"Citation
de la Diva"
«La
vie est finie quand tu ne te surprends plus toi-même»,
Album
Photos
Naissance 30 septembre 1944,
Montréal, Québec
Pays d’origine, Canada
Profession(s) chanteuse,
Peintre
Années actives 1969
- aujourd'hui
Site Web Dianedufresne.com
Lorsque sa mère
meurt, elle a 12 ans. Elle quitte alors l'école pour s'occuper de
son frère et de sa soeur. Dès l'enfance, elle développe
un goût certain pour le déguisement et un sens aigu du spectacle.
Quelques années plus tard, un travail d'infirmière lui permet
de se payer des cours de chant. Parallèlement, elle décroche
un premier contrat dans une boîte de la banlieue montréalaise
où elle chante les grands interprètes français (Brel,
Ferré) et québécois (Vigneault).
Une première rencontre
avec le parolier Luc Plamondon en 1965 lui permet de mettre au point des
titres plus personnels. Mais le Québec l'ignore assez encore pour
qu'elle choisisse de s'envoler pour la France en 66.
Naître à 28
ans:
Diane Dufresne naît
en 1972 à l'âge de 28 ans. C'est un bel âge pour se
mettre au monde : on est déjà assez vieux pour savoir ce
que l'on veut et assez sage pour deviner qu'il faut maintenant rattraper
le temps perdu. Parce qu'avant de s'inventer sur Tiens-toé ben,
j'arrive, Diane se laisse mourir à petits feux en se conformant
au rôle qu'on voudrait bien lui voir jouer, celui de la chanteuse
straight.
En 1970 et 1971, François
Cousineau lui fait enregistrer les chansons thèmes de L'Initiation,
L'Amour humain, Sept fois par jour et Le Diable est parmi nous (sorti en
1972), les grands classiques du soft porn québécois. Ironiquement,
et les textes et l'interprétation de la chanteuse s'avèrent
d'une pudeur affectée. La voix est doucereuse, méconnaissable.
On est à des années-lumière de la sexualité
franche et épanouie de J'me sens ben ou de l'érotisme sado-masochiste
de Rock pour un gars d'bicyc', gravés deux ans plus tard.
On comprend alors toute
l'urgence et la violence qui habiteront le premier album de Diane Dufresne;
celui dont elle accouche après sa rencontre fatidique avec Plamondon.
Ce n'est pas un hasard si la première chanson de la face A s'intitule
Rond-point. Dufresne y expose sa volonté de changement comme elle
le fait 20 ans plus tard dans J'écris c'qui m'chante sur Détournement
majeur.
Le titre même de son
nouvel album s'affiche d'ailleurs comme un renvoi direct à ce premier
rond-point qui l'a vu naître à renfort de vocalises et de
cris primaux. On ne songe plus au courage qu'il a fallu à Diane
Dufresne pour se défaire de son image préhistorique (certains
diront pré-hystérique), mais quand on écoute sa voix
sur Tiens-toé ben, j'arrive, c'est le vertige de Kamikaze (écrit
20 ans plus tard) que l'on entend, celui que la chanteuse n'a pu que ressentir
à la veille de s'afficher pleinement comme la première rockeuse
: "J'ai le coeur gros comme un building/Quand je r'monte sur le ring/Comme
une
kamikaaaaaaaaaaze"
L'homme de sa vie:
Le vrai déclic se
situe lorsque Diane rencontre le parolier François Cousineau. Celui
qui devient son compagnon, devient aussi celui qui va lui écrire
ses plus fameuses chansons. Ils travaillent pour le cinéma et donnent
de nombreux concerts. Tous les soirs, pendant les étés 70
et 71, on peut les écouter au Théâtre d'été
La Marjolaine près de Montréal. Lorsqu'en 1972, Cousineau
unit son talent à celui de Plamondon, démarre pour Diane
Dufresne une période riche en tubes et une carrière au sommet.
Le premier album signé
Plamondon/Cousineau est un énorme succès. Paru en décembre
72, "Tiens-toé ben, j'arrive !" est aussi le tout premier album
de la chanteuse après quelques 45 tours au succès timide.
Tout Diane Dufresne y est
déjà! L'intensité, l'humour et l'auto-dérision,
une certaine dose de provocation, et un romantisme rock'n'roll jovial et
réjouissant et non dépourvu de violence. Et surtout une voix
exceptionnelle aux mille possibilités. Le succès de l'album
provient en particulier d'un titre qui, encore aujourd'hui, est un des
musts du répertoire de Diane Dufresne : "Aujourd'hui j'ai rencontré
l'homme de ma vie". L'album se vend à 60.000 exemplaires.
En décembre, pour
la sortie du disque, Diane monte sur la scène montréalaise
du théâtre Le Patriote, puis tourne dans tout le Québec.
Sur scène, Diane Dufresne offre des prestations flamboyantes dont
le public raffole très vite. Costumes, coiffures, maquillages, mises
en scène, tout est mis en ouvre pour que chaque spectacle soit une
fête totale.
Lorsqu'en 73 à Paris,
Diane Dufresne fait la première partie de Julien Clerc à
l'Olympia, les Français découvre de plein fouet la nouvelle
vague québécoise, comme quelques années plus tôt
avec Robert Charlebois. Le public est partagé, mais le Vieux Continent
s'enthousiasme pour ce délire visuel et musical venu d'outre-Atlantique.
Show-girl:
A partir de cette époque,
Diane Dufresne enchaîne tube sur tube, et spectacle sur spectacle.
Rien ne l'arrête, surtout pas son imagination. En 74, elle monte
"A part de d'ça, j'me sens ben/Opéra-Cirque", tiré
de l'album du même nom sorti l'année précédente.
Elle revient également en France avec la tournée "Québec
à Paris".
En 75, sort le 33 tours
"Sur la même longueur d'ondes" qui contient au moins deux grands
succès, "Les hauts et les bas d'une hôtesse de l'air" et "Chanson
pour Elvis" toujours signés Cousineau/Plamondon. Le spectacle qu'elle
donne cette année-là, "Mon premier show" entraîne une
nouvelle fois le public dans une suite de tableaux hauts en couleur. Diane
Dufresne prend un malin plaisir à mettre à nu le monde du
spectacle en dévoilant au public les coulisses des théâtres
où elle passe. En fin de concert, se lèvent les rideaux et
autres décors, laissant apparaître le théâtre
dans sa plus complète nudité.
Après deux nouveaux
shows en 77 ("Sans entracte" et "Spectacle au Café campus"), elle
est de retour à Paris du 13 au 19 mars 78 pour un nouvel Olympia,
cette fois en vedette.
C'est à cette époque
que cesse sa collaboration avec François Cousineau. Mais en 1978,
sa carrière connaît un nouveau bond en avant avec la comédie
musicale "Starmania" de Michel Berger et Luc Plamondon. Elle y interprète
un de ses personnages favoris, soit une star sur le déclin. Enregistré
en 78, le spectacle est crée en avril de l'année suivante
sur la scène du Palais des Sports à Paris.
Déguisement:
En cette année 78,
Diane Dufresne donne un aspect inédit à ses spectacles en
demandant au public de se déguiser. L'idée fonctionne parfaitement,
et deviendra même une constante dans les années suivantes.
Elle inaugure la formule avec le spectacle "Comme un film de Fellini" présenté
au Théâtre St-Denis de Montréal.
En 1979, sort l'album "Strip-tease"
avec deux superbes chansons : "J'ai douze ans" dans laquelle Diane évoque
sa mère décédée lorsqu'elle avait cet âge,
et "Le Parc Belmont", troublant texte sur la folie.
Avec les années 80,
la diva québécoise va encore plus loin dans les surprises
de mise en scène. Pour la fête nationale du Québec
le 24 juin 1980, Diane est à Paris sur la scène du célèbre
club le Palace, et apparaît au public la poitrine à peine
cachée d'un voile. L'année suivante, toujours pour la St
Jean, la fête nationale du Québec, c'est en Jeanne d'Arc que
la foule de 350.000 personnes réunie sur le Vieux-Port de Montréal
l'accueille. Les Québécois l'adulent. Le renouvellement constant
de son travail et de ses shows font d'elle une des artistes les plus appréciées
de la Belle-Province. Et de Montréal à Paris, le public joue
le jeu à fond.
Si elle travaille toujours
avec Luc Plamondon, Diane Dufresne fait désormais appel à
de nouveaux auteurs dont Angelo Rinaldi, Christian Saint-Roch et Germain
Gauthier qui signe le texte du titre "Oxygène", un des plus gros
tubes de la chanteuse qui paraît sur l'album "Turbulences" en 82.
Sur ce disque, elle reprend également "Suicide" de Serge Gainsbourg.
Rose:
En 84, Diane Dufresne monte
un de ses plus célèbres spectacles qui comme son nom l'indique,
"Magie Rose", porte très haut la couleur rose. Enregistré
au stade olympique le 16 août 84, l'album live du même nom
se fait l'écho de cette formidable fête où le public,
comme la star, est entièrement vêtu de rose. Entouré
du Français Jacques Higelin et des Américains de Manhattan
Transfer, Diane Dufresne offre aux 46.000 personnes présentes un
show dont le Québec se souvient encore.
Mais "Magie Rose" ne lui
suffit pas pour l'année, et en novembre, elle présente en
exclusivité à Paris, "Dioxine de carbone" au Cirque d'hiver.
Ecrit par Plamondon et Rinaldi, le spectacle est mis en scène par
Hans-Peter Cloos.
L'artiste, qui vit entre
Paris et Montréal, présente en 86 un spectacle très
théâtral considéré par certains comme son plus
intéressant, "Top secret". Avec "Symphonique n'roll", elle renoue
avec une nouvelle dimension musicale à la hauteur de ses ambitions
scéniques. Invitée à cette occasion par l'Orchestre
symphonique du Québec, elle donne avec eux une longue série
de spectacles à travers le monde dont à l'Opéra Garnier
de Paris en 91, lieu tout à fait exceptionnel pour une représentation
non classique.
Distance:
Outre cette tourné
internationale qui la mène jusqu'au Japon, Diane Dufresne prend
à partir de la fin des années 80 un certain recul avec son
métier. En 1990, elle donne une représentation unique en
banlieue parisienne entourée de trois interprètes : les Québécois
Claude Dubois et Michel Rivard et le Français Georges Moustaki.
Bien avant Madonna:
S'il est une facette du
discours dufresnesque qui demeure impensable sans la contribution directe
de la chanteuse, c'est bien son indomptable propension à jouer les
dominatrix.
Diane a beau feindre l'extase
quand elle râle " J'veux qu'y m'passe sus l'corps avec son bicyc
», c'est elle qui enfourche la moto quand elle interprète
live les paroles de Plamondon (Sur mon 36, Forum 1980/Goodbye Rocky dans
Halloween, Forum 1982). Avant même qu'il soit politiquement correct
pour une femme d'afficher la violence de son énergie sexuelle, Diane
Dufresne la célébrait avec toute l'insolence qu'on lui connaît.
DD chasseresse, squaw,
strip-teaseuse, cartoon, sorcière, lionne, délinquante, Elsie
saisie par le démon (Top secret, 1987) ; autant de personnages "
revêtus » par la chanteuse pour se faire la prêtresse
de nos fantasmes. Il y a quelque temps, les médias et le jeune public
criaient à l'exploit parce que Madonna simulait la masturbation
en spectacle.
Faut-il rappeler que Dufresne
a déjà fait l'amour à Dieu sur une des scènes
de la Place des Arts, orgasme inclus (Sans entr'acte, 1977) ? Comme s'il
était lui-même sensible à cette ironie, Pierre Flynn
a composé pour Détournement majeur un pastiche de Justify
My Love, devenu Addict sous la plume de Dufresne.
Plus subtile et ludique
que certains des mélodrames érotiques de Plamondon, la chanson
confond la luxure aux plaisirs du tabagisme : " J'te veux, j'te prends,
j'te désire/Et je t'écrase de plaisir/J'te mordille pour
être tendre/Iras-tu jusqu'à mon ventre ».
Marque des vrais rockers,
Dufresne ne peut s'empêcher de chanter avec ses hormones même
quand elle s'éloigne de son répertoire proprement sexuel.
C'est toujours la dominatrix
qui s'époumone sur La Fureur du cash ou qui s'en prend aux journalistes
dans Les Scélérats. Évolution plutôt que scission,
ce dernier règlement de comptes avec la presse se fait l'écho
des lointaines Actualités (1975) de Plamondon et la compagne moins
timide du texte de Pierre Grosz, Vous aurez de mes nouvelles par les journaux
(1986).
Ce qui diffère cependant
c'est que la musique est déjà superbe - l'étonnante
Marie Bernard a composé, arrangé et réalisé
un album qui possède toute la richesse et l'invention des versions
live des compositions dufresnesques - et que le phrasé imaginé
par Diane coule, glisse et s'entrechoque sur sa langue en une tirade d'insultes
qui n'a jamais été aussi fielleuse: " T'es le magnat de la
bisbille/L'escogriffe qui sort son suif/L'oeuvre est au noir dans tes cahiers
» et plus loin, " T'es la tache d'encre de l'écriture/Ton
amertume sort de ta plume/C'est sûrement pour ça/Qu'à
lire le journal/On a les mains sales ». Et Diane de faire claquer
son fouet.
Elle a mis le Québec
sur la carte du monde. Elle chante en Europe, au Japon, au Canada.
Elle dérange, elle
émeut, elle provoque.
Avec la patine du temps
sur sa voix d’or liquide, Diane Dufresne est une œuvre d’art.
Dans son nouveau spectacle
Merci, la diva proclame l’amour et en fait un hymne glorieux.
Forte d’une carrière
qui pourrait la faire s’asseoir sur ses lauriers jusqu’à la fin
des temps, Diane Dufresne reste incroyablement vivante, vibrante, debout,
en marge des modes.
Dans un métier où
on parle plus volontiers d’argent que de sentiments, elle avance sans compromis.
Stimulée par le
public, son véritable oxygène, motivée par le dépassement
de soi, elle impose sa présence incendiaire, tutoie les technologies
du futur et invente sans cesse.
Envoûtante, nonchalante,
déchirante, elle plonge au cœur de la folie et de l’imaginaire,
et chante l’amour passionnel et fusionnel, romantique et érotique.
DISCOGRAPHIE
2007 : Effusions
- 2000 Merci (anthologie)
- Disques Sismik
- 1998 Follement vôtre
/ Top secret (réédition, coll. Une fois Deux) - Amérilys
- 1997 Diane Dufresne -
Amérilys
- 1997 Tiens-toé
ben j'arrive / Opéra cirque (réédition, coll. Une
fois Deux) - Amérilys
- 1993 Maman si tu m'voyais...
(compilation 2 CD) - Barclay-PolyGram
- 1993 Mater série
vol. 2 (compilation) - Barclay-PolyGram
- 1993 Détournement
majeur - Amérilys
- 1991 Diane (compilation)
- Amérilys
- 1988 Mater série
(compilation) - Barclay-PolyGram
- 1987 Top secret - Amérilys
- 1986 Follement vôtre
- Amérilys
- 1985 Chanteurs sans frontières,
Pathé-Marconi, France
- 1984 Magie rose - Kébec-Disc
- 1984 Dioxine de Carbone
et son rayon rose, - Kébec-Disc
- 1983 Le Disque d'or (compilation)
- Barclay, France
- 1982 Chanson pour Elvis,
Strip tease (compilation) - Barclay, France
- 1982 Turbulences - Kébec-Disc
- 1979 Starmania - Le spectacle
- Wea, France
- 1979 Strip tease - Barclay,
France
- 1978 J'me sens ben (enregistrement
à l'Olympia) - Barclay, France
- 1978 Starmania - Les
adieux d'un sex-symbol et Le rêve de Stella Spotlight - Kébec-Disc
- 1978 Olympia 78 - Barclay,
France
- 1977 Maman si tu m'voyais...tu
s'rais fière de ta fille - Barclay, France
- 1976 Mon premier show
- J'arrive
- 1975 Les Grands succès
Barclay vol.17 - Barclay, France
- 1975 Sur la même
longueur d'ondes - Kébec-Disc
- 1974 12 succès
pop (musique de films de F. Cousineau)
- 1973 À part de
d'ça, j'me sens ben / Opéra cirque - Barclay, France
- 1972 Tiens-toé
ben j'arrive - Barclay, France
PRIX ET DISTINCTIONS
2008 - Légion d'honneur
de la République française
2006 - Félix
Hommage pour l'ensemble de son œuvre
2002
- Gala de l'ADISQ, nomination
Spectacle de l'année - Interprète pour Sous Influences
- Gala de l'ADISQ, nomination
Scripteur de l'année pour Sous Influences
- Gala de l'ADISQ, nomination
Metteur en scène de l'année pour Sous Influences
2000
- Gala de l'ADISQ, Félix
Anthologie/réédition/compilation de l'année pour Merci
1998
- Gala de l'ADISQ, Félix
Metteur en scène de l'année pour Réservé avec
Richard Langevin
- Gala de l'ADISQ, Félix
Scripteur de l'année pour Réservé
- Gala de l'ADISQ, nomination
Spectacle de l'année - Auteur/compositeur/interprète pour
Réservé
- Gala de l'ADISQ, nomination
Réalisateur de disque de l'année pour Diane Dufresne
1994
- Gala de l'ADISQ, nomination
Interprète féminine de l'année
1993
- Gala de l'ADISQ, nomination
Album de l'année - Pop/Rock pour Détournement majeur
- Gala de l'ADISQ, nomination
Auteur ou compositeur de l'année
1988
- Gala de l'ADISQ, nomination
Microsillon de l'année - Pop-rock pour Top Secret
- Gala de l'ADISQ, nomination
Meilleure performance sur scène de l'année pour Symphonique
n'roll
- Gala de l'ADISQ, nomination
Spectacle de l'année pour Symphonique n'roll
- Gala de l'ADISQ, nomination
Interprète féminine de l'année
- Gala de l'ADISQ, nomination
Metteur en scène de l'année pour Symphonique n'roll
1987
- Gala de l'ADISQ, Félix
Spectacle de l'année - Musique et chanson pop pour Top Secret
- Gala de l'ADISQ, nomination
Artiste québécois s'étant le plus illustré
hors Québec
- Gala de l'ADISQ, nomination
Interprète féminine de l'année
- Gala de l'ADISQ, nomination
Metteur en scène de l'année pour Top Secret avec René-Richard
Cyr
1986
- Gala de l'ADISQ, nomination
Réalisateur de disque de l'année pour Follement vôtre
avec Marty Simon
1985
- Gala de l'ADISQ, nomination
Artiste québécois s'étant le plus illustré
hors Québec
1983
- Gala de l'ADISQ, Félix
Spectacle de l'année - Musique et chanson pour Hollywood/ Halloween
1982
- Gala de l'ADISQ, Félix
Interprète féminine de l'année
- Gala de l'ADISQ, Félix
Microsillon de l'année - Populaire pour Turbulences
- Gala de l'ADISQ, nomination
Microsillon de l'année pour Turbulences
- Gala de l'ADISQ, nomination
Artiste s'étant le plus illustré hors Québec
1981
- Gala de l'ADISQ, nomination
Artiste s'étant le plus illustré hors Québec
- Gala de l'ADISQ, nomination
Interprète féminine de l'année
- Gala de l'ADISQ, nomination
Spectacle de l'année/Musique et chansons pour J'me mets sur mon
36
1980
- Gala de l'ADISQ, Félix
Artiste québécois s'étant le plus illustré
hors Québec
- Gala de l'ADISQ, nomination
Interprète féminine de l'année
- Gala de l'ADISQ, nomination
Microsillon de l'année - Populaire pour Strip Tease
1979
- Gala de l'ADISQ, nomination
Disque de l'année / Coproduction pour Olympia 78
- Gala de l'ADISQ, nomination
Disque de l'année / Coproduction pour Enregistrement public à
l'Olympia - Vol. 2
- Gala de l'ADISQ, nomination
Interprète féminine de l'année
- Gala de l'ADISQ, nomination
Spectacle de l'année pour Diane Dufresne au St-Denis... Comme un
film de Fellini
Québec, le mardi
14 mai 2002
- Le premier ministre du
Québec, M. Bernard Landry, a rendu hommage aujourd’hui à
26 personnalités québécoises en leur remettant les
insignes de l’Ordre national du Québec. Dans sa présentation,
le premier ministre a tenu à souligner la contribution particulière
de chacun des nouveaux membres de l’Ordre national au développement
et au rayonnement du Québec.
Au cours de la cérémonie,
qui s’est déroulée à la Salle du Conseil législatif
de l’Hôtel du Parlement, le premier ministre a accueilli, à
titre de grands officiers, Mme Annette Bellavance, ainsi que MM. William
Howard Feindel et Brian Mulroney.
Mme Rita Letendre, ainsi
que MM. Gaston Bellemare, Jean Chapdelaine, Michal Hornstein, Ted Moses
et Serge Rossignol ont été faits officiers de l’Ordre national
du Québec.
Mmes Anne Desjardins, Diane
Dufresne, Francine Lelièvre, Dominique Michel, Claire Oddera et
Françoise Sullivan, ainsi que MM. Pascal Assathiany, Jacques Bouchard,
Marcel Brisebois, Hubert de Ravinel, Marcel Dutil, Jacques Lacoursière,
Roger A. Lessard, Jacques Lévesque, Sam Pollock et John R. Porter
deviennent chevaliers de l’Ordre.
Mme Julie Payette, nommée
chevalier de l’Ordre en 2000, a également reçu son insigne
au cours de la cérémonie.
C'est en 1993, que sort
un nouvel album très rock, "Détournement majeur". Dans ce
travail conçu à New York, où elle passe six mois grâce
à une bourse du gouvernement, Diane Dufresne s'essait à l'écriture
et évoque les grands thèmes qui l'obsèdent soit l'argent,
l'environnement ou le mal de vivre. A la veille de ses 50 ans, la chanteuse
gagne en sobriété mais ne perd pas sa bonne dose d'imaginaire
décalé. Les spectateurs du théâtre du Forum
en sont les témoins en octobre à Montréal, puis du
14 au 19 décembre à l'Olympia à Paris.
Il faut attendre 1997 pour
retrouver Diane Dufresne dans les bacs des disquaires avec l'album "Comme
un parfum de confession". Avec plusieurs titres composés et interprétés
par le pianiste classique Alexis Weissenberg, ce nouveau disque est plus
intime et plus dépouillé. Diane Dufresne en est à
l'heure des confidences. Celle qui aura tout fait, tout donné au
public, monte un nouveau spectacle qu'elle présente en janvier 98
à Paris dans le très sobre et très beau théâtre
des Bouffes du Nord. Loin des tubes d'antan, le répertoire est comme
le nom du spectacle, "Réservé". Entourée d'une formation
de cordes et d'un piano, la chanteuse décline une nouvelle fois
le thème de la star lasse et blasée, illustrée entre
autres par le titre de Michel Jonasz "J'vieillis".
Le 10 août 98, Diane
Dufresne donne un récital sous le soleil du festival de Ramatuelle
dans le sud de la France.
Retour:
Diane fait son grand retour
sur une scène québécoise en avril 99. Après
le spectacle "Réservé", donné au Musée d'art
contemporain à Montréal puis aux Bouffes-Parisiens à
Paris en 1998, la chanteuse en modifie à peine le contenu pour le
présenter dans une toute petite salle de la ville de Québec,
au Théâtre Petit Champlain. Nommé cette fois "Merci",
ce spectacle marque un retour très attendu par les Québécois.
En juin, Diane participe joyeusement au spectacle de la Saint Jean, fête
largement et traditionnellement fêtée au Québec. Enfin,
début août, elle fait l'ouverture des Francofolies de Montréal
entourée de Claude Dubois et de Kevin Parent, deux autres artistes
très populaires et au tempérament bien trempé.
Parallèlement, Diane
continue la peinture et cet été-là, expose aux Etats-Unis,
dans la région de New York.
C’est peindre qui lui chante
On a souvent associé
ses spectacles à des expositions sonores, comparé la chanteuse
à une sculpture vivante. Elle a affranchi le public de sa posture
passive de regardant, en l’invitant à ajouter ses couleurs au spectacle.
Elle a toujours remis ses acquis en jeu, s’est aventurée dans tous
les chemins, a exigé tout d’elle-même.
Aujourd’hui, dès
que la chanteuse fait relâche, Diane Dufresne retrouve ses pinceaux,
son acrylique et son papier d’Arches. C’est sa passion, son refuge, son
oxygène. C’est quand elle peint qu’elle est le plus heureuse.
Elle a longtemps refusé
d’exposer ses œuvres. En décembre 2000, pourtant, au Château
Dufresne (qui ne lui appartient pas!), à Montréal, elle dévoilait
85 dessins et peintures. Des tableaux ludiques et poétiques, figuratifs
ou abstraits. Commissaire de l’exposition, Richard Langevin, son mari,
déclarait alors: «Sa première expo solo, c’est déjà
une rétrospective de 20 ans d’arts visuels.» Car Diane Dufresne
dessine depuis l’enfance, peint depuis longtemps. Ses cartons contiennent
plus de 1000 pièces.
La radio de Radio-Canada
consacre une série de sept heures à Diane Dufresne
- Cap sur les grands documentaires
radiophoniques
jeudi 2 octobre 2003
Les grands documentaires
radiophoniques sont vraiment devenus une des priorités de Radio-Canada:
la Première Chaîne lancera la semaine prochaine une grande
série de dix heures sur Diane Dufresne après avoir tout juste
terminé la diffusion d'une série sur Robert Bourassa. Et
dans deux semaines, la Chaîne culturelle lancera également
une série de dix heures sur Claude Gauthier.
Folie douce, la série
de dix heures sur Diane Dufresne, sera diffusée sur la Première
Chaîne du 6 au 12 octobre prochain à 13h (en rediffusion à
21h). En plus de donner la parole à Diane Dufresne elle-même,
elle offrira des entrevues avec des personnalités comme Juliette
Greco, Geneviève Bujold, Georges Moustaki ou Charles Aznavour. Dans
la première heure, que nous avons écoutée, Diane Dufresne
raconte des souvenirs d'enfance et analyse d'une façon profonde
et touchante ses relations avec ses parents.
Samedi le 15 mars, 2003
Retour fracassant de Diane
Dufresne à Paris, hier soir au Théâtre du Châtelet
alors qu'elle a obtenu une ovation de dix minutes!
Le spectacle de Diane Dufresne,
intitulé comme son nouvel album «Merci». Gantée
de rouge et spectaculaire dans une robe de velours avec une traîne
ornée de roses, Diane Dufresne a interprété des chansons
d'amour anciennes et nouvelles: «La vie en rose», «Parlez-moi
d'amour», «Quand on a que l'amour», «Progressif»,
«Liberté conditionnelle».
Dans la salle, en plus
de Plamondon et de toute la faune québécoise de Paris, on
reconnaissait Charles Aznavour, Juliette Gréco, et Catherine Lara.
Le passage de Diane Dufresne
est salué par des milliers d'affiches à Paris.
Diane Dufresne dans la
rue
Dès le 26 octobre
prochain, les Français pourront admirer les toiles de la diva québécoise
sur les Champs-Élysées à Paris.
Diane Dufresne exposera
une soixantaine de ses tableaux à la galerie Alexandre Léadouze
à partir du 26 octobre, pendant une période de trois semaines.
Pour cette première
exposition en solo, la Délégation du Québec à
Paris et plusieurs amis de la chanteuse, dont probablement Juliette Gréco
et Charles Aznavour devraient être présents lors du vernissage.
Par ailleurs, Diane Dufresne
exposera 25 de ses toiles au Québec. Elles seront accessibles du
15 août au 7 septembre prochains à Québec, à
la galerie du Théâtre du Petit Champlain.
Artiste(s) : Diane Dufresne
Événement
: Diane Dufresne expose à Paris
09/12/2004
Un spectacle de Diane Dufresne
en DVD, Presse Canadienne (PC)
L'intégrale
du spectacle En liberté conditionnelle de Diane Dufresne est maintenant
disponible en format DVD.
Pour plusieurs, En liberté
conditionnelle a marqué une étape majeure dans la vie de
la chanteuse québécoise. Elle effectuait alors un retour
après 35 ans de métier.
Lors de ce spectacle, Diane
Dufresne offrait ses plus grands succès dont Merci, La vie en rose,
Parlez-moi d'amour et Oxygène.
On se souviendra que le
spectacle s'était terminé avec un numéro hors de l'ordinaire.
En effet, juchée sur une gigantesque chaise haute, la chanteuse
avait interprété J'ai douze ans, Le parc Belmont et Le 304.
Sur le DVD, on retrouve
aussi une chanson inédite Mille et une nuits. Inspirée par
la guerre en Irak, Diane Dufresne en signe les paroles sur une musique
d'Alain Sauvageau.
Le spectacle avait été
présenté dans toutes les grandes régions du Québec
et de la France.
Mme Dufresne s'était
arrêté au Monument-National à Montréal, où
le spectacle avait été capté par les caméras.
Le DVD, réalisé
par Pierre Séguin, offre également une entrevue exclusive
avec la chanteuse.
Août 2004
http://iquebec.ifrance.com/norsud/Decouverte.html
Merci à Normand
D'Amours de m'avoir permise de prendre des photos et quelques notes biographiques.
Voici l'adresse de son site:
http://iquebec.ifrance.com/norsud/DD.html
On la connaissait chanteuse.
Extravagante avec ses robes, passionnée dans ses compositions et
généreuse sur scène. Peu cependant connaissent Diane
Dufresne, la peintre.
Pourtant, la diva trouve
un équilibre dans sa vie avec la peinture. C'est ainsi qu'elle "survit".
Elle présente ses
dernières oeuvres jusqu'au 15 octobre dans le cadre du 11e Festiv'art,
au Centre d'arts de Frelisghburg. L'exposition - sa sixième - s'intitule
Diane Dufresne et le frère Jérôme.
La chanteuse, qui fêtera
ses 62 ans le 30 septembre, a exposé pour la première fois
en 1998. L'exposition s'intitulait Les nounes à l'air et on y retrouvait
des dessins de femmes toutes en courbes.
Ses "girls", comme elle
les appelle, sont encore présentes près de dix ans plus tard,
dans des nuages ou vêtues de costumes africains.
Selon son gérant
et mari Richard Langevin, l'oeuvre picturale de la chanteuse se situe entre
une "gestuelle automatique et un figuratif éclaté et humoristique".
Pour créer de nouvelles
toiles, Diane Dufresne a dû patienter jusqu'à la fin de sa
tournée de spectacles Plurielle.
"J'ai pris trois jours
de congé. Je me demandais comment j'allais faire et je me demandais:
'Frère, comment je vais faire?' J'entendais le frère me disant:
'Fais-en, fais-en.' Donc j'en ai fait le plus que j'ai pu", racontait-elle
lors du vernissage de son exposition, pour lequel elle était vêtue
d'une jupe et d'un veston noir, d'une chemise blanche nouée à
la taille et d'un coloré chapeau fleuri.
Influence du frère
Jérôme
Le "frère" dont
elle parle, c'est le frère Jérôme. À qui elle
doit son rendez-vous avec la peinture et à qui nous devons les créations
de la chanteuse. Car en plus de l'avoir influencée dans ses coups
de pinceau, c'est grâce à lui si elle s'est mise à
écrire.
"Je ne l'aurais pas fait
si je n'avais pas rencontré le frère Jérôme.
J'avais trop peur de ça. Lui il disait: 'Fais ce que tu es'. Ça
s'est reflété dans l'écriture. Il m'a livrée
à moi-même. C'est pour ça qu'il y a de l'écriture
sur des toiles.... Ça fait partie de ce que le frère m'a
enseigné. Le frère faisait sortir de moi des choses enfouies.
J'étais une rockeuse, j'avais l'impression que tout était
sorti de moi."
Elle a rencontré
le frère Jérôme, décédé le 30
avril 1994, dans les années 1970. Une rumeur disait qu'il écoutait
la Dufresne. "C'était bien étonnant car dans le temps, je
criais comme une déchaînée. J'étais bien énervée,
les gens me trouvaient épouvantable." Elle est donc allée
le rencontrer à son atelier. "C'était comme si le frère
m'avait invitée, il m'attendait", dit-elle. Il lui a donné
des cours pendant dix ans. De peinture, mais aussi de philosophie pour
"apprendre qui on est, apprendre à peindre et ne pas penser".
Et pour la première
fois, les oeuvres du frère Jérôme, son mentor, et les
siennes sont exposées ensemble. "Pour moi, c'est un acte d'humilité
d'être exposée avec lui. C'est vraiment le maître et
l'élève." L'exposition prend même parfois l'allure
d'une conversation entre deux artistes puisque des textes de Diane Dufresne
et du frère Jérôme sont situés sous leurs toiles,
comme s'ils se répondaient.
"C'est très important
pour moi, peindre. C'est une grande joie, une grande liberté. Tu
es seule et personne ne te regarde."
Tout un contraste avec
la chanson, qu'elle qualifie d'angoissante. "Je suis très sauvage.
Je ne réponds pas au téléphone, je n'ai pas de cellulaire,
je ne conduis pas d'auto. J'ai une vie assez austère par rapport
à ce qu'on s'imagine. Entre comment je vis et arriver avec une robe
longue, c'est ça, l'angoisse. Quand tu fais de la peinture, tu t'écoutes,
comme un animal. Ce qu'on ne peut pas faire quand on monte sur scène."
D'ici la fin de l'exposition,
Diane Dufresne espère peindre de nouvelles toiles qu'elle ajoutera
à celles déjà exposées à Frelighsburg.
"Il y a quatre toiles que
j'ai commencées et que je veux terminer, absolument. Je voulais
montrer mon énergie devant le frère, devant le maître.
Je vais essayer, c'est sûr, mais je dois me reposer un peu. Ça
fait des années que je n'ai pas pris de vacances. J'ai fait la tournée,
les plaines d'Abraham, le Stade (à la cérémonie d'ouverture
des Outgames) et après le Stade, je me suis dit que je vais continuer,
mais le corps est fatigué..."
© 2006 La Voix de
l'Est. Tous droits réservés.
Le mardi 25 juillet 2006
Diane Dufresne
Photo Martin Chamberland,
La Presse
Diane Dufresne chante à
l'ouverture des Outgames
Danièle L. Gauthier
Presse Canadienne Montréal
Un autre grand événement
s'ajoute à la liste déjà impressionnante de toutes
les activités qui animent Montréal cet été.
Les Outgames, d'abord créés pour la communauté gaie
et lesbienne, accueillent toutefois quiconque souhaite y participer. Ainsi,
ce sont environ 14 000 athlètes, venus de partout dans le monde,
qui seront rassemblés dans le Stade où se déroulaient,
il y a 30 ans, les Jeux olympiques de Montréal.
Radio-Canada présente,
ce samedi, 21h30, en léger différé, la cérémonie
d'ouverture dont la mise en scène de Fernand Rainville fusionne
musique, chansons, danse, choeurs, chorégraphies de foule et numéros
de cirque. C'est avec grand plaisir que les dirigeants des Outgames annonçaient
la participation d'artistes connus et reconnus dont Diane Dufresne, Sylvie
Desgroseilliers, Martha Wash, Deborah Cox, Jonas, k.d. Lang, de même
que le Cirque du Soleil, se gardant toutefois de révéler
le titre des chansons qu'ils interprèteront, information toujours
sous embargo au moment d'écrire ces lignes.
Rappelons que ces Jeux offrent
une gamme de 35 disciplines sportives incluant l'aérobie, les quilles,
le bridge, le golf et le hockey sur glace, ainsi que six catégories
culturelles dont la danse carré, la danse country western, les fanfares,
le festival de chorales, le programme Bears et le programme Cuir.
DIANE DUFRESNE INQUIÈTE
POUR LES FEMMES
La chanteuse se sent impuissante
devant le port du voile
Agnès Gaudet Le
Journal de Montréal
08-03-2006 | 09h00
En cette Journée
internationale de la femme, Diane Dufresne rend hommage à Lise Payette,
Denise Bombardier et Brigitte Bardot, mais s'avoue apeurée par la
condition des femmes.
Au début des années
1970, elle chantait les seins nus peints aux couleurs du drapeau québécois.
Les 16, 17 et 18 mars, vêtue d'une robe ultra-courte, elle montera
ses jambes au public lors de son nouveau spectacle, Plurielle, en quatre
tableaux: «Écourtichée à 61 ans!» lance-t-elle
en riant.
Femme accomplie et on ne
peut plus libérée, Diane Dufresne n'en demeure pas moins
inquiète quand elle voit ces femmes qui portent le voile: «Je
suis épeurée, n'hésite pas à confier la chanteuse.
À l'époque, il y avait Lise Payette qui défendait
la condition féminine, qui nous rassurait. Aujourd'hui, il y a aussi
Denise Bombardier. Des femmes qui s'assument malgré la critique,
qui se font juger, mais qui continuent. Mais elles sont rares.»
La chanteuse ne comprend
pas le port du voile et se sent impuissante à intervenir: «Ces
femmes avec des foulards, on ne peut rien dire, estime-t-elle, rien exiger.
C'est comme ça qu'elles se protègent, comme ça qu'elles
osent même parler. C'est très complexe.»
Comme un déchet
Diane Dufresne s'inquiète
pour la femme contemporaine, qui prend les bouchées doubles: «Elle
veut être libre et avoir des enfants. Elle travaille beaucoup plus
fort. Je souhaite de tout coeur qu'elle ne s'essouffle pas», dit-elle.
La chanteuse déplore
aussi la situation des femmes qui, en prenant de l'âge, sont laissées
pour compte: «Quand tu vieillis, tu es comme un déchet, c'est
incroyable! clame-t-elle. C'est pour ça que je suis contente de
montrer mes jambes.
«Quand j'étais
jeune, je montrais le haut, maintenant je montre le bas, évoque-t-elle
avec humour. Avec le temps, ça vieillit au niveau des coudes, mais
je ne vais pas me couper les bras. On est comme on est.»
Diane Dufresne
Plurielle, en quatre
tableaux
En plus de 35 ans de carrière,
Diane Dufresne a toujours été authentique et... plurielle.
Son nouveau spectacle sous
forme de tableaux nous fait partager une fois de plus son univers en faisant
la part belle à ses succès, à ses nouvelles compositions
et à son aventure Kurt Weill.
1er et 2 décembre
2006, 20 h
Salle Pratt & Whitney
Canada
Diane Dufresne, Plurielle,
en 4 tableaux!
Après l'immense
succès de sa dernière tournée « En liberté
conditionnelle », Diane Dufresne nous convie à son nouveau
spectacle. Diane Dufresne romantique, Diane Dufresne nostalgique, Diane
Dufresne qui nous parle à sa façon de l'environnement, Diane
Dufresne qui nous fait redécouvrir l'univers de Kurt Weill et Diane
Dufresne qui nous amène encore plus loin dans sa douce folie. Un
spectacle moderne avec des projections habilement intégrées
et des costumes absolument ravissants qui s'harmonisent aux différents
tableaux. Salle Albert-Rousseau, le samedi 28 octobre 2006 à 20
h.
FRANCOFOLIES
Juliette Gréco et
Diane Dufresne à nouveau réunies
Philippe Rezzonico Le Journal
de Montréal
24-07-2007 | 05h50
C'était un duo de
rêve, un moment de grâce, une rencontre mythique comme on en
voit que quelques-unes dans une vie : Juliette Gréco et Diane Dufresne
qui chantent ensemble La Javanaise.
Cet instant privilégié,
environ 3 000 spectateurs l'avaient vécu en finale du spectacle
de Diane Dufresne à la salle Wilfrid-Pelletier, lors des FrancoFolies
2001. La grande Juliette - également au programme des Francos de
cette année- là - était venue participer au spectacle
de notre Diane nationale.
Les deux interprètes
avaient donné un souffle inégalé au chef-d'oeuvre
que Serge Gainsbourg avait écrit pour Gréco - et en s'inspirant
de Gréco - il y a maintenant plus de 40 ans. De voir deux femmes,
ces deux-là, se chanter les yeux dans les yeux cette chanson d'amour
d'un autre temps avait quelque chose d'interdit.
On devrait revivre ce moment
inoubliable le 4 août, quand Juliette Gréco montera sur la
scène du théâtre Maisonneuve dans le cadre du spectacle
de clôture des FrancoFolies 2007.
«Diane Dufresne m'a
contactée pour me demander de refaire le duo», précise
Juliette Gréco, jointe par téléphone, hier, en France.
Une première à
l'époque
Il faut savoir que la dame
qui chante les mots de Prévert, Brel, Ferré et Gainsbourg
depuis six ou sept décennies n'aime pas faire des duos.
Cette rencontre de 2001
avec la Québécoise était une première pour
la chanteuse française
«Ce duo avec Diane
Dufresne avait été une exception, mais avec elle, je ne pouvais
refuser», explique la légendaire chanteuse qui a célébré
ses 80 ans en février.
«Elle (Dufesne) représente
probablement mon lien le plus fort avec le Québec.»
«Je me souviens de
la première fois que je l'ai vue chanter en France: j'étais
complètement subjuguée par cette interprète absolument
extraordinaire.»
Ce que Juliette Gréco
ne savait pas à l'époque, c'est que Dufresne entretenait
la même admiration pour la muse de Saint-Germaindes- Prés.
«Ce qu'il y a de
bien dans cette histoire d'amitié réciproque, c'est que nous
sommes devenues des amies pour les meilleures des raisons», conclut
la grande dame.
Dimanche 27 sept 2009 à
20h
Centre culturel de Beloeil
600 Richelieu, Beloeil
· (450) 464-4772
En ouverture, les Francos
invitent celle qui, par son talent extraordinaire, son aplomb et sa démesure,
a révolutionné l'histoire de la chanson québécoise.
Entièrement conçu par l'artiste, Diane Dufresne sous influences
permettra de redécouvrir aussi bien l'interprète flamboyante
que l'auteur plus intimiste dans un perspective de partage avec les Gréco,
Devos, D'amour et Gagnon pour n'en nommer que quelques-uns.
ARTICLE - 30 avril 2009
Francis Hébert
"Je suis en train d'écrire
un livre, mais ce n'est pas vraiment ma biographie. Mon éditeur
français m'a simplement dit: écrivez! Sans souci d'un genre,
avec une grande liberté."
photo: Caroline Laberge
Diane Dufresne se dévoile un peu plus avec le spectacle Effusions,
qui fait la part belle à ses dernières chansons: magnétiques,
puissantes, intérieures.
C'est Pierre Lapointe qui
en parle le mieux, débordant d'enthousiasme: Diane Dufresne, son
idole, son icône. On le devine, surtout celle des années 1970,
avec Opéra cirque, la folie et la démesure rock, épaulée
par Luc Plamondon première époque. Lapointe et Dufresne,
deux artistes qui devraient se rencontrer tôt ou tard pour écrire
ensemble. Imaginez un peu: "Ce sont des familles, raconte Dufresne au bout
du fil. Pierre Lapointe est créatif, il aime la peinture, Robert
Lepage. Moi aussi. Mon école, c'est Robert Lepage, Jean Lemire,
Hubert Reeves. Je trouve Lapointe très intéressant." Elle
est longue, la carrière de Diane. Elle court sur quatre décennies.
Avec Effusions (2007), elle atteint des sommets de... sobriété.
La voix s'est calmée, le piano classique prend une part prépondérante
dans l'orchestration. Elle rend hommage à André Mathieu.
L'univers classique baigne ces chansons. Dufresne est devenue une diva
intérieure, plus posée.
Lorsqu'on lui parle de sa
trajectoire artistique tout en courbes, elle louvoie: "Je ne me retourne
pas vers l'arrière, j'essaie d'avancer. Je suis en train d'écrire
un livre, mais ce n'est pas vraiment ma biographie. Mon éditeur
français m'a simplement dit: écrivez! Sans souci d'un genre,
avec une grande liberté." confie-t-elle. À propos de sa vie
de chanteuse, elle dit: "J'ai toujours voulu faire du neuf, un peu casse-gueule.
Mais le public a toujours suivi, il a du talent. Il sait déceler
celui de l'artiste."
Et du changement, Diane
Dufresne n'hésite pas à en introduire sur scène: "Cette
fois-ci, c'est plutôt un tour de chant qu'un spectacle. La peinture
est intégrée. Dans le programme de la soirée, il y
a une page blanche afin que les spectateurs puissent créer quelque
chose. Ça peut être des dessins, de la poésie. C'est
extraordinaire ce que je reçois, bouleversant. Ça fait quelques
shows que je fais, j'en ai des milliers, j'essaie de les intégrer
dans les projections sur scène. Je vais monter une exposition avec
ça en 2010 pour en faire une oeuvre collective. Ce qu'on ne sait
pas, c'est que le public a beaucoup de créativité. On a toujours
vu le public comme une grosse masse noire, mais ce n'est pas vrai."
Il existe des torrents qu'on
laisse couler. Diane Dufresne s'exprime dans un flot de paroles quasi continu.
Allumée. Parfois avec un humour discret. On lui demande quel serait
son rêve ultime pour un spectacle, son désir le plus fou.
Moqueuse, elle répond: "Un événement fermé
aux journalistes, qu'il n'y ait aucun jugement. Qu'il y ait un contact
avec le public, que ce soit inspiré par lui, qu'il s'exprime. Aller
chercher le talent des gens. Simplifier. J'y arrive petit à petit.
Dans les années 70, j'ai essayé de faire un spectacle pour
enfants, sans parents. Mais on me trouvait trop capotée, on m'a
dit non. C'est sûr que quand tu fais Opéra cirque, que tu
dis au monde que tu vas mourir, avec La Main de Dieu sur la masturbation
et le gars tout nu sur la scène, on ne t'envoie pas ses enfants...
Mais ça aurait été joli. Je suis sûre qu'Opéra
cirque aurait plu aux enfants car ils n'ont pas peur de la créativité."
2008: "Effusions"
(tournée européenne)
Diane Dufresne a présenté
ses spectacles au Québec, en France et au Japon. En tant qu'artiste
solo, elle fut la première québécoise à chanter
au Stade Olympique de Montréal devant 55 000 personnes de même
qu'à l'ancien Forum pour les concerts "J'me mets sur mon 36" et
"Hollywood/Halloween".
EFFUSIONS, un spectacle
à voir pour le plaisir assuré de retrouver notre diva au
sommet de son art et aussi pour son Ode à la Vie.
Diane Dufresne, celle qu’on
a baptisée «la diva québécoise» était
à la Salle Albert Rousseau de Québec (19 et 20 mars 2009)
pour la grande première de son spectacle «Effusions»
mélangeant poésie, musique, art visuel, avec un accent très
prononcé sur l'écologie, l'environnement, les blessures faites
à la Terre. Ses mots sont empreints de la conscience d'une planète
en danger.
« Diva Devenue Sage
» en nous présentant un spectacle enveloppant,empreint de
tendresse et laissant de côté son image de rockeuse. Avant
même que le rideau ne se lève, on peut entendre des cris d'animaux
intégrés à sa musique qui nous plonge déjà
dans son univers qu'elle nous invitera à partager.
Elle nous apparaît
sur scène dans une très belle robe en dentelle et tulle crème,
garnie de noir signée: Marie St-Pierre, arborant une coiffure à
la
« Andy Warhol ».
Accompagnée d'un
trio à cordes sous l'habile direction musicale et pianiste arrangeur
Alain Sauvageau, on se laisse vite transporter par sa voix, ses mots et
les images, les photos, vidéos ayant pour thèmes, la nature
et ses animaux, projetés sur deux écrans géants recouverts
d'un voile donnant l'effet d'une légèreté et d'une
souplesse.
Québec, le 10 juillet
2008 - A l’occasion du 400ème anniversaire de la fondation de la
ville de Québec, la France a décidé d’exprimer sa
fraternité avec le Québec en distinguant quinze personnalités
québécoises (dont Diane Dufresne) qui ont excellé
dans leurs activités respectives et apporté une contribution
décisive à la relation franco-québécoise ou
à la francophonie.
Sur décision du Président
de la République, ces personnalités, dont la liste figure
ci-dessous, se verront remettre les insignes de la Légion d’Honneur
ou de l’Ordre national du Mérite. Ces ordres honorifiques ont été
fondés respectivement par Napoléon Bonaparte en 1802 et Charles
de Gaulle en 1961.
Le général
d’armée Jean-Pierre KELCHE, Grand Chancelier de la Légion
d’honneur remettra ces insignes le 13 juillet à 15 heures dans un
lieu hautement symbolique de l’histoire du Québec, à savoir
le « Salon Rouge » de l’Assemblée nationale le
13 juillet 2008
C'est une année
faste pour Diane Dufresne avec la tournée de son album Effusions,
le recueil Les cent plus belles chansons du Québec, dont elle signe
les illustrations, et son livre Mots de tête, en librairie depuis
deux semaines. Aujourd'hui, elle sera au Salon du livre pour une séance
de signatures. Entrevue sur ses «mots de tête».
«Expliquer qui je
suis et pourquoi je ne le suis plus. Qui es-tu au mieux de ton prestige,
et qui n'es-tu pas au pire de toi. J'avoue que je ne sais pas exactement.»
Publié le 21 novembre
2009 Mis à jour le 21 novembre 2009
Diane Dufresne : des mots
pour s'expliquer
Dans son livre Mots de
tête, Diane Dufresne parle à ses lecteurs sur le ton du journal
intime. Ce n'est pas une biographie de facture classique, même si
la chanteuse revient sur des moments marquants de sa vie.
Mots de tête se déroule
de 2008 à 2009, sur une période d'environ un an et demi,
avec plusieurs allers et retours dans le passé. Les lecteurs pénètrent
dans l'univers angoissé et rempli de doutes de Diane Dufresne. «Avoir
du fun, c'est un mot que j'ai rarement utilisé dans ma vie, opine-t-elle.
Je prends les choses au sérieux.»
Dans son livre, Diane Dufresne
cite des gens qu'elle admire, que ce soit Julie Payette, Hubert Reeves,
Laure Waridel ou Steven Guilbeault. Qu'est-ce qui réunit tous ces
gens? «Ils prennent ce qu'ils font au sérieux, répond
l'artiste. J'admire des gens conscients qui font juste ce qu'ils ont à
faire. Je n'ai pas d'admiration pour les politiciens, pour les gens vendeurs
ou centrés sur l'argent.»
Diane Dufresne présente
ses Triplettes
par Marie-Josée Roy 09-06-2011
MONTRÉAL ? Jeudi
soir avait lieu l’ouverture officielle de la Galerie du Festival international
de jazz, située dans la Salle d’exposition de l’espace Georges-Émile-Lapalme
de la Place des Arts, à Montréal. Pour sa 16e saison,
la Galerie est fière de présenter Les triplettes de Montréal,
une œuvre signée Diane Dufresne. La grande dame de la chanson nourrit
une passion pour l’art visuel, elle peint depuis toujours.
Celle dont on dit qu’elle
fait chanter ses toiles n’a pas souhaité transmettre de message
particulier avec sa création aux couleurs vives, arborant trois
femmes constituées d’instruments de musique, et qu’elle a imaginée
au son du jazz de Billie Holiday. Elle n’était pas non plus très
émue pendant le vernissage, se contentant de se réjouir de
retrouver de vieux amis, parmi lesquels Francine Grimaldi et Raoul Duguay.
Mais elle était toutefois
emballée de rendre ainsi accessible un médium qui, selon
elle, est trop rationalisé. «J’aime quand le public entre
à l’intérieur de l’art visuel. Tout le monde fait de l’art;
l’art, c’est simplement la faculté de faire quelque chose. Si le
public regarde, c’est parce qu’il sait ce qu’est l’art. C’est trop intellectualisé
pour moi», a fait savoir la vedette de la soirée, terre-à-terre.
À pareille période
l’an dernier, Diane Dufresne s’apprêtait à présenter
Sinéquanone, le spectacle d’ouverture des 22e FrancoFolies de Montréal.
En conférence de presse, quelques jours plus tôt, elle avait
fait allusion à son énergie d’antan, qui la poussait à
«sauter partout, tout le temps». Est-ce pour canaliser cette
euphorie qu’elle trouve désormais si souvent refuge dans la peinture
?
«Il faut être
cool quand on peint. Je peins beaucoup pour calmer l’adrénaline
de la chanteuse, pour arriver à avoir cette autre énergie,
joyeuse. C’est un privilège de chanter, d’arriver sur scène,
mais c’est une autre énergie que la peinture», a-t-elle répondu.
Ce privilège de
la scène, la diva ne l’a pas complètement abandonné,
même si, dans les dernières années, ce sont davantage
son pinceau et sa plume qui se sont exprimés que sa voix transcendante.
Seulement, maintenant, après
presque 50 ans de carrière, la sexagénaire se permet de dire
non à certaines choses. «La télévision, je trouve
ça un peu plus difficile. On entre dans un univers où tout
le monde est tellement stressé… C’est un stress que je ne trouve
pas si important. Il faut que ça soit créatif et moi, je
ne trouve pas ça créatif, cela dit sans prétention.»
Dans la même veine,
aucun projet d’album n’est présentement sur la table pour l’interprète
d’Oxygène.Les triplettes de Montréal ? dont le titre fait
référence aux Triplettes de Belleville, l’air de Betty Bonifassi,
l’un des coups de cœur musicaux de Diane ? pourront être admirées
du 10 juin au 4 juillet, aux côtés d’autres pièces
d’artistes de renom, tels Armand Vaillancourt, Miles Davis et Jean-Paul
Riopelle. Des sérigraphies à tirage limité, signées
et numérotées, seront aussi mises en vente.
Célébrations
Lévis 2011 souligne la rentrée
par Catherine Bouchard Publié
le 10 août 2011
Célébrations
Lévis 2011 célébrera la Grande Rentrée avec
un programme diversifié pour le grand weekend du 2 au 4 septembre.
La chanteuse québécoise Diane Dufresne ouvrira les festivités
de l’événement qui marquera la fin de l’été.
Dès le vendredi
2 septembre au soir, au Parc du Rigolet du quartier Saint-Romuald, les
Lévisiens pourront venir célébrer la rentrée
avec le spectacle de la chanteuse Diane Dufresne, dont la première
partie sera assurée par le groupe Caïman Fu.
Le groupe, dont fait partie
l’actrice Isabelle Blais. Cette dernière soulignait d’ailleurs l’enthousiasme
de son groupe à célébrer les fêtes du 375e de
Lévis avec la population, puisque Caïman Fu célèbre
lui-même leur 10e anniversaire. «On a hâte d’être
parmi vous», a-t-elle lancé par message vidéo.
Le samedi 3 septembre,
ce sera au tour des amateurs de hip-hop de célébrer la rentrée,
puisque les groupes K.Maro et Taktika, ce dernier étant formé
de deux jeunes lévisiens, seront de la fête également
en soirée.
Le dimanche en soirée,
ce sera finalement la présentation du projet de film animé
Lévis pour les enfants par ses enfants, relatant l’histoire lévisienne
racontée à la manière d’un enfant. Le projet met en
vedette 280 dessins de jeunes lévisiens et les voix des jeunes Frédérick
Provençal et Ève-Marie Routhier, également de Lévis.
Le film sera suivi de feux d’artifice.
La programmation prévoit
également des activités familiales en continu tout le weekend,
telles que de la sculpture de ballons gonflables, des jeux gonflables,
la présence des mascottes de Yoopa et des spectacles pour les touts
petits.
La programmation complète
est disponible au www.celebrationslevis2011.com
Démonstrations de
planches à roulettes
L’entreprise Five-O de
Lévis sera de la partie les samedi et dimanche pour présenter
des démonstrations de pros de la planche. Les planchistes de haut
niveau proposeront aussi des ateliers de perfectionnement pour ceux qui
en auront envie.
Album
Photos
RETOUR
INDEX:
autres
anniversaires du mois de septembre
Vedettes.
// Accueil
Vous voulez envoyer
cette page à un ami(e)?
cliquez sur le
logo:
