

"Hommage à une grande
disparue"
Juliette Huot
Né le 9 janvier
1912 et
décédé
le 16 mars 2001
1912-2001 |
‘‘PETIT RÉSUMÉ DE SA CARRIÈRE‘‘
Née à Montréal le 9 à janvier 1912, Madame Juliette Huot débute au théâtre en 1938. Cette année marque également ses débuts à la radio dans le roman «Un homme et son péché» de Claude-Henri Grignon.
En
1939, elle passe au théâtre professionnel dans les «Fridolinades»
de Gratien Gélinas qui se poursuivent jusqu'en 1945.
Elle est également de la distribution de la pièce «Ti-Coq»
du même auteur en 1948. Madame Huot joindra par la suite «Les
Variétés Lyriques» sous la direction de Charles Goulet
et Lionel Daunais. Elle participera à presque tous les radio-romans.
Mentionnons: «Les Velder», «Métropole» de
Robert Choquette,
«Un
simple soldat» de Marcel Dubé et durant huit ans, elle
retrouve ses fidèles auditeurs dans le radio-roman:
«Je
vous ai tant aimé» de Jovette Bernier.
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Comédienne québécoise qui commença sa carrière dans les années 40 dans les revues de Gratien Gélinas, où elle joua notamment dans «Ti-coq» et «Bousille et les Justes» puis dans «Les Fridolinades» aux côtés de Juliette Béliveau. Aussi joua-t-elle dans les films de Gélinas dont «La dame aux camélias, la vraie» (1942) ou dans des rôles secondaires dans «The Luck of Ginger Coffey», «Le p'tit vient vite», «Pousse mais pousse égal» mais il faudra les années 80 avant que les producteurs ne lui offrent enfin de camper des personnages aussi imposants que ceux qu'elle a créé à la télévision ou à la scène: elle sera Josephine Plouffe des «Plouffes» (1981, nomination au Genie de la meilleure actrice de soutien) et du «Crime d'Ovide Plouffe» (1984).
Elle sera aussi soeur Bernadette, l'otage volontaire de Baptiste (interprété par Gélinas) dans «Les Tisserands du pouvoir» en 1988. Parmi ses nombreux rôles à la télévision citons ceux dans «Symphorien», «Peau de banane», «Les Héritiers Duval», «la Pension Velder», «Grand-papa» et «Jamais deux sans toi», cantonnée dans des rôles de belles-mères acariâtres ou en matriarche familiale.
Femme généreuse, elle s'est longtemps dévouée pour les personnes du troisième âge les plus démunies. Elle était, en outre, membre de l'Ordre du Québec et joua un rôle significatif dans la création de l'Union des Artistes (UDA).
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La station CKAC de Montréal lui offre la possibilité de participer à une émission quotidienne en direct «Sans cérémonie» qui tient l'antenne pendant quatre ans.
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La télévision lui permet une contribution dans les émissions
hebdomadaires telles «Cré Basile». «Symphorien»
de Marcel Gamache,
«Grand-papa»
de Janette Bertrand et
«Peau
de banane» de Guy Fournier.
La
pièce de Janette Bertrand «Dis-moi le si j'dérange»
sollicite un jeu
de
scène de deux heures qu'elle interprète en solo.
Cordon bleu, Madame Huot a donné «Les recettes de Juliette» à Radio-Canada tous les jours de la semaine pendant cinq ans.
Sa
contribution au cinéma mérite d'être soulignée.
Il y eut d'abord en 1949 «Le curé de village» de Robert
Choquette, «Le rossignol et les cloches» en
1950,
les «Plouffe» de Roger Lemelin en 1980, «Les tisserands
du pouvoir» de Claude Fournier en 1987 et «Le grand jour»
de Michel Tremblay en 1988
tourné
pour Radio-Canada. Du même auteur, Madame Huot a interprété
à la scène, en 1973, les «Belles-soeurs» qui
a connu un grand succès à Paris.
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Cinquante
ans de carrière ininterrompue ne l'ont pas empêchée
de s'impliquer bénévolement en apportant une aide considérable
aux Petits Frères des
pauvres,
particulièrement dans le quartier du Plateau Mont-Royal.
Élue
au Conseil de l'Union des artistes en 1940, elle y siégera pendant
huit ans. Elle est également co-fondatrice avec Jean Duceppe, Paul
Guèvremont et
Gérard
Delage de la «Caisse de fonds de secours» destinée aux
artistes.
Parmi
les distinctions qu'elle a reçues, mentionnons le Trophée
du Prince Paul Lieven comme meilleure comédienne en 1938. Elle a
également été
reconnue
comme meilleure comédienne au théâtre et à la
radio en 1945.
C'est
un hommage sobre qui est rendu au jourd'hui à Montréal par
Les Petits
frères des Pauvres à la comédienne Juliette Huot,
décédée vendredi dernier.
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La
maison des Petits frères sur le Plateau Mont-Royal est ouverte à
tous.
Deux
salles font état, par le biais de photos, de son implication comme
bénévole auprès de l'organisme et de sa vie de comédienne.
Du
même coup, on rend hommage à Jean Besré qui oeuvrait
lui-même auprès des Petits frères. La journée
se conclura par une soirée
intime pour les Vieux amis des Petits frères et les bénévoles
de l'organisme . Juliette Huot a consacré 40 ans de sa vie comme
porte-parole des Petits frères des Pauvres, qui l'avaient nommée
marraine à vie.
Il
s'agit du seul hommage qui lui sera rendu, Mme Huot ayant expressément
demandé dans ses dernières volontés de ne pas être
exposée et qu'il n'y ait pas de cérémonie.
Juliette
Huot était précieuse pour les Petits Frères: elle
s'y dévouait depuis la création de l'organisme, en 1962.
Elle a fait beaucoup de bénévolat et a même fait la
popotte pour ses vieux amis à une certaine époque.
Aujourd'hui,
une maison de vacances située à Oka porte le nom de la comédienne.
"Dominion vous fait bien manger" |
Héritiers
Duval (Les) (1994-1996)
Manière
des blancs (La) (1990)
Crime
d'Ovide Plouffe (Le) (1984)
Plouffe
(Les) (1981)
Grand-papa
(1976-1979)
Je
suis loin de toi mignonne (1976)
Pousse
mais pousse égal (1974)
P'tit
vient vite (Le) (1972)
Luck
of Ginger Coffee (The) (1964)
Rue
de l'anse (1963-1965)
Amanita
Pestiliens (1963)
Rossignol et les cloches (Le) (1952)
Curé
de village (Le) (1949)
Fridolinons
(1945)
Cré
Basile
Jamais deux sans toi
Peau de banane
Symphorien
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