"Claude
Poirier"
né
le 26 octobre 1938
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Claude Poirier (né à Montréal le 26 octobre 1938 - ) est un négociateur lors de prises d'otages et d'enlèvements, ainsi qu'un chroniqueur judiciaire québécois. Il est sans doute le plus connu au Québec dans ces domaines.
Signe
astrologique
Le
signe du zodiaque de Claude Poirier (Québec) est Scorpion.
Le
signe chinois de Claude Poirier (Québec) est Tigre puisque son année
de naissance est 1938.
Biographie
Sa
carrière comme chroniqueur judiciaire a débuté en
faisant la description d'un vol de banque, le 11 août 1960. Aimant
tellement son travail, il a continué pendant six mois sans recevoir
de salaire.
Par
après, il a couvert les assassinats de John F. Kennedy, de son frère
Robert et de Martin Luther King. Au Québec, il a fait la chronique
de l'enlèvement du ministre québécois Pierre Laporte
par le FLQ. Sa renommée a incité des felquistes à
lui révéler l'endroit où se trouvait le cadavre du
ministre.
Reconnu
comme un travailleur acharné chassant la nouvelle sans la déformer,
il a participé à différentes commissions d'enquête,
tables rondes et procès criminels en tant qu'expert et témoin.
Parallèlement
à toutes ces activités, il s'est impliqué comme négociateur
dans diverses prises d'otages et enlèvements au Québec. Il
a aussi négocié au nom de différents criminels qui
se sont rendus à la police.
Avant
1980, il n'est pas rare qu'il soit, dans de grosses affaires, réclamé
par des criminels recherchés.
Il
livre également ses commentaires au bulletin de nouvelles TVA 17
heures animé par Pierre Bruneau, ainsi qu'à l'émission
Salut Bonjour, également du Groupe TVA.
Claude
Poirier a grandi sur le Plateau Mont-Royal à Montréal. De
son enfance, on sait peu de choses, sinon qu’il a été enfant
de chœur et qu’avec la coiffure en boudins qu’il arborait à l’époque,
rien dans son allure ne semblait le prédestiner à la carrière
particulière qui allait prendre toute la place dans sa vie.
La
carrière de ce reporter chroniqueur analyste commentateur
a débuté à une date bien précise : le 11 août
1960. Claude Poirier, qui a alors 21 ans, est témoin d’un vol à
main armée à la Caisse populaire du Sault-au-Récollet,
au coin des rues Henri-Bourassa et Papineau à Montréal. Il
se rend alors dans une cabine téléphonique et appelle à
CJMS pour rapporter la nouvelle, dans le cadre d’un concours de la meilleure
nouvelle de la semaine. Au bout du fil, on le fait patienter quelques minutes,
puis on lui demande de rapporter en direct à l’antenne ce qu’il
vient de voir. C’est son premier reportage radiophonique. Le lendemain,
il se présente à la station de radio pour offrir ses services.
Comme on ne peut pas le payer, il offre à CJMS de travailler six
mois sans salaire. Ainsi débute sa carrière de reporter judiciaire.
En
1964, Claude Poirier se joint à la station de télévision
Télé-Métropole. Sa présence au petit écran
contribuera à le faire connaître du public en général.
Ses
expériences ont servi de matériel pour créer Le Négociateur,
feuilleton télévisé québécois inspiré
de sa carrière. Seuls les évènements judiciaires qui
se retrouvent dans la série sont réels, le restant étant
de la fiction ou du « bonbon rose-nanane », comme dirait Poirier.
La première saison a été diffusée à
l'hiver 2005, la deuxième à l'automne 2006 et la troisième
à l'hiver 2008.
Depuis
quelques années, il livre ses commentaires sur des affaires criminelles
au 98,5 FM Le FM parlé de Montréal et à CKOI-FM 96,9,
deux stations de radio montréalaises. Chaque matin, sur LCN, il
anime Le Vrai Négociateur, émission quotidienne d'une heure
où il commente les sujets chauds du domaine judiciaire et policier.
Avant son émission du matin, il passe à l'émission
Salut Bonjour pour parler du contenu de son émission. En 2007, Claude
Poirier animait une émission sur les ondes de TVA, Qui a tué
?, en compagnie du journaliste Jean-François Guérin.
Claude
Poirier a aussi écrit un livre biographique racontant son histoire
et son métier. Le titre : Sur la corde raide.
Claude
Poirier est un grand fan de l'équipe de hockey les Bruins de Boston.
Aujourd'hui,
avec plus de 40 ans de métier dans le domaine judiciaire, il est
le doyen de sa profession. Oeuvrant désormais davantage comme analyste
et commentateur, on peut le voir, l'entendre et le lire dans différents
médias. Il collabore à plusieurs journaux et magazines. À
LCN, il anime l'émission Le Négociateur et, à TVA,
il rapporte l'actualité policière au bulletin de nouvelles
Le TVA 17 heures ainsi qu'à l'émission Salut, Bonjour !.
Le
22 novembre 1963: « La mort du Président Kennedy est une perte
totale ! »
Parlant
d'accusations contre des trafiquants de drogue: «... pour importation
de cacaouenne... »
Parlant
d'une sentence légère ou trop peu sévère :
« C'est une sentence bonbon ». Cette citation fut tellement
célèbre qu'elle s'est intégrée dans la langue
québécoise.
Parlant
d'une personne décédée : « (Elle) mange les
pissenlits par la racine »
Parlant
d'une entente entre la Défense et la Couronne : « Il y a eu
de la couchette entre les deux parties »
Parlant
d'une personne dérangeante : « (Elle) Il a un problème
dans la boîte à poux »
Rapportant
un avis de recherche: « Le suspect, de race anonyme... »
À
la fin de ses entrevues, parfois il dira : « 10 - 4 »
Une
autre, pourtant célèbre: « Le cadavre retrouvé
mort sur la route 139 était bel et bien celui de... ».
Cité,
entendu par Pierre Foglia de La Presse : « Le feu est pris entre
le toit et la toiture. »
Il
a visité les quartiers généraux du FBI à Washington
DC, de la CIA à Langley en Virginie, d’Interpol à Paris et
de Scotland Yard à Londres, la prison de la Cité de la santé
à Paris ainsi que plus de vingt pénitenciers aux États-Unis
dont St Quentin et Alcatraz en Californie.
Aujourd’hui,
avec plus de quarante ans de métier dans le domaine judiciaire,
il est le doyen de sa profession. Œuvrant désormais davantage comme
analyste et commentateur, on peut le voir, l’entendre et le lire dans différents
médias. Il collabore à divers journaux et magazines. À
LCN, il produit les chroniques 10-4 et à TVA, il rapporte l’actualité
policière au bulletin de nouvelles Le TVA 17 heures ainsi qu'à
l'émission Salut, Bonjour!
TVA
a présenté la série Le Négociateur, inspirée
d’événements réels vécus par M. Claude Poirier
et pour laquelle il a agi à titre de consultant.
Biographie
Sa
carrière comme chroniqueur judiciaire a débuté en
faisant la danse du chacal méchant, le 11 août 1960. Aimant
tellement le pudding, il a continué pendant six mois sans recevoir
de salaire. Par après, il a couvert les assassinats de John F. Kennedy,
monsieur Monopoly, Will Smith dans I am legend., Ghandi et les castors
des annonces de Bell. Reconnu comme un cultivateur de cornichon acharné,
il a participé à différentes commissions d'enquête,
tables triangulaire et procès criminels en tant qu'expert et porteur
de lunettes. En 1974, il a participé à l'opération
de sauvetage de Ronald Mcdonald, qui avait été enlevé
de parc a jeux par des crocodiles activistes au cours de l'année
précédente. Il aime également dire des mots incompréhensibles.
Récompenses:
Pour
souligner ses talents de négociateur, le Gouvernement du Canada
lui a remis la médaille de la bravoure en 1977, alors que le Gouvernement
du Québec lui a remis cinq citations d'honneur.
"Citations"
Le
22 novembre 1963: « La mort du Président Kennedy est une perte
totale!»
Parlant
d'accusations contre des trafiquants de drogue:
«...pour
importation de cacaouenne...»
Parlant
d'une sentence légère ou trop peu sévère :
«
C'est une sentence bonbon rose-nanane »
Parlant
d'une personne décédée :
«
(Elle) mange les pissenlits par la racine »
Parlant
d'une entente entre la Défense et la Couronne :
«
Il y a eu de la couchette entre les deux parties »
Parlant
d'une personne dérangeante :
«
(Elle) Il a un problème dans la boîte à poux »
À
la fin de ses entrevues, parfois il dira : « 10 - 4 »
Une
autre, pourtant célèbre: "Le CADAVRE retrouvé MORT
(!!!) sur la route 139 était bel et bien celui de...". Un classique!
Au
sujet de son livre:
"CLAUDE
POIRIER SUR LA CORDE RAIDE"
Bernard
Tetrault 2007 , Stanké
Description
Quarante-sept
ans de métier, plus de cinquante prises d'otages et enlèvements,
près de cent cinquante négociations avec des malfaiteurs:
une vie sur la corde raide. C'est celle de Claude Poirier, le plus célèbre
chroniqueur des affaires judiciaires et policières au Québec.
Cette
existence mouvementée, il la raconte avec verve et dans les moindres
détails. Il ne cache pas ses origines modestes, les conflits avec
son père et ses premières bourdes. On découvre l'obsession
pour le journalisme d'enquête et la volonté d'arracher le
scoop qui ont constamment animé Claude Poirier.
De
prises d'otages en scandales, de cambriolages en mutineries, la tension
est à son comble dans ce récit qui se lit comme un thriller.
Le reporter relate ses nombreuses interventions dans des dossiers chauds
et ses collaborations avec les forces policières pour dénouer
des situations délicates. Le lecteur fait une incursion palpitante
dans le Milieu montréalais, ce monde interlope où se croisent
suspects et policiers, juristes et hors-la-loi, artistes et motards, politiciens
et mafiosi.
Le
journaliste ouvre aussi la porte sur une partie de sa vie privée:
ses amours, la mort de ses parents, sa fille cachée. Décoré
de la Médaille de la bravoure du Canada et de cinq citations d'honneur
du gouvernement du Québec, Claude Poirier affirme fièrement
ses valeurs: le respect et l'intégrité.
La
réputation de Claude Poirier n'est plus à faire. Depuis les
années 1960, il est le reporter judiciaire par excellence au Québec.
Véritable encyclopédie du monde interlope québécois,
la confiance que lui vouaient les criminels l'a amené à jouer,
dans les années 1970, un rôle de premier plan en tant que
médiateur dans plusieurs dizaines de prises d'otages.
Bernard
Tétrault a recueilli les révélations de Claude Poirier.
Collaborateur de longue date du célèbre chroniqueur, il est
lui-même journaliste spécialisé de la scène
criminelle et judiciaire. Il a exercé son métier de reporter
dans de nombreux quotidiens : Montréal-Matin, Le Devoir, La Presse.
Il a été le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Allô
Police de 1985 à sa fermeture en juillet 2004. En collaboration
avec Claude Poirier, il est aussi l’auteur de la biographie Blass, sa vie,
sa mort, qui a connu un grand succès.
Le
Baiser de Ginette Reno à Claude Poirier
Gino
Chouinard fait une surprise à Claude Poirier
Bonne
Fête Claude Poirier
Salut
Bonjour marque l’anniversaire de Claude Poirier qui célèbre
ses 70 ans…
Ginette
Reno est venue souligner l’événement !
Source:
extrait de la journée de Salut Bonjour le 24 octobre 2008 à
T.V.A sur le blog Marsam
Cet
article a été publié le 29, octobre, 2008 à
18:38
Claude
PoirierOtages
ARTICLE
- 10 mars 2005 B.J.
Si
la vie peut parfois sembler linéaire et prévisible, celle
de Claude Poirier, en revanche, ressemble à un roman. Baignant depuis
44 ans dans le monde interlope québécois, le reporter-vedette
de l'actualité criminelle propose avec Otages un récit-témoignage
où sont racontées ses expériences de médiateur
lors de prises d'otages. De l'Institut Pinel à la prison Saint-Vincent-de-Paul,
on croise entre autres les "Lawrence d'Arabie", A.-R. Brown, Gordon Lussier
et le légendaire Richard Blass, l'homme aux neuf vies, dit "le Chat".
Les situations sont extrêmes, la tension aussi. Thriller-vérité,
le livre s'avère un cadeau plus qu'indiqué pour les amateurs
du Négociateur à TVA: c'est le document à l'origine
de la télé-série. Éd. Stanké, 2005,
279 p.
Un
pionnier de la médiation
Ce
qu'on peut retenir de Claude Poirier, c'est qu'il a été un
pionnier en servant de médiateur entre les policiers et les criminels.
Aujourd'hui, des agents sont formés expressément pour faire
ce travail. On dira ce qu'on voudra du personnage qui est malheureusement
devenu, avec le temps, un peu prétentieux, mais Il fallait du cran
pour se substituer à des otages et côtoyer des gens aussi
dangereux que Richard Blass et Jacques Mesrine (même s'il ne fait
pas l'unanimité chez les criminels, car certains détenus
ont déjà exprimé leur désir de lui faire passer
un mauvais quart d'heure). Ajoutons, malgré le fait qu'il ne soit
pas particulièrement articulé, une bonne dose de perspicacité,
de psychologie et d'humanité pour parvenir à communiquer
efficacement avec tous ces individus antisociaux. Alain Stanké est
un vieux renard et n'allait pas rater l'occasion de ressortir le livre
Otages. C'est une page d'histoire du Québec.
La mémoire du crime
Brian
Myles
Édition
du jeudi 15 novembre 2007
Il
porte sur ses épaules la «filière» du crime au
Québec, un épais ramassis de souvenirs sordides et sidérants.
Claude Poirier suit la piste des criminels, grands et petits, depuis maintenant
47 ans. Un des derniers journalistes de faits divers maniaque de terrain
se raconte dans Sur la corde raide.
Voisin
de l'ex-parrain de la mafia Frank Cotroni, chauffeur de l'avocat Robert
Lemieux lors des pourparlers pour libérer les otages du FLQ, négociateur
lors des émeutes au pénitencier Saint-Vincent-de-Paul, invité
de Maurice «Mom» Boucher aux funérailles et mariages
des Hells Angels... Les personnages de polar mènent des vies plus
tranquilles que Claude Poirier.
Le
reporter de LCN et de Corus, dont les exploits ont inspiré la série
télé Le Négociateur, passe en revue ses principaux
faits d'armes dans Sur la corde raide, un témoignage rédigé
par le criminologue Bernard Tétrault, son collègue et rédacteur
en chef du défunt hebdomadaire Allô Police.
Claude
Poirier entraîne le lecteur dans un univers révolu, la métropole
des années 60 et 70, où il suffisait d'audace, d'acharnement
et de nuits blanches à patrouiller la rue, ce théâtre
à ciel ouvert du crime, pour obtenir la primeur sur les derniers
règlements de comptes. Montréal était toujours la
«ville ouverte» de la légende lorsque le jeune Poirier
a fait ses débuts dans le métier en 1960, sous la protection
de Marcel Rousseau. Brasseur de cartes dans une «barbotte»
(une maison de jeu clandestine), Rousseau prenait à ses heures des
photos d'accidents, de crimes et d'incendies qu'il revendait à Photo
Police. Il a présenté Claude Poirier aux familles Dubois
et Cotroni, en plus de lui faire connaître les policiers de la «patrouille
de nuit».
Les
quarts de travail débutaient à l'urgence de l'hôpital
Saint-Luc, «la poubelle de Montréal, dit M. Poirier en entrevue.
Tout ce qui était poignardé et "tiré" s'en allait
là». Il suffisait ensuite de remonter la trace du sang jusqu'à
la scène du crime, où les enquêteurs coopératifs
permettaient à la poignée de journalistes de faits divers
à l'oeuvre dans ce secteur émergent de constater de leurs
propres yeux l'état des lieux. «Il n'y avait pas de service
des relations publiques à la police de Montréal. Les contacts,
on les faisait directement auprès des policiers. Sur la radio, il
y avait une seule fréquence à écouter pour la police;
aujourd'hui, il y en a 300. C'était dix fois plus facile de faire
notre travail», raconte Claude Poirier, dans une conversation où
abondent les références aux objets sacrés de l'église...
À 69 ans, l'as reporter est toujours aussi volubile...
La
mode du braquage
La
carrière de Claude Poirier a commencé à la suite d'un
hold-up commis sous ses yeux à Montréal-Nord. Il se précipite
sur le premier téléphone venu pour participer au concours
«la meilleure nouvelle» de CJMS... qu'il remporte. Il reconnaît
l'un des voleurs, un ancien employé du commerce familial. Dans les
jours suivants, il convainc la direction du poste de radio de le prendre
à l'essai, gratuitement, en l'absence de son idole, le journaliste
aux incendies Lucien «Frenchie» Jarraud. Il fait peindre sa
voiture aux couleurs de la station, à la plus grande stupéfaction
des patrons. Plus tard, il y installera un faux téléphone
pour faire plus sérieux.
Il
faut voir les photos du livre pour le croire. La voiture de Claude Poirier
est devenue au fil des ans son bureau, munie d'antennes dignes d'un Spoutnik,
d'une radio de police, de gyrophares et d'une ligne directe avec CJMS.
M. Poirier passait de 16 à 18 heures par jour à patrouiller
la ville, à la recherche des meilleures histoires de gorges tranchées
ou de braquages spectaculaires.
À
cette époque, le vol de banque était une activité
fort répandue dans la métropole. Les institutions financières
gardaient beaucoup de liquidités aux comptoirs et disposaient de
piètres systèmes de sécurité. Des gangs structurés,
armés jusqu'aux dents, se spécialisaient dans les cambriolages
spectaculaires... au risque d'y laisser leur vie. «L'escouade des
"hold-up", on appelait ça l'escouade de frappe. Il y a eu plusieurs
gars abattus; ils sortaient de la banque, et ça venait de finir»,
résume Claude Poirier. La plupart du temps, les voleurs encerclés
par la police réclamaient ses services de négociateur car
ils étaient effrayés. «Les gars avaient peur de se
faire tirer ou de se faire battre par la police. Pour eux autres, j'étais
un bouclier», dit-il. La «mode» des braquages et des
prises d'otages s'est terminée quand les criminels ont compris qu'il
y avait beaucoup plus de profit à tirer du trafic de drogue, le
risque en moins.
Vies
sauvées, vies perdues
Au
cours de sa carrière, Claude Poirier est intervenu dans une cinquantaine
de prises d'otages et a aidé environ 200 suspects recherchés
par la police à se rendre sans effusion de sang. Il a sauvé
des vies, à la dizaine.
De
nos jours, on ne le voit plus gérer des prises d'otages comme ce
fut le cas dans les années 70. Les services de police disposent
de groupes d'intervention tactique et de négociateurs chevronnés.
Claude Poirier sert encore d'intermédiaire à l'occasion.
Cet été, les parents de la jeune Cédrika Provencher,
enlevée par des inconnus à Trois-Rivières, ont fait
appel à ses services pour qu'il recueille des informations auprès
du public.
La
criminalité est en baisse, la matière première est
donc plus rare pour les journalistes du secteur. Au cours des 30 dernières
années, le taux d'homicide par 100 000 habitants a chuté
de 40 % au Canada. À l'inverse, la confrérie des reporters
de faits divers a pris de l'expansion. «À l'époque,
on était cinq gars à faire ce métier-là. Les
faits divers, tout le monde crachait là-dessus. Aujourd'hui, il
y a des journalistes attitrés exclusivement à ça dans
presque tous les médias», explique Claude Poirier.
Depuis
l'apparition des services de relations publiques au sein de tous les corps
policiers, ce n'est plus aussi simple d'établir des contacts avec
les enquêteurs. «La police aime ça, contrôler.
Elle te donne bien ce qu'elle veut», lance M. Poirier. Des criminels
le perçoivent comme l'exécuteur des basses oeuvres de la
police, et des policiers lui reprochent de se faire le porte-parole du
monde interlope. Claude Poirier assure qu'il n'est à la solde de
personne. Il a toujours cultivé des sources «des deux bords».
Le
journaliste Jean-Pierre Charbonneau a fait l'inverse lorsqu'il a couvert
les affaires policières et criminelles pour Le Devoir, de 1971 à
1976. Il ne parlait jamais aux Cotroni, Dubois et autres figures de proue
du crime. «Les gens du monde interlope, ils ne sont pas là
pour te donner de l'information, c'est un monde secret par définition.
Il n'y a rien de bon qui peut sortir de ça, d'un point de vue de
l'intérêt public», affirme l'auteur de La Filière
canadienne, qui a survécu à une tentative de meurtre en pleine
salle de rédaction du Devoir, en 1973.
M.
Charbonneau se souvient de Claude Poirier comme d'un compétiteur
féroce et infatigable, qui cherchait toujours à arriver le
premier sur une scène de crime mais qui n'était pas intéressé
à analyser l'ampleur et l'impact du milieu criminel. «Il a
fait un journalisme populiste, ce qui n'est pas négatif en soi.
Il a choisi de fréquenter les gens du monde interlope, ce qui ne
veut pas dire qu'il était à leur solde, loin de là.
C'est peut-être ça, d'ailleurs, qui lui a permis de jouer
son rôle de négociateur. Il avait l'écoute, la sympathie
et de la crédibilité auprès des bandits», affirme
M. Charbonneau.
Claude
Poirier a vu le crime et les cadavres de près. Une mort l'a marqué
plus que toutes les autres, à la fin des années 60. Un homme
en détresse l'a appelé tôt un matin, mais Poirier,
lessivé par une nuit de patrouille, a remis leur entretien téléphonique
à plus tard. En après-midi, des policiers en émoi
lui ont fixé un rendez-vous d'urgence dans un logement de Notre-Dame-de-Grâce.
L'homme en question s'était suicidé après avoir étranglé
ses deux enfants. «Ça m'a marqué. C'est une mort que
j'ai sur la conscience», avoue-t-il. Ce jour-là, il s'est
juré de se dévouer corps et âme aux appels de détresse.
Début
des années 70. Quelques hommes recherchés pour meurtre font
appel à Claude Poirier afin qu’il les aide à se livrer à
la police. L’histoire se répète lors de la série d’enlèvements
des employés de banque où des criminels font de nouveau appel
au journaliste. Une carrière parallèle se dessine alors pour
Claude Poirier : celle de négociateur. Jusqu'en 2004, M. Poirier
a répondu à l’appel de quarante-trois prises d’otages et
enlèvements. De plus, il a aidé 175 criminels ? la plupart
étant recherchés pour meurtre ? à se livrer à
la police.
Plusieurs
événements ont marqué l’homme et sa carrière.
En
octobre 1970, Claude Poirier était présent lors de la découverte
du corps de Pierre Laporte à l’intérieur du coffre d’une
voiture.
Le
1er septembre 1972, il a été témoin d’une horreur
qui l’a marqué à jamais lors de l’incendie du bar Blue Bird
à Montréal où 37 personnes ont péri et quarante
autres ont été blessées.
Toujours
dans les années 70, M. Poirier a également été
témoin du suicide par balle de Robert Brown dans un motel. Ce dernier
allait se faire arrêter pour enlèvement et ne voulait pas
retourner en prison.
Le
11 juin 1973, Claude Poirier a sauvé la vie de plusieurs personnes
prises en otage dans la célèbre affaire de l’Institut Philippe-Pinel.
Il s’est substitué aux otages et est parti en voiture avec Normand
Champagne, un dangereux psychopathe qui lui a tenu un couteau sur la gorge.
Quelques heures plus tard, leur voiture a été encerclée
par la police et la filature s’est terminée abruptement.
Le
17 février 1975, deux voleurs tenant en otage cinq personnes à
la pointe de leurs armes dans une station-service se sont remis à
Claude Poirier afin qu’il les conduise dans un poste de police.
M.
Poirier a connu Richard Blass et rencontré Jacques Mesrine, un mois
avant sa mort.
De
1968 à 1974, il a couvert de nombreux troubles raciaux à
Détroit, Chicago, Los Angeles et New York. Il a également
couvert les assassinats de John F. Kennedy à Dallas en 1963, de
son frère Robert Kennedy à Los Angeles en 1968 ainsi que
celui de Martin Luther King, deux mois plus tôt, à Memphis.
Toujours
dans les années 70, M. Poirier a collaboré à l’entraînement
d’agents du FBI à Quantico en Viginie.
Il
a visité les quartiers généraux du FBI à Washington
DC, de la CIA à Langley en Virginie, d’Interpol à Paris et
de Scotland Yard à Londres, la prison de la Cité de la santé
à Paris ainsi que plus de vingt pénitenciers aux États-Unis
dont St Quentin et Alcatraz en Californie.
Aujourd’hui,
avec plus de quarante ans de métier dans le domaine judiciaire,
il est le doyen de sa profession. Œuvrant désormais davantage comme
analyste et commentateur, on peut le voir, l’entendre et le lire dans différents
médias. Il collabore à divers journaux et magazines. À
LCN, il produit les chroniques 10-4 et à TVA, il rapporte l’actualité
policière au bulletin de nouvelles Le TVA 17 heures ainsi qu'à
l'émission Salut, Bonjour!
TVA
a présenté la série Le Négociateur, inspirée
d’événements réels vécus par M. Claude Poirier
et pour laquelle il a agi à titre de consultant.
Claude
Poirier: 50 ans d'aventures journalistiques
Agence
QMI / 2010-08-11 Jean Langevin
Le
11 août 1960, Claude Poirier forçait son destin en devenant
le précurseur de la couverture de l’actualité en direct.
Cinq
décennies plus tard, il continue de marquer l’univers journalistique
québécois grâce à son expertise de la scène
judiciaire.
Mercredi,
ses collègues de TVA Nouvelles et de LCN, mais aussi des amis et
des relations professionnelles, lui ont rendu hommage et souligné
la carrière trépidante de celui qu’on appelle le vrai négociateur.
Son
parcours professionnel a débuté par hasard, à l’âge
de 21 ans. Claude Poirier était alors vendeur sur la route pour
le compte de son père. Le 11 août 1960, il était témoin
d’un braquage perpétré à la Caisse populaire du Sault-au-Récollet,
à Montréal. Une scène qui allait changer sa vie.
Ce
qui devait s’avérer un simple paiement de contravention a tourné
au drame: un des suspects a été abattu à sa sortie
de l’établissement alors que son acolyte, lui, a pris la fuite.
Sans
hésitation, le jeune Claude s'est précipité sur un
téléphone ? car nous étions loin d’être à
l’ère des cellulaires et des BlackBerry ?, et a appelé la
station CJMS. Il a raconté, en direct, les événements
qui venaient de se dérouler sous ses yeux. Il connaissait le suspect,
car celui-ci avait déjà travaillé pour son père.
Ayant
eu la piqûre, le jeune reporter citoyen a par la suite convaincu
les patrons de CJMS de l’embaucher comme reporter pour une période
de six mois, et ce, à titre bénévole. Il leur dit:
«Essayez-moi comme journaliste sur le terrain pour les six prochains
mois, gratuitement, et vous allez voir, vous n’allez pas le regretter.»
Son
pari était réussi et sa carrière ainsi lancée.
À
CJMS, le véhicule de Claude Poirier ne passait pas inaperçu:
sans même avoir obtenu l’approbation de ses supérieurs, le
reporter décidait de peinturer sa propre voiture aux couleurs de
CJMS, et ce, avant même d'avoir été formellement engagé
par la station.
Sirènes,
gyrophares, radios-fréquences de la police, tout y était
de manière à lui permettre d’être le premier sur les
lieux de la nouvelle et de la livrer le plus rapidement possible en ondes.
Claude
Poirier parcourait alors la ville, traquait la nouvelle et se démarquait
rapidement des autres reporters de l'époque.
Au
fil des ans, Claude Poirier a acquis notoriété et respect.
Il a gagné la confiance autant des policiers que des criminels les
plus endurcis, ce qui l’a amené à intervenir de plus en plus
souvent lors de prises d'otages. Le vrai négociateur s’est présenté
à une cinquantaine de ces incidents et joué un rôle
déterminant, permettant à près de 200 suspects de
se livrer.
Frédérick
DeGrandpré, le comédien qui a incarné Claude Poirier
dans la série Le Négociateur, a dit mercredi apprécier
l’authenticité du personnage. «Il y a quelque chose qui fait
que les gens aiment beaucoup Claude. C’est le fait que c’est un homme vrai
et je pense que c’est sa plus grande force.»
Claude
Poirier a raflé cinq citations d’honneur ainsi que deux médailles
de bravoure après avoir réinventé la façon
de pratiquer le journalisme.
Claude
Poirier ne semble pas pressé de prendre sa retraite, lui dont l’émission
connaît beaucoup succès à LCN et dont les interventions
dans les bulletins de TVA Nouvelles continuent d’être très
suivies
« Des
héros on en a si peu.Claude Poirier en est un. Il est courageux,
honnête, sincère,
sympathique
et ce « superman » québécois… plait beaucoup
à l’œil!! »
Plus
de 50 prises d’otages et enlèvements, près de 150 négociations
avec des malfaiteurs : voilà la vie que raconte Claude Poirier,
sur la corde raide. Même s’il est un des personnages les plus médiatisés
du Québec, très peu de gens peuvent se targuer de connaître
vraiment l’homme derrière le célèbre chroniqueur spécialiste
des affaires criminelles et judiciaires Claude Poirier.
En quarante-sept ans d’activité professionnelle, il s’est exprimé sur presque tous les sujets. Cependant, il a toujours jalousement protégé sa vie privée, demeurant avare de commentaires quant à ses origines, à ses amours ou à sa véritable obsession pour le reportage d’actualité judiciaire et policière. Claude Poirier révèle aujourd’hui comment un jeune vendeur d’appareils électriques est devenu journaliste numéro un des faits divers et le reporter vedette des affaires criminelles au Québec. Il ne cache plus grand-chose, ni ses excursions dans le Milieu montréalais, ni ses mémorables gaffes, ni même l’existence de sa fille cachée.
Ce récit témoignage, qui se lit comme un thriller, présente « le vrai négociateur » un homme différent du héros de la télésérie, un homme qui a toujours vécu ‘sur la corde raide’.
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La fusion du journaliste et rédacteur en chef de l’Âllo Police, Bernard Tétrault avec les propos de Claude Poirier ne peuvent produire qu’un super livre. Un best-seller!! Je viens de rencontrer un personnage, que je ne connaissais pas, mais après avoir lu sa biographie je le cherche sur les ondes. On me dit qu’il est toujours là. Des héros, on en a si peu! Claude Poirier en est un. Il est courageux, honnête, sincère, sympathique et ce « superman » québécois… plait beaucoup à l’œil!!
Les
photos, qui sont nombreuses, nous ramènent au réel en donnant
de l’authenticité à ce récit incroyable. Saviez-vous
que, malgré toutes les cigarettes que Claude fume depuis des années,
il n’avale pas la fumée?… Saviez-vous que….. Il y a beaucoup de
secrets révélés dans ce livre!
CLAUDE
POIRIER SUR LA CORDE RAIDE
Bernard
Tetrault
2007
, Alain Stanke
Quarante-sept
ans de métier, plus de cinquante prises d'otages et enlèvements,
près de cent cinquante négociations avec des malfaiteurs:
une vie sur la corde raide. C'est celle de Claude Poirier, le plus célèbre
chroniqueur des affaires judiciaires et policières au Québec.
Cette
existence mouvementée, il la raconte avec verve et dans les moindres
détails. Il ne cache pas ses origines modestes, les conflits avec
son père et ses premières bourdes. On découvre l'obsession
pour le journalisme d'enquête et la volonté d'arracher le
scoop qui ont constamment animé Claude Poirier.
De
prises d'otages en scandales, de cambriolages en mutineries, la tension
est à son comble dans ce récit qui se lit comme un thriller.
Le reporter relate ses nombreuses interventions dans des dossiers chauds
et ses collaborations avec les forces policières pour dénouer
des situations délicates. Le lecteur fait une incursion palpitante
dans le Milieu montréalais, ce monde interlope où se croisent
suspects et policiers, juristes et hors-la-loi, artistes et motards, politiciens
et mafiosi.
Le
journaliste ouvre aussi la porte sur une partie de sa vie privée:
ses amours, la mort de ses parents, sa fille cachée. Décoré
de la Médaille de la bravoure du Canada et de cinq citations d'honneur
du gouvernement du Québec, Claude Poirier affirme fièrement
ses valeurs: le respect et l'intégrité.
La
réputation de Claude Poirier n'est plus à faire. Depuis les
années 1960, il est le reporter judiciaire par excellence au Québec.
Véritable encyclopédie du monde interlope québécois,
la confiance que lui vouaient les criminels l'a amené à jouer,
dans les années 1970, un rôle de premier plan en tant que
médiateur dans plusieurs dizaines de prises d'otages.
Bernard
Tétrault a recueilli les révélations de Claude Poirier.
Collaborateur de longue date du célèbre chroniqueur, il est
lui-même journaliste spécialisé de la scène
criminelle et judiciaire. Il a exercé son métier de reporter
dans de nombreux quotidiens : Montréal-Matin, Le Devoir, La Presse.
Il a été le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Allô
Police de 1985 à sa fermeture en juillet 2004. En collaboration
avec Claude Poirier, il est aussi l’auteur de la biographie Blass, sa vie,
sa mort, qui a connu un grand succès.
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