierge qu'elle allume au cierge pascal. C'est un geste symbolique de la foi en la résurrection des morts par la participation à la résurrection du Christ.
Pour que la Toussaint, le
1er novembre, instituée en France en 835, garde son caractère
propre et qu'elle ne soit pas une journée des morts, Odilon
abbé de Cluny, vers l'an 1000, impose à tous ses monastères
la commémoration des défunts par une messe solennelle le
2 novembre. Cette journée n'est pas appelée Journée
de prière pour les défunts, mais "commémoraison" des
défunts. A cette époque où la doctrine du purgatoire
n'est pas encore élaborée comme à la fin XIIème
siècle, il s'agit plus de faire mémoire des morts que de
prier pour eux.
Au XVème siècle,
les dominicains inaugurèrent en Espagne l'usage de célébrer
trois messes en ce jour. Le pape Benoît XV (+1922) a étendu
à toute l'Église la possibilité de célébrer
trois messes le 2 novembre en demandant de prier pour les nombreuses victimes
de la guerre.
"Citations"
Tous ceux qui ont vécu
là ne sont pas nés en même temps que moi. Et les morts
me disent : "Dépêche-toi de vivre !"
[Jules Renard]
La récompense des
grands hommes, c'est que, longtemps après leur mort, on n'est pas
bien sûr qu'ils soient morts.
[Jules Renard]
Commémoration de
tous les fidèles défunts
Pourquoi faut-il
prier pour les défunts ?
Nous prions pour nos défunts, car ils ont besoin d'une purification pour être pleinement avec Dieu. On se représente souvent le purgatoire comme un lieu de souffrance où les pécheurs restent un certain temps en punition de leurs péchés avant d'aller au ciel. Cette représentation d'une punition dans un lieu et dans un temps n'est pas bonne. Le terme purgatoire signifie que pour pouvoir rencontrer Dieu pleinement, l'homme pécheur a besoin d'une purification. C'est l'amour de Dieu qui nous purifie. Cette purification est éprouvante. Nous serons sauvés, mais comme à travers un feu, dit St Paul (1Co 3/15)
Notre prière peut
aider les défunts, dans leur épreuve de purification, en
vertu de ce qu'on appelle "la communion des saints". La communion des saints
c'est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés.
Il y a, dans le Christ, un lien mutuel et une solidarité entre les
vivants et les morts. La prière pour les défunts existait
déjà dans l'Ancien Testament : "Judas Macchabée fit
faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés
de leurs péchés (2 Mac 12/46)
Au fur et à mesure
que les souvenirs apparaissent, je pense que les morts étaient toujours
présents dans la
vie quotidienne.
Le jour des Rameaux (encore appelé Pâques à Buis), on allait déposer sur les tombes une petite branche de buis que le prêtre avait béni au cours de la messe.
Je me souviens qu'étant enfant, ma mère m'emmenait en promenade au cimetière où aucun membre de notre famille ne reposait et nous n'étions pas les seuls.
Je me rappelle aussi ses
protestations lorsqu'elle voyait que la Toussaint perdait son caractère
de fête d'église pour devenir une journée où
l'on se rendait au cimetière pour fleurir les tombes.
C'était le 2 novembre
qui était le "jour des morts".
C'est le nom que lui donnait
le très officiel "Almanach des P. et T.". (Aujourd'hui, il ne s'agit
plus des morts mais des "défunts").
La veille, la cloche avait
sonné lugubrement une grande partie de la nuit.
Le matin, le curé disait la messe et il se rendait ensuite au cimetière pour bénir les tombes.
Pour montrer l'intérêt
que l'on portait au Jour des morts, nous apportions une petite précision
qui se rapporte aux congés scolaires.
Autrefois, les vacances
des écoliers se limitaient aux "grandes vacances", août et
septembre, auxquelles s'ajoutaient dix jours à Pâques.
Mais il n'y avait pas "d'école"
(comme on le disait) le matin du 2 novembre, le matin seulement.
Notre livre de lecture contenait un passage de Lamartine qui commençait ainsi : "C'est aujourd'hui le 2 novembre, jour qu'on appelle à la campagne le Jour des morts..."
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Quelles sont les différents mots par lesquelles on désigne la fin de la vie et ceux qui sont mort ?
Le Trépas : évoque le passage à une autre vie; poétique et peu usité.
Le Décès : évoque le départ de la vie humaine. Selon m'étymologie "décéder" signifie s'en aller.
La Mort : présente
quelque chose d'affreux.
Contrairement au trépas
et au décès, la mort se dit aussi des animaux.
Le Jour des morts, des
trépassés.
Ce jour-là, le Peuple
de Dieu prie pour ses défunts, pour tous ceux qui sont décédés,
mais qui peut-être, ne sont pas encore dans la gloire de Dieu. Ils
ont été pécheurs - nous le sommes aussi -
et parfois ont oublié
d'aimer Jésus.
Ils traversent une épreuve
de purification avant d'entrer dans la gloire de Dieu.
Dans le Purgatoire , ils
attendent le pardon de Dieu.
Et c'est pour nous une
grande espérance de savoir que nos prières peuvent hâter
leur délivrance.
Les Trépassés
sont partis ailleurs
Les Défunts ont
achevé et accompli leur vie.
Les Morts ne sont
plus
Nous devons donc prier pour
eux, pour qu'ils aillent rapidement au paradis, dans le ciel.
A notre prière,
Dieu leur fera miséricorde. il leur pardonnera leurs péchés
comme Il a pardonné au
Bon larron de l’Évangile.
Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le Paradis Luc 23,43
Prions donc beaucoup pour
les défunts le Jour de la Toussaint, et le Jour des Morts,
pour tous les trépassés,
pour tous ceux qui nous sont chers.
Eux, en remerciement, prieront
pour nous le Seigneur dans le ciel.
Ne manquons pas de dire
chaque jour dans notre prière :
Miséricordieux Jésus, donnez-leur le repos éternel. Amen.
Soyons signes d'une communion
ecclésiale vécue entre vivants et trépassés.
Réflexion sur le
jour des défunts
Aussitôt après nous avoir invités à célébrer tous ceux qui ont atteint le bonheur de la possession de Dieu, l’Eglise nous remet devant les yeux ceux qui se trouvent dans l’au-delà et qui ne jouissent pas encore de ce bonheur. La fête de la Toussaint est inséparable de la commémoration des défunts. La première célébration est toute de joie; la seconde comporte un aspect de compassion envers ceux qui, étant passés par la mort, souffrent avant d’entrer dans la félicité céleste.
Ce qu’il y a de plus admirable, c’est que cette compassion peut être efficace. Nous avons le pouvoir d’aider, par notre prière, ceux qui ont un intense désir d’entrer pleinement dans l’intimité divine et éprouvent la peine de ne pas pouvoir satisfaire immédiatement ce désir. Il y a là une application extrême du principe de la communion des saints, c’est-à-dire de la solidarité qui fait bénéficier chaque homme de la sainteté de tous ses frères. En vertu de cette communion, nous pouvons contribuer à rendre les autres meilleurs, par le développement de la vie de la grâce en nous, par nos efforts de progrès moral et spirituel. La « communion » de sainteté s’étend jusque dans l’au-delà; la solidarité qui nous unit aux défunts franchit la séparation de la mort.
Nous savons fort peut de chose du sort de ces défunts que l’on décrit comme retenus au purgatoire. Nous nous représentons le purgatoire comme un lieu et nous ne pouvons pas faire autrement, car notre manière de penser sur la terre est liée à l’espace. En fait, le purgatoire est un état de purification. On comprend que l’entrée dans le bonheur céleste requiert des conditions de pureté, qui ne sont pas nécessairement remplies chez ceux qui ont obtenu le pardon de leurs fautes et sont sauvés. Au moment de la mort, quelqu’un peut être foncièrement orienté vers Dieu, dans l’ouverture à sa grâce et dans l’accueil de son pardon, mais ne pas se trouver dans des dispositions personnelles qui conviennent à la possession bienheureuse. Dans ce cas une période de purification est exigée.
Il ne semble pas que cette exigence résulte simplement du nombre de péchés commis ou de la culpabilité qui est impliquée. En effet, le récit évangélique nous fait comprendre que même un passé de nombreuses fautes n’est pas nécessairement un obstacle à l’entrée immédiate dans le bonheur céleste.
« En vérité, je te le dis, dès aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23, 46). Ces paroles sont adressées à un homme qui avait vécu dans la délinquance et qui se reconnaissait justement condamné à mort pour le mal commis. Sa conversion au, dernier moment, a été si profonde, si sincère, qu’elle lui a valu le paradis sans délai. C’est qu’en lui s’étaient formées des dispositions appropriées à la vie éternelle en compagnie du Christ.
Seul le Seigneur voit le fond des consciences et décide, dans chaque cas individuel, si l’âme est suffisamment pure et bien disposée pour recevoir le bonheur de la possession. Rien ne nous est révélé du jugement qui se produit à l’instant de la mort; nous ne pouvons donc pas savoir si un défunt est directement admis au ciel ou doit passer par un temps de purification. En raison de cette ignorance s’impose le devoir de prier pour tous les défunts, de demander pour eux l’accès au bonheur définitif. L’Eglise a toujours encouragé cette prière. En la favorisant, elle garantit son efficacité: la prière pour les âmes de l’au-delà n’a de sens et d’utilité que si elle leur apporte un secours, du moins si elle vient en aide aux défunts qui se trouvent dans un état de souffrance purificatrice. A bon droit on a reconnu dans cette attitude de l’Eglise un signe de l’existence même du purgatoire.
La prière pour les défunts est un témoignage de l’affection que nous leur portons. Il y a certes d’autres signes d’affection; les fleurs qui envahissent les cimetières manifestent l’attachement des vivants à ceux qui les ont quittés. Mais l’amour le plus lucide et le plus efficace se traduit par la prière à l’intention de ceux qui souffrent. Cet amour est animé par l’esprit de foi. Il s’agit de croire à l’effet de la prière, effet impossible à constater. Il suffit de réfléchir quelque peu pour se rendre compte que les défunts désirent par-dessus tout recevoir une aide effective, qui leur permette d’entrer le plus tôt possible dans la communauté heureuse des élus.
Cette aide, comment pourrions-nous
la refuser? Nous pouvons la fournir par notre prière et par l’offrande
de tout ce qui dans notre vie plaît au Seigneur. Plus particulièrement
à ceux que nous avons aimés sur la terre, nous pouvons faire
parvenir l’hommage d’un amour qui demeure, et rendre le service qu’ils
attendent de nous.
"Traditions bouddhistes"
En Chine
La fête de Qing Ming,
Qingmingjie, au début du mois d'avril, est essentiellement consacrée
à la visite et au nettoyage des tombes familiales.
La fête des fantômes,
Zhongyuanjie, le 15e jour du septième mois lunaire, est pour sa
part consacrée aux "esprits orphelins et fantômes sauvages",
auxquels sont offerts des repas réconfortants et des cérémonies
pour leur délivrance.
Au Népal
Lors de la fête népalaise
de Gai Jatra (« fête des vaches »), chaque famille qui
a perdu un de ses membres l'année précédente construit
un « gai » constitué de branches de bambou, de décorations
en papier, de vêtements et de portraits du défunt.
En Corée
Lors de Chuseok, la fête
des récoltes, le quinzième jour du huitième mois du
calendrier lunaire coréen, les familles retournent sur la terre
de leurs ancêtres et célèbrent une messe anniversaire
en leur honneur.
Au Japon
Le festival O-Bon a lieu
du 13 au 15 juillet dans la partie orientale du Japon et du 13 au 15 août
dans la partie occidentale.
"Traditions d'origine précolombienne"
Jour des morts (Mexique).
Tête de mort en sucre
Au Mexique, lors du Día
de Muertos, cette visite rituelle est très festive, avec des offrandes
de bonbons, de têtes de mort en sucre ou de tequila. Les Mexicains
vont dans les cimetières, mangent sur les tombes, dansent, chantent.
Ce n'est pas un jour triste pour eux. Ils confectionnent des autels dans
leurs maisons et mettent des bougies dans leurs habitations pour montrer
aux morts quel chemin il faut suivre.
"Traditions chrétiennes"
Dans la tradition chrétienne,
le 2 novembre correspond à une célébration des morts
par des messes, en particulier pour les défunts de l'année
écoulée. La messe a une valeur de purification des péchés
véniels pour atteindre la vision béatifique.
"Origines païennes"
Cet article ou cette section
est sujet à caution car il ne cite pas suffisamment ses sources.
(date inconnue)
Pour rendre l'article vérifiable,
signalez les passages sans source avec {{Référence nécessaire}}
et liez les informations aux sources avec les notes de bas de page. (modifier
l'article)Cette fête est un rituel païen, survivance de rites
plus anciens dont le plus célèbre est Samain, fête
celtique célébrée à la même époque
de l'année mais qui avait disparu avec la religion druidique. Ce
rituel païen fut graduellement incorporé aux habitudes de l'Église.
Les fêtes se déroulaient uniquement dans des emplacements
prévus à cet effet. Par exemple, la "Plaza del Pais", qui
est la place centrale de la ville de Moska, a accueilli plus d'une centaine
de fêtes païennes.
Ce rituel païen a
un rapport avec les mythologies de tous les peuples anciens, elles-mêmes
reliées aux événements du déluge. Cet événement
est célébré non seulement par des peuples plus ou
moins liés entre eux, mais par d'autres qui sont séparés
par un océan et par les siècles. Toutes ces nations célèbrent
cette fête le même jour où, selon le récit de
Moïse, le déluge commença, à savoir le 17e jour
du second mois, période qui correspond au début de notre
mois de novembre.[réf. nécessaire]
Cette fête, célébrée
par les païens qui rejetaient Dieu, débutait par une cérémonie
honorant la mémoire des âmes que Dieu détruisit aux
jours de Noé en raison de leur méchanceté.
"Traditions catholiques"
Photographie d'un cimetière
en Pologne, lors de la Toussaint.
Pour l'Église catholique
romaine, le 2 novembre est le jour de la commémoration des fidèles
défunts. Dans les pays catholiques, ce jour est traditionnellement
consacré à une visite familiale au cimetière et à
l'entretien des tombes. Dans de nombreux pays catholiques, les gens croient
que les morts reviennent cette nuit-là et partagent la nourriture
des vivants.
En France
En France, ce jour est
le 2 novembre dans les faits, mais le 2 novembre n'est pas un jour férié,
alors que le 1er novembre (jour de la Toussaint) en est un. C'est donc
plutôt le 1er novembre que les Français consacrent à
la visite des tombes de leurs proches, d'où une confusion fréquente
entre la Toussaint et la commémoration des défunts. Il est
courant de fleurir la tombe avec un pot de chrysanthèmes, la fleur
la plus achetée ce jour-là.
Pourquoi célébrons-nous
le jour des défunts ?
L’homme est ainsi fait que depuis les temps les plus anciens il a besoin de se souvenir, de faire mémoire des moments importants de sa vie. Ce sont comme des balises, des points de repère qui jalonnent ses joies et ses peines. En arrêtant sa pensée aux souvenirs de ce qui fut, l’homme se situe aujourd’hui, pour vivre demain. Le temps du souvenir et de la mémoire est un temps précieux qu’il peut mettre à profit pour se situer intérieurement et spirituellement.
La mort des êtres que nous aimions marque aussi dans nos vies des étapes dans le déroulement de nos jours. Et nous avons besoin de nous souvenir.
Si le souvenir est un moment important, la méditation et la prière le sont tout autant...
Oui, et peut être
particulièrement lorsque nous nous déplaçons dans
les cimetières. Nous manifestons notre attachement à ceux
qui ont laissé une trace dans nos vies.
En ces lieux de recueillement
et de souvenir, ce sont nos pensées, les images d’un temps partagé
qui reviennent en mémoire. En nous rendant sur la tombe de nos défunts
nous nous rappelons la vie avec ceux que nous aimions et nous pouvons en
faire une prière d’action de grâce.
Et quand la foi nous fait chercher et trouver l’espérance, nous nous rappelons aussi la vie nouvelle que le Christ a promise à tout homme de bonne volonté. Nous confions nos défunts à Dieu dans l’espérance qu’ils aient trouvé la paix et qu’un jour tous nous ressusciterons.
Le lieu de la sépulture est un lieu de mémoire où certains viendront honorer leurs défunts et prier pour eux dans l’attente de la résurrection. D’autres auront ces mêmes intentions en participant seulement à l’Eucharistie qui sera célébrée dans chaque paroisse aujourd’hui.
Jean-Paul II disait :
« En priant pour
les morts, l’Eglise contemple avant tout le mystère de la résurrection
du Christ qui, par sa croix nous obtient le salut et la vie éternelle
».
« J’encourage les
catholiques à prier avec ferveur pour les défunts pour ceux
de leurs familles et pour tous nos frères et sœurs qui sont morts,
afin qu’ils obtiennent le pardon et qu’ils entendent l’appel du Seigneur
».
Le cimetière où
reposent tant des nôtres et des autres nous invite à nous
rappeler que nous sommes de passage sur cette Terre.
Peut-être à
méditer sur ce que Dieu attend de nous !
Teilhard de Chardin a écrit
: « Ne cherchez pas en arrière ceux qui sont partis… Ils ne
sont plus là. Ils ne vous attendent plus là. C’est en avant
qu’il faut les chercher, dans la construction d’une vie renouvelée…
»
Pour vous que représente
le cimetière ?
Pour moi, c’est un lieu
de messages :
Message des vivants à ceux qui les ont quittés, message d’un amour qui est toujours là en eux, même si à travers le temps l’amour s’est transformé.
Message de la vie pour ceux qui ont à découvrir qu’au delà de la peine de la séparation, ils ont à continuer ce que d’autres ont semé avant eux.
Message de la découverte qu’en donnant de soi même aux autres, notre vie trouve déjà les bribes de la plénitude qui nous attend, lorsque viendra pour nous, le temps de la rencontre avec le Christ qui s’est donné à nous pour nous montrer le chemin.
Après les premiers
mois d’un deuil, le cimetière ne devrait donc plus être un
lieu de tristesse, mais le lieu où nous pouvons nous souvenir que
nous avons quelque chose à construire dans nos vies de tous les
jours. Que le meilleur de ce qui nous a été donné,
il nous appartient de le transformer et de le transmettre sans attendre.
C’est quelque chose de cela que Dieu attend de nous. Que nous n’attendions
pas le Royaume éternel pour construire un monde plus juste, plus
fraternel, mais que dès aujourd’hui avec le meilleur de ce que nous
ont laissé ceux qui sont partis avant nous, nous soyons des artisans
de paix et des hommes et des femmes attentifs à la vie des vivants.
Historique :
Le plus souvent, un amalgame
est fait entre la fête de tous les saints et le jour de prière
pour les défunts. Depuis le XIXe siècle, il est de tradition
de fleurir les tombes à la Toussaint, jour férié propice
aux déplacements pour se recueillir en souvenir des personnes aimées
et disparues. Manière d'honorer la mémoire des défunts
de nos familles, de renouer des liens avec ceux qui nous ont précédés.
Mais comment ne pas faire de confusion entre le 1er et le 2 novembre ?
En premier lieu, il faut
savoir que la fête de la Toussaint et la commémoration des
morts, le jour suivant, ne tirent pas leur origine des textes bibliques.
La Toussaint fut instituée par l'Église entre le IVe et le
IXe siècle, en réponse à la situation de l'époque
: en effet, après les persécutions, l'Église a voulu
se souvenir de tous ceux qui ont offert leur vie à cause de leur
foi chrétienne. Une fête de tous les martyrs a donc été
instituée à Antioche, en Orient, le 13 mai, à partir
du IVe siècle. Au VIe siècle, cette fête s'est diffusée
à Rome, à l'occasion de la transformation du Panthéon,
temple païen consacré à tous les dieux, en une église
dédiée à tous les martyrs, sous le nom de Sainte-Marie-des-Martyrs.
Vers 830, le pape Grégoire
IV transféra cette fête au 1er novembre et retendit à
«
tous les saints », c'est-à-dire à l'ensemble des personnes
que l'Église reconnaît pour leur vie exemplaire et proche
de Dieu. Depuis lors, cette date s'est maintenue.
La commémoration
des fidèles défunts est un héritage de la lecture,
dans les monastères, du « rouleau des défunts »,
mémento où l'on rappelle le nom des frères défunts
d'une abbaye ou d'un ordre afin de solliciter la miséricorde de
Dieu pour ceux qui ne participent « pas encore » pleinement
à sa vie, à sa béatitude.
En 1031, l'abbé
Odilon a ordonné la célébration d'une « messe
solennelle pour les morts qui dorment en Christ » dans tous les monastères
de l'ordre de Cluny. L'Église ayant approuvé cette décision,
une journée spéciale de commémoration des défunts
a donc été instituée au lendemain de la Toussaint,
le 2 novembre. Elle s'est 1 généralisée et a été
officialisée au XIe siècle.
Lors de la liturgie de
l'Eucharistie (messe), ces deux événements, clairement distincts,
sont soulignés dans chaque
prière eucharistique
après la consécration du pain et du vin. La Toussaint est
une fête joyeuse, qui témoigne de l'espérance chrétienne
devant la mort ; les croyants reconnaissent qu'ils sont appelés
à ressusciter un jour avec le Christ. Les chrétiens sont
ainsi associés à sa résurrection et au bonheur éternel
promis.
Lors de la Fête de
la Toussaint, est lu le message des Béatitudes (Matthieu 5,1-12)
qui a été vécu par tous les saints reconnus officiellement
par l'Église (canonisés) et les saints anonymes qui ont répondu
à l'appel du Seigneur.
Par ailleurs, le 2 novembre,
ou le dimanche qui suit, dans toutes les paroisses, les noms des défunts
dont les obsèques ont été célébrées
au cours de l'année, sont rappelés.
Une question délicate
Établir la différence
entre Toussaint et fête des morts, nécessite beaucoup de pédagogie.
En effet, les fidèles ont souvent une vision floue de ce qui se
passe après la mort. Pour eux, le défunt s'en va tout simplement
vers Dieu. Sans contredire cette affirmation, je ne renonce jamais à
rappeler la distinction que l'Église établit entre les deux
dates : le 1er novembre fête tous ceux dont on a la certitude qu'ils
sont dans la gloire de Dieu. Le lendemain est dédié aux défunts
qui empruntent un chemin de purification vers la grâce. J'adresse
systématiquement aux familles touchées par un deuil au cours
de l'année écoulée une invitation à venir prier
le 2 novembre. Ce jour-là, nous nous rendons au cimetière,
où je cite le nom de chacun des défunts. Le soir, une célébration
prolonge la prière. Je souligne combien cette prière pour
les morts est une prière utile, séculaire, hors du temps
: on y demande que le défunt soit introduit dans la gloire de Dieu.
Les personnes conviées sont toujours sensibles à l'attention
que
l'Église leur porte. L'idéal serait de maintenir le contact
avec ces familles en deuil. - Michel Plagniol, Prêtre à Gigean
(Hérault)
Faire preuve de pédagogie
La distinction que l'Église
établit entre les défunts qui accèdent directement
à la lumière de Dieu et ceux qui n'y accèdent qu'après
un temps de purification n'est pas toujours bien perçue par les
proches. « Mais alors, qu'advient-il de mon père, de ma sœur
? » Dans ces moments difficiles, comment proposer une parole d'espérance
? Première bonne nouvelle : la foule des saints à l'honneur
le 1er novembre ne se limite pas aux saints canonisés, « labellisés
». Ces saints, innombrables, sont présents jusque dans notre
entourage ! Deuxième bonne nouvelle : pour les chrétiens,
qui placent leur espérance dans la résurrection, tout ne
prend pas fin avec la mort. La purification se poursuit et Dieu continue
d'agir pour les hommes. Toute mort est donc une naissance à la vie
éternelle, que nous soyons directement ou indirectement sanctifiés.
C'est pourquoi la « fête des morts » du 2 novembre est
si intimement liée à la Toussaint. Chaque année, beaucoup
de gens viennent la célébrer. Lorsqu'ils entendent le nom
de leur défunt, les proches apportent un lumignon devant l'autel.
L'atmosphère est à l'apaisement. Pour les participants qui
se sont éloignés de l'Église, plus nombreux qu'à
la Toussaint, il faut être pédagogue. Le lien avec le Christ
ressuscité n'est pas toujours facile à établir.
Sens de la journée
du 2 novembre
Le 2 novembre est à la fois une journée de commémoraison et une journée d'intercession. On pense à tous ceux qui nous ont quittés et qu'on n'oublie pas. On prie pour eux, car ils ont besoin d'une purification pour être pleinement avec Dieu. Notre prière peut les aider dans leur épreuve de purification, en vertu de ce qu'on appelle "la communion des saints". La communion des saints, c'est la communion de vie qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ une solidarité.
Le sens du jour des morts est donc très différent de celui d'Halloween.
"Citations"
"Invisibles, nos
morts ne sont pas des absents :
Anges de foyers, ils sont
toujours présents."
[Anonyme]
"Pourquoi donc n'est-il
pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite
des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables
aux lugubres morts ?"
[Léonard de Vinci]
"Le vrai tombeau des
morts, c'est le coeur des vivants."
[Jean Cocteau]
"Parmi tous ceux qui
sont morts pendant la guerre, il y avait peut-être un type qui s'il
avait vécu serait devenu un savant fou qui aurait fait sauter la
planète."
[Philippe Geluck]
Prière pour les
défunts : De Profundis
Des profondeurs je crie
vers Toi, Seigneur. Seigneur, écoute mon appel!
Que ton oreille se fasse
attentive au cri de ma prière.
Si Tu retiens les fautes,
Seigneur, Seigneur qui subsistera?
Mais près de Toi
se trouve le pardon pour que l'homme Te craigne.
J'espère le Seigneur
de toute mon âme; je l'espère, et j'attends sa parole
Mon âme attend le
Seigneur, plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.
Plus qu'un veilleur ne
guette l'aurore, attend le Seigneur Israël.
Oui, près du Seigneur
est l'amour ; près de lui, abondance le rachat.
C'est lui qui rachètera
Israël de toutes ses fautes.
Du fond de l'abîme,
j'ai crié vers vous, Seigneur
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