
Ma compagne
La
semence a germé le ruisseau a coulé
La
paix a moissonné la peur fraîche coupée
Trois
cent soixante fois le vent a feuilleté
Les
feuilles du bouleau les pages du passé
Le
cahier de musique où j'aimais conserver
Les
esquisses sépia de nos jeunes années.
Chaque
jour avec toi je me plais à penser
Au
nostalgique temps qui nous fut moins pressé
Qui
nous fut si clément et combien partager
Tu
n'auras pas vieilli je n'aurai pas changeé
Tout
juste un peu mûri comme l'épis du blé
Au
rayons du midi dans l'or d'un bel été.
Au
temps où chanterons les grappes vinifiées
Je
veux penser à toi au soir de nos veillées
À
toi qui inscrivis sur mes calendrier
Le
bonheur quotidien fragile effarouché
Qui
se pelotonnait devant la cheminée
Par
les nuits de janvier tout contre nous serré.
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