LE
ZODIAQUE GAULOIS :
L'astrologie
gauloise se définit sur la base de 21 signes représentés
par des arbres différents et correspondant à des périodes
de l'année.
Dans
la langue celte, le mot désignant l'arbre a un double sens. Il représente
l'élément végétal concret, l'arbre, et la notion
abstraite de " lettre ". Le " hêtre " signifie aussi " littérature
". Ainsi les mondes matériel et spirituel se retrouvent unis dans
les mêmes mots, traduisant une vision de l'existence où concret
et esprit ne font qu'un.
![]() |
Votre
horoscope celtique
d'après
votre date de naissance:



Savez-vous de quel arbre vous provenez ? Non ? Alors, recherchez votre date de naissance dans la liste qui suit et vous trouverez votre arbre... Un petit jeu amusant qui saura vous surprendre par la justesse de ses propos et qui s'inspire de l'astrologie celtique ? celle du druide Panoramix...
À votre première promenade en forêt, allez donc lui rendre une petite visite!
Les traces des ancêtres doivent donc être relevées dans les symboles, les temples et, surtout, les dolmens et les menhirs, sans oublier les cromlechs et les allées couvertes.
Les druides avaient conclu un pacte d'alliance avec la forêt : l'âme collective des végétaux, avec les fées, les elfes et les nymphes logeant dans les racines et les cavités naturelles, n'avait aucun secret pour ces hommes des bois qui connaissaient le mystérieux langage des feuilles, des roches et des eaux. Des trois sous-groupes composant la classe sacerdotale (les druides, les bardes et les files), les druides étaient les seuls versés dans les pratiques magiques proprement dites. Les deux autres, en revanche, accomplissaient des fonctions liées à la poésie et à la prédiction. A l'instar des chamans, les druides servaient d'intermédiaire entre les hommes et les esprits des forêts, soignaient les malades grâce à l'alchimie des plantes, communiquaient avec les âmes exilées dans l'au-delà, maîtrisaient l'art sacré du tambour (le bohdron, l'instrument chamanique par excellence car il agit directement sur le rythme cardiaque), et déchiffraient le destin.
En
vertu de ses propriétés et de son usage, chaque plante est
mise en relation avec l'un des treize mois lunaires (douze plus celui supplémentaire
car le calendrier lunaire calcule différemment le nombre de jours)
qui lui ressemble symboliquement. Le cycle calendaire des végétaux
débute par un jour vide, le 23 décembre, connu également
sous le nom de "jour de la pierre brute" et lié au gui qui, si l'on
en croit César, était rituellement cueilli avec une faucille
d'or à cette date précise.
On
obtient ainsi les treize végétaux suivants : Bouleau, Beth
; Sorbier, Luis ; Frêne, Nion ; Aulne, Fearn ; Saule, Saille ; Aubépine,
Hualt ; Chêne, Druir ; Houx, Tinne ; Noisetier, Coll ; Prunier, Muin
; Lierre, Gort ; If, Ngetal ; Sureau, Ruis.
Conformément
à la logique du calendrier végétal, la plante associée
au jour de naissance est plus qu'un simple "signe zodiacal" influant sur
le tempérament et déterminant les lignes directrices de l'existence
: elle devient une sorte de gardienne, d'âme végétale,
de génie protecteur à considérer comme un ami auquel
on raconte ses rêves et ses soucis, auprès duquel on cherche
un certain réconfort, une aide ou un conseil, auquel on s'adresse
lorsqu'on se sent abattu ou dépressif et que l'on a besoin de force,
de soulagement ou d'une pincée de chance.
![]() |
Les fêtes druidiques d'aujourd'hui expriment une vision cyclique du temps, et une des fonctions de ces célébrations est d’inscrire le cycle humain dans le grand cycle de la nature; d’harmoniser les rythmes de l’homme sur les plans physiques, psychologiques et spirituels. Pour eux la Nature, image de la Déesse-Mère, est célébrée comme une source d'inspiration, une conseillère de sagesse et de beauté. Ils pensent que l'homme n'est qu'un des éléments de la grande harmonie naturelle. Chaque fête revêt donc une dimension spirituelle et véhicule un enseignement au travers d’un symbolisme inspiré de la période de l’année. La succession des fêtes au cours de l’année symbolise à la fois le cheminement intérieur de l’être humain et les grandes phases de l’existence humaine.
Je vous propose de découvrir la spiritualité druidique à travers le calendrier des fêtes et au travers de quelques éléments permettant d’appréhender d’une façon différente le déroulement du temps tout au long de l’année. Mais avant d’aborder les fêtes proprement dites, il est intéressant de revenir sur quelques notions de temps.
Année : Le mot année a la même racine étymologique que anneau: il suggère le retour cyclique des saisons et des mois. L’année est symbolisée par le cercle et par le cycle. La signification des différents mois de l’année coïncide avec celle du Zodiaque.
Mois : A l’origine, c’est une période entre deux lunaison. En anglais, Moon (lune) et Month (mois) ont la même racine.
Jour
: Les Babyloniens ont divisé le jour en 12 paires d’heures. Les
Romains distinguaient le jour et la nuit qui avaient chacun 12 heures.
Janvier
: Pour les Romains, c’est le mois de Janus (ou Dianus), le dieu aux deux
visages, l’un noir, l’autre blanc. Il est le Gardien des portes et a pour
attribut un bâton de portier et des clés. Il est le symbole
de l’entrée et de la sortie, du début et de la fin. Il est
également représenté avec un visage de vieillard et
un visage jeune. Il implique donc une notion de seuil et c’est pourquoi
il représente le passage de l’ancienne à la nouvelle année.
Si l’on n’a pas fait, entre septembre et décembre, le bilan de l’année
écoulée et le travail de mort à certains aspects de
soi-même, on peut avoir un mois de janvier éprouvant. Il est
aussi la personnification des couples d’opposés, introversion/extraversion,
méditation/action, intérieur/extérieur. Il est le
Maître des "deux voies".
Février : Vient de "februarius " qui signifie mois de la purification. Cette purification trouve une expression profane au début du mois dans le Carnaval dont une des étymologies vient de l’italien Carne Levare et qui veut dire supprimer la viande. Pendant la semaine du Carnaval, on se déguise pour fêter la renaissance et on a pour roi un Fou (On fait les fous pour ne pas l’être). Un dicton populaire dit que le 2 février, l'ours sort de sa tanière afin de voir le temps qu'il fait. S'il fait clair, il retourne à son hibernation, "Il fait clair" signifiant que l'on est en lune montante. L'ours attend la pleine lune suivante pour sortir de sa tanière et annoncer ainsi l'arrivée du printemps.
Le dernier jour, le mercredi des Cendres, on brûle Carnaval à travers une effigie (mannequin, cercueil,...) qui peut symboliser le vieil homme qu’on brûle. C'est le sacrifice du "vieux Roi fatigué" pour laisser la place au "Jeune Prince". C'est aussi une manière de symboliser la mort de l'hiver au moment où la nature manifeste sa renaissance. Les cendres représentent aussi la matière abandonnée par le feu vital et spirituel. Elles évoquent la mort, mais la mort des apparences, du paraître.
La version chrétienne de la purification se traduit par le jeûne du Carême.
Mars : C’est le mois du dieu de la guerre, du gardien des champs et des moissons. Il est aussi le dieu de la jeunesse, il favorise la poussée de la sève. Les opérations militaires étaient à nouveau possibles à partir de cette période.
Avril : Du latin Aprilis. C’est le Mois d’Aphrodite. Associée à la végétation et au retour des saisons, elle symbolise les forces irrépressibles de la fécondité, non pas dans leurs fruits, mais dans le désir passionné qu’elles allument chez les êtres vivants. On peut distinguer chez elle deux aspects: l’Aphrodite "populaire" qui assure la reproduction et la continuité de l'espèce; et l’Aphrodite "céleste" qui appelle l’âme à regagner son origine divine.
Mai : Vient de Maïa, image de la Déesse-Mère qui apporte la nourriture aux hommes.
Juin : de Junius. C’est le mois de Junon, épouse de Jupiter. Elle symbolise le principe féminin, la force de fécondité. L’étymologie de Junon se retrouve également dans Juvenis: l’homme jeune à l’apogée de sa vigueur.
Juillet : Ce mois a été nommé ainsi en l’honneur de Jules César qui a établi le calendrier Julien en 47 avant J.- C.
Août : Mois de l’Empereur Auguste, successeur de Jules César. Le mois d’août a également 31 jours comme celui de juillet, car le mois d’Auguste ne pouvait avoir moins de jours que celui de César...
Les
fêtes de Samain, Imbolc, Beltaine et Lugnasad sont liées aux
évènements de la vie terrestre; en particulier à la
vie végétale et animale. Ce sont des fêtes liées
à la Déesse-Mère, donc plutôt de nature lunaire.
Les dates de ces fêtes sont données à titre indicatif,
car les évènements varient dans le temps d'une année
sur l'autre en fonction de l'avancement ou du retard de la nature. Il s'agit
donc plutôt de "périodes" de fêtes.
Les
solstices et les équinoxes sont, eux, liés à la course
du soleil. Ils sont donc fixés à des dates précises
et sont de nature solaire. Ils sont également liés aux symbolisme
des points cardinaux, des Eléments et de certains animaux:
Solstice
d'hiver : Le Nord, la Terre, l'ours.
Equinoxe
de Printemps : L'Est, l'Air, l'oiseau.
Solstice
d'été : Le Sud, le Feu, le cerf..
Equinoxe
d'automne : L'Ouest, l'Eau, le saumon.
Pour les Celtes, tout commencait par une gestation. La nouvelle journée, par exemple, commencait la veille au soir. C'est donc tout naturellement qu'ils ont placé le commencement de la nouvelle année au début du mois de novembre, avec la fête de Samain.
Retour
Index:
Celtique
Horoscope
Accueil
Vous
voulez envoyer cette page à un ami(e)?
cliquez
sur le logo:
Votez pour ce site au Weborama