L'autre
jour, un jeune me demande quel était mon «fast food»
préféré
quand j'étais plus jeune.
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Nous n'avions pas de «fast food» quand j'ai grandi, lui
dis-je.
Tous les repas étaient lents.
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Non, mais sérieusement, où mangeais-tu?
-
C'était une place appelée «la maison» que je
lui expliquai.
-
Ma mère cuisinait tous les jours et quand papa revenait du
travail,
on s'asseyait ensemble à la table de la salle à manger et
si
je
n'aimais pas ce qu'il y avait au menu, je devais rester assis
jusqu'à
tant que j'aime ça.
Le
jeune à qui je parlais éclata de rire au point que je pensais
qu'il
allait s'étouffer. Je ne lui racontai donc pas comment
j'arrivais
à quitter la table.
Mais
il y a plusieurs choses que j'aurais aimé lui dire au sujet
de
mon enfance si j'avais cru les parents d'aujourd'hui capables de
passer
au travers.
Plusieurs
parents n'ont jamais possédé leur propre maison, porté
des
jeans Levis, mis les pieds sur un terrain de golf, voyagé en
dehors
du pays. Les cartes de crédit n’existaient pas.
L'épicier
du coin leur faisait crédit jusqu'au vendredi pour les
achats
de la semaine.
Mes
parents ne m'ont jamais conduit à une pratique de soccer ou de baseball
ou de hockey..
J'avais
une bicyclette qui pesait probablement 50 livres et qui n'avait qu'une
seule vitesse... lent.
J'avais
19 ans quand nous avons eu notre premier appareil de télévision.
Évidemment,
c'était en noir et blanc et le poste fermait à minuit
après
l'hymne national; il reprenait en ondes le lendemain matin à six
heures.
J'avais
21 ans quand j'ai goûté à ma première pizza.
Je
n'ai jamais eu le téléphone dans ma chambre.
Le
seul téléphone de la maison était dans le salon et
c'était
une
ligne commune. Avant de composer le numéro, il fallait écouter
pour
être certain qu'il n'y avait personne sur la ligne.
Les
pizzas n'étaient pas livrées à la maison... mais on
faisait
la
livraison du pain et du lait.
Tous
les journaux étaient distribués par des jeunes garçons
et
tous
les jeunes garçons distribuaient les journaux. Mon frère
passait
le
journal six jours par semaine. Le journal coûtait sept sous et il
pouvait
en garder deux. Il devait se lever à six heures du matin.
Le
dimanche, il devait collecter 42 sous à chacun de ses
clients.
Ses clients favoris étaient ceux qui lui donnaient 50 sous et
lui
disaient de garder la monnaie. Les mauvais clients étaient ceux
qui
n'étaient jamais à la maison le jour de la collecte.
Les
étoiles du cinéma s'embrassaient la bouche fermée...
du
moins
dans les films. Il n'y avait pas de classement, car on produisait
les
films pour que tous puissent les voir, sans violence, sans
pornographie
ou quoi que ce soit d'offensant.
Mon
père fait le grand ménage dans la maison de ma grand-mère
qui
est décédée dernièrement. Il m'a apporté
une vieille bouteille de
Royal
Crown Cola. Au lieu de la capsule de métal sur le goulot, il y
avait
un bouchon plein de petits trous.. J'ai su immédiatement ce que
c'était,
mais ma fille n'en avait aucune idée. Elle pensait qu'ils
avaient
peut-être essayé d'en faire une salière ou quelque
chose du
genre.
Mais je me souvenais précisément de la bouteille placée
au bout
de
la planche à repasser pour humecter le linge à l'époque
où il n'y
avait
pas de fers à la vapeur. Je pense que je suis pas mal vieux.
Vous
souvenez-vous de beaucoup de choses de ce genre?
Le
bouton de contrôle des lumières au plancher de l'auto, les
glacières,
les «clips» pour retenir le bas des pantalons en vélo,
les
fers
à souder chauffés sur un brûleur à gaz, les
signaux à bras par
les
conducteurs d'automobiles.
Si
tu as grandi dans une génération d'avant la restauration
rapide,
tu vas peut-être vouloir partager ces souvenirs avec tes
enfants
et petits-enfants.
Ne
viens pas me blâmer s'ils s'esclaffent en t'entendant.
Nous
n'avons pas grandi comme ceux d'aujourd'hui.
"Dans
l`bon vieux temps ça s`passait d`même
Ca
s'passait d'même dans le bon vieux temps"
J'ai
reçu ce texte par courriel. Je ne connais pas l'auteur et j'ai
pensé l'offrir en hommage à toutes les grands-mamans du monde
!