(mise à jour le 26 avril, 2010)
‘‘CLINT
EASTWOOD"
(LE 31 MAI 1930)
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suite
de sa biographie
Album
Photos de Clint Eastwood
Né
le 31 mai 1930 à San-Francisco
Père
: comptable itinérant, mère au foyer
Diplômé
de mécanique.
Travaux
exercés : mécanicien, métallurgiste, maître
nageur, bûcheron,barman, pianiste dans un bordel.
A
suivi des cours d'art dramatique au Los Angeles City Collège
Maire
de Carmel de 1986 à 1988
Il
a une sœur : Jean.
Il
a été marié deux fois. Il a eu cinq filles et deux
garçons, avec cinq femmes différentes :
Kimber
(née en 1964), avec Roxanne Tunis ;
De
1976 à 1988, Clint Eastwood a vécu avec l'actrice Sondra
Locke.
Kyle
(né le 19 mai 1968) et Alison (née le 22 mai 1972), avec
sa première épouse Maggie Johnson ;
Scott
Reeves (né le 21 mars 1986) et Kathryn (née le 2 février 1988),
avec Jacelyn Reeves (hôtesse de l'air) ;
Francesca
Ruth (née le 7 août 1993), avec Frances Fisher, actrice dans
Impitoyable ;
Morgan
(née le 12 décembre 1996), avec sa femme actuelle Dina Ruiz.
Acteur
et réalisateur américain, Clint Eastwood est né le
31 mai 1930 à San Francisco, Californie (Etats-Unis) à St.
Francis Hospital, San Francisco, Californie, USA.
Né
d'un père comptable, le jeune Clinton mène avec ses parents
une vie de nomade. Il passe son adolescence à Oakland et ne pense
pas du tout à devenir acteur. Il fait des petits boulots sans grande
conviction. Puis il part à l'armée où il fait des
rencontres décisives. Après son service militaire, il se
rend à Hollywood en 1954, signe un contrat avec la Universal et
épouse Maggie Johnson. Il fait sa première apparition en
1955 dans La Revanche de la créature (Arnold) puis enchaîne
les petits rôles dans une dizaine de films où personne ne
le remarque véritablement.
Il
rencontre Robert Sparks de la CBS qui l’engage pour la série télévisée
"Rawhide", dans laquelle il jouera le bras droit d'un convoyeur de bétail,
et ce dans 250 épisodes de janvier 1959 à février
1966 ! Il apprend ainsi son métier d'acteur en jouant aussi dans
quelques films sans importance.
Au
printemps 64, la chance lui sourit une seconde fois : il est engagé
par une petite compagnie pour tourner en Espagne un western dirigé
par un Italien qui se fait appeler Bob Robertson, Sergio Leone. Il devient
"l'homme sans nom", l'étranger, dans Pour une poignée de
dollars. Alors qu'il repart aux États-Unis et retrouve la télévision,
le film connaît un succès sans précédent en
Italie et en Europe. Rappelé par la production, il tourne, en Espagne
à nouveau, les deux autres volets de la trilogie de Leone : Et pour
quelques dollars de plus et Il était une fois dans l’Ouest.
Il
tourne encore en Italie avec Vittorio De Sica un film à sketch,
Les Sorcières et retourne aux Etats-Unis où Ted Post lui
offre son premier grand film américain en 1968, un western ( !)
: Pendez-les haut et court. La même année naissent son fils
Kyle Clinton et sa maison de production Malpaso. Du jour au lendemain,
Clint Eastwood devient une superstar milliardaire sans toutefois qu’Hollywood
le considère comme un grand acteur ! En 1970, il est second après
Paul Newman au hit-parade des acteurs les plus populaires; premier en 1971;
et second à nouveau en 1972, derrière John Wayne !
Eastwood
profite de cette notoriété naissante pour réaliser
en 1971 Un frisson dans la nuit, où il se dirige lui-même.
Ce premier long métrage n'est pas couronné de succès,
contrairement à L’Inspecteur Harry de Don Siegel. Son rôle
de flic violent ne lui attire pas que des sympathies. Il est accusé
de fascisme, de machisme... Une partie de la critique le boudera pendant
plusieurs années. Breezy son deuxième long métrage,
dans lequel il ne joue pas, n’a pas plus de succès. Affecté
par cet échec, il attendra quinze ans (Bird) avant de réaliser
un autre film dont il n'est pas l'acteur principal.
Dès
lors, il alterne westerns et films policiers avec le célèbre
rôle de l'inspecteur Harry, souvent sous la houlette de Don Siegel
(quatre films) qui l’imposera définitivement à Hollywood.
La
troisième décennie de la carrière de Clint Eastwood
est marquée de profonds changements, tant sur le plan personnel
que professionnel. En 1978, il divorce de Maggie Johnson et entame une
collaboration de plus de dix ans avec Sondra Locke, sa compagne dans la
vie et sa partenaire dans bon nombre de films.
D'autre
part, son activité de producteur devient primordiale, lui permettant
d'avoir la haute main sur les films dont il est le metteur en scène
et/ou l'interprète et d'initier des projets qui lui tiennent à
coeur, comme Thelonious Monk : Straight No Chaser (1988, documentaire de
Charlotte Zwerin sur l'un de ses musiciens de jazz favoris).
Il
commence aussi à s'interroger sur les rôles de cow-boys et
de policiers qui ont, jusque-là, assuré sa renommée.
S'il ajoute un quatrième et un cinquième épisode à
la saga de son personnage fétiche, l'inspecteur Harry Callahan (Le
retour de l’inspecteur Harry et La dernière cible), il en dénonce
la face obscure dans La Corde raide où le flic-justicier qu'il interprète
présente de troublantes analogies avec le criminel qu'il poursuit.
Même
revirement dans le domaine du western : Impitoyable (qui lui vaut, entre
autres, l'Oscar du meilleur réalisateur et celui du meilleur film)
est une réflexion amère sur l'inanité de la violence
et l'envers de la légende de l'Ouest.
Mais
il révèle aussi d'autres aspects plus intimes de sa personnalité,
comme sa passion pour la musique country (Honkytonk Man, où il incarne
un obscur chanteur-compositeur réussissant à enregistrer
un unique disque avant de mourir de la tuberculose) et pour le jazz (Bird,
biographie fulgurante de Charlie Parker).
Ayant
d'autres intérêts que le cinéma, il est élu
maire de sa ville Carmel en Californie en 1986 pour deux ans. En 1992,
c'est la consécration avec Impitoyable, un western crépusculaire
qui remporte quatre Oscars dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur.
Dans
ces années quatre-vingt-dix, séparée de Sondra Locke,
il se lie avec Frances Fisher (sa partenaire dans Impitoyable). Ils ont
une petite fille en 1993, Francesca Ruth. En mars 1996, il épouse
la présentatrice de télévision Dina Ruiz, dont il
aura un garçon, Morgan.
A
65 ans, Eastwood joue son premier rôle romantique dans son film Sur
la route de Madison (1995). Les critiques applaudissent et le public suit.
Il enchaîne avec l’intrigant Minuit dans le jardin du Bien et du
Mal (dans lequel il fait jouer sa fille Alison).
En
2000, à 70 ans, il aborde pour la première fois la science-fiction
avec l’ironique et pathétique Space Cowboys, où il partage
l'affiche avec trois compères proche de sa génération:
James Garner, Donald Sutherland et Tommy Lee Jones.
En
2003, Clint Eastwood signe un drame déchirant (Mystic River) magnifiquement
interprété par Sean Penn, Tim Robbins et Kevin Bacon. Il
est présenté à Cannes, gagnant ainsi sa quatrième
participation au grand festival après Pale Rider en 1985, Bird en
1988 et Chasseur blanc, cœur noir en 1990. En 2005, avec le tragique Million
Dollar Baby, le cinéaste obtient une nouvelle consécration
en remportant, douze ans après Impitoyable, l'Oscar du Meilleur
film et du Meilleur réalisateur, ses comédiens Hilary Swank
et Morgan repartant, pour leur part, avec les statuettes de La Meilleure
actrice et du Meilelur second rôle masculin.
Connu
comme: Harry Callahan "Dirty Harry" (1971)
Il
a servi dans l'armée américaine .
Il
appartient le Inn Mission Ranch, Carmel, Californie, USA.
Clint
Eastwood a porté un poncho, sans jamais le lavé,
dans
ses trois films western "man with no name" .
Lorsque
Don Siegel tomba malade durant la production du film "Dirty Harry"
(1971), Eastwood l'a remplaçé comme directeur.
En
(1971) il se mérita un Golden Globe Award - World Film Favorite
- Male.
1985 :
Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par Jacques Toubon, Adjoint
à la Culture à la Mairie de Paris.
(1986)
Elu maire de sa ville Carmel-by-the-Sea, CA.
"Récompenses"
1988)
aIl a gagné un Golden Globe Cecil B. DeMille Award.
(1989)
Golden Globe Award - comme Meilleur Directeur - Motion Picture pour: "Bird"
(1988).
(1993)
Meilleur Directeur Oscar pour "Unforgiven" (1992).
(1993)
Golden Globe Award - Meilleur Directeur - Motion Picture
pour:
"Unforgiven" (1992).
1994 :
Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres par Jacques Toubon, Ministre
de la Culture.
(1995)
Academy Awards, USA - gagne Irving G. Thalberg Memorial Award.
(29
Fév. 1996) American Film Institute Life Achievement Award.
(Octobre
1997) #2 sur la liste dans Empire (UK) magazine's "The
Top
100 Movie Stars of All Time"
(1998)
Reçu un César d'honneur à Paris, en France
pour son travail. .
2000
Festival de Venise Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière
Le
prix a été décerné lors de la cérémonie
d'ouverture du festival. L'acteur a reçu un lion d'honneur 36 ans
après sa première venue en Italie. Clint Eastwood venait
alors en inconnu pour tourner avec Sergio Leone dans un western-spaghetti
intitulé Pour une poignée de dollars. L'histoire veut que
Sergio Leone ne s'était même pas donné la peine d'aller
chercher Eastwood à l'aéroport. La récompense a été
suivie de la projection en avant première européenne de Space
Cowboys.
25
avril 2001 : Festival international du film de San Francisco : Prix Akira
Kurosawa
Lors
de ce festival, fûrent projetés : L'Homme des Hautes Plaines,
Bronco Billy, Pale Rider, Bird et Chasseur blanc, cœur noir
2003 :
National Society of Film Critics : Meilleur réalisateur pour Mystic
River
2003 :
Los Angeles Film Critics Association : Meilleur réalisateur pour
Mystic River
2003 :
Cérémonie des Césars : Meilleur film étranger
pour Mystic River.
2003 :
Screen Actors Guild Awards (SAG Awards) : Récompense l'acteur pour
l'ensemble de sa carrière
2004 :
Director's Guild of America : Meilleur réalisateur pour Million
Dollar Baby.
2004 :
Chicago Film Critics Association : Meilleur réalisateur pour Million
Dollar Baby.
10
janvier 2005 : National Society of Film Critics Awards : Meilleur film
de l'année 2004 pour Million Dollar Baby. De plus Hilary Swank,
l'héroine principale de ce film à été honorée
du titre de meilleur actrice
2005 :
Golden Globe : Meilleur réalisateur pour Million Dollar Baby
2005 :
Cérémonie des Oscars : pour Million Dollar Baby,
Oscar
du meilleur film de l'année 2004 (producteur: Clint Eastwood)
Oscar
du meilleur réalisateur pour Clint Eastwood
Oscar
de la meilleure actrice pour Hilary Swank
Oscar
du meilleur second rôle pour Morgan Freeman
29
janvier 2006 : Director Guild Award : reçoit le Directors Guild
of America Lifetime
AchievementAward
(pour l'ensemble de la carrière)
25
février 2006 : Cérémonie des Césars : Meilleur
film étranger pour Million Dollar Baby.
12
août 2006 : Botte d'Or : Il s'est vu remettre son prix samedi 12
août 2006 lors de la
24e
cérémonie des bottes d'or du Motion Picture & Television
Fund, qui récompense chaque année les acteurs, cascadeurs,
producteurs et réalisateurs ayant pérennisé la tradition
du western au cinéma et sur le petit écran
Novembre
2006 : Stanley Kubrick Award pour l'ensemble de la carrière
6
décembre 2006 : Grands Californiens Eastwood est distingué
par le gouverneur de Californie :
Arnold
Schwarzenegger et fait son entrée parmi les treize "dirigeants,
visionnaires et légendes" de l'état
(
sont ainsi distingués dans un "hall de la gloire de Californie"
du musée d'histoire, des femmes et des arts de la capitale administrative
Sacramento, à 150 km à l'est de San Francisco)
7
décembre 2006 : National Board of Review : Le récent film
de Clint Eastwood Lettres d'Iwo Jima a obtenu le prix du meilleur film
de l'année décerné par l'Association américaine
des critiques
12
décembre 2006 : Los Angeles Critics Association : Lettres d'Iwo
Jima, le second film de Clint Eastwood sur la bataille d'Iwo Jima, en 1945,
a reçu la récompense du meilleur film de l'Association des
critiques de films de Los Angeles
16
janvier 2007 : Golden Globe : Meilleur film en langue étrangère
pour Lettres d'Iwo Jima
2007 :
Chevalier de la Légion d'honneur le 17 février par le président
Jacques Chirac.
6
février 2007 : Oscar Humanitaire : Oscar humanitaire Jack Valenti
pour « la bonté de l'esprit qui émane de ses films ».
Pour Dan Glickman, le Président de la MPAA, les films de Clint Eastwood
« montrent le véritable pouvoir qu'ont les films pour raconter
l'Histoire et aider les nations à communiquer. »
11
février 2007 : Clint Eastwood a encore reçu une récompense,
le Berlin Camera pour
l'ensemble
de sa carrière.
25
mai 2008 : Prix du 61ème Festival de Cannes pour l'ensemble de sa
carrière (avec Catherine Deneuve)
26
février 2009 : Clint Eastwood reçoit une Palme d'Or pour
sa carrière (il est le deuxième de l'histoire après
Ingmar Bergman à reçevoir cet honneur)
8
Mai 2009: Meilleur film étranger pour Gran Torino
Prix
David di Donatello (équivalent de nos Césars Français)
17
Octobre 2009 à Lyon: Prix Louis-Lumière pour l'ensemble
de son œuvre
13
novembre 2009 à Paris: Commandeur dans l'ordre de la Légion
d'Honneur
(par
le Président Nicolas Sarkozy
Il
est un des propriétaires du Pebbles Beach Golf Country Club à
Monterey Peninsula, Californie.
Le
12 décembre 1996, une fille "Morgan" est née de son union
avec Dina Ruiz.
Il
est le père de Alison Eastwood et de Kyle Eastwood.
de
ses compagnes: Frances Fisher: Francesca Ruth Eastwood.
un
autre enfant de Roxanne Tunis: Kimber Eastwood (né en 1964).
Père
de deux autres enfants de Jacelyn Reeves: Kathryn (né le 2
fév.1988) et Scott (né le 21 mars, 1986).
Partenaire
avec Sondra Locke de 1975 à 1988 et habitat avec de: 1977-1988.
En
1999 il est marié à Dina Ruiz
Son
salaire:
Paint
Your Wagon (1969) $500,000
Where
Eagles Dare (1969) $800,000
Per
un pugno di dollari (1964) $15,000
Hang
'em High (1967) $400,000
Buono,
il brutto, il cattivo, Il (1966) $250,000
Per
qualche dollaro in più (1965) $50,000
Lorsqu'il
approcha la soixantaine, sa popularité a commencé à
baissé mais il continua de surprendre. Il dirigea Bird (1988)
il
joua aussi dans Black Heart (1990) The Rookie (1991) avec Charlie
Sheen). Ensuite Unforgiven (1992), un Western qui lui mérita un
Academy Award pour le meilleur film et meilleur directeur et a très
bien classé dans les box-office. En 1993, il joua sa meilleure performance
dans le rôle d'un agent secret: In the Line of Fire. Encore en l993,
il se joint à Kevin Coster et dirigea dans le film: A Perfect World.
En 1995, Eastwood se mérita le
"
Academy's Irving Thalberg Award". Il dirigea et joua ensuite avec
Merryl Streep dans The Bridges of Madison County
Filmographie:
Tarantula
de Jack Arnold avec John Agar, Mara Corday (1955)
La
Revanche de la creature (Revenge of the Creature) de Jack Arnold avec John
Agar, John Bromfield (1955)
Ne
dites jamais adieu (Never say goodbye) de Jerry Hopper avec Clint Eastwood
(1956)
C'est
la guerre (La Fayette escadrille) de William A. Wellman avec Clint Eastwood
(1958)
Ambush
at Cimarron Pass de Jodie Copelan avec Clint Eastwood (1958)
Escapade
au Japon (Escapade in Japan) de Arthur Lubin avec Clint Eastwood (1957)
La
Corde est prête (Star in the dust) de Charles F. Haas avec Clint
Eastwood (1956)
The
First travelling sales lady de Arthur Lubin avec Clint Eastwood (1956)
Lady
Godiva de Arthur Lubin avec Maureen O'Hara, George Nader (1955)
Pour
une poignée de dollars (Per un pugno de dollari) de Sergio Leone
avec Clint Eastwood, Marianne Koch (1964)
Et
pour quelques dollars de plus (Per qualche dollari di piu) de Sergio Leone
avec Clint Eastwood, Gian Maria Volonte (1965)
Le
Bon, la brute et le truand (Il Buono, il brutto, il cattivo) de Sergio
Leone avec Clint Eastwood, Eli Wallach (1966)
Un
shérif à New York (Coogan's Bluff) de Don Siegel avec Clint
Eastwood, Lee John Cobb (1968)
Pendez-les
haut et court (Hang'em high) avec Clint Eastwood (1968)
Quand
les aigles attaquent (Where Eagles Dare) de Brian G. Hutton avec Richard
Burton, Clint Eastwood (1969)
La
Kermesse de l'Ouest (Paint your wagon) de Joshua Logan avec Lee Marvin,
Clint Eastwood (1969)
Sierra
Torride (Two Mules for Sister Sara) de Don Siegel avec Clint Eastwood,
Shirley McLaine (1970)
Les
Proies (The Beguiled) de Don Siegel avec Clint Eastwood, Geraldine Page
(1970)
De
l'or pour les braves (Kelly's heroes) de Brian G. Hutton avec Clint Eastwood,
Telly Savalas (1970)
L'Inspecteur
Harry (Dirty Harry) de Don Siegel avec Clint Eastwood, Andrew Robinson
(1971)
Un
frisson dans la nuit (Play Misty for me) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood,
Jessica Walter (1971)
Joe
Kidd de John Sturges avec Clint Eastwood, Robert Duvall (1972)
L'Homme
des hautes plaines (High plains drifter) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood,
Verna Bloom (1972)
Breezy
de Clint Eastwood avec William Holden, Kay Lenz (1973)
Magnum
Force de Ted Post avec Clint Eastwood, Hal Holbrook (1973)
Le
Canardeur (Thunderbolt and Lightfoot) de Michael Cimino avec Clint Eastwood,
Jeff Bridges (1974)
La
Sanction (The Eager Sanction) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, George
Kennedy (1975)
L'Inspecteur
ne renonce jamais (The Enforcer) de James Fargo avec Clint Eastwood, Harry
Guardino (1976)
Josey
Wales hors la loi (The Outlaw Josey Wales) de Clint Eastwood avec Clint
Eastwood, Chief Dan George (1976)
L'
Epreuve de force (The Gauntlet) de Clint Eastwood avec Pat Hingle, Clint
Eastwood (1977)
Doux,
Dur et Dingue (Every which way but loose) de James Fargo avec Clint Eastwood,
Sondra Locke (1978)
L'Evade
d'Alcatraz (Escape from Alcatraz) de Don Siegel avec Clint Eastwood, Patrick
McGoohan (1979)
Bronco
Billy de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Sondra Locke (1980)
Ca
va cogner (Any wich way you can) de Buddy van Horn avec Clint Eastwood,
Harry Guardino (1980)
Firefox,
l'arme absolue (Firefox) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Freddie
Jones (1982)
Honkytonk
man de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Verna Bloom (1982)
Le
Retour de l'inspecteur Harry (Sudden impact) de Clint Eastwood avec Clint
Eastwood, Sondra Locke (1983)
*
La Corde raide (Tightrope) de Richard Tuggle avec Clint Eastwood, Geneviève
Bujold (1984)
Haut
les flingues ! (City Heat) de Richard Benjamin avec Clint Eastwood, Burt
Reynolds (1984)
Pale
Rider (Le Cavalier solitaire) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Michael
Moriarty (1985)
*
Le Maître de guerre (Heartbreak ridge) de Clint Eastwood avec Clint
Eastwood, Moses Gunn (1986)
*
Bird de Clint Eastwood avec Forest Whitaker, Diane Venora (1987)
La
Dernière cible (The Dead pool) de Buddy van Horn avec Clint Eastwood,
Liam Neeson (1988)
Chasseur
blanc, coeur noir (White Hunter, black heart) de Clint Eastwood avec Clint
Eastwood, Marisa Berenson (1989)
Pink
cadillac de Buddy van Horn avec Clint Eastwood, Bernadette Peters (1989)
La
Relève (The Rookie) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Charlie
Sheen (1990)
Impitoyable
(Unforgiven) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Gene Hackman (1992)
Un
monde parfait (A Perfect World) de Clint Eastwood avec Kevin Costner, Clint
Eastwood (1993)
Dans
la ligne de mire (In the Line of Fire) de Wolfgang Petersen avec John Malkovich,
Clint Eastwood (1993)
Sur
la route de Madison (The Bridges of Madison County) de Clint Eastwood avec
Meryl Streep, Clint Eastwood (1994)
Casper
de Brad Silberling avec Malachi Pearson, Christina Ricci (1995)
Les
Pleins pouvoirs (Absolute power) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood,
Scott Glenn (1996)
Minuit
dans le jardin du bien et du mal (Midnight in the garden of Good and Evil)
de Clint Eastwood avec John Cusack, Kevin Spacey (1997)
Jugé
coupable (True Crime) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Diane Venora
(1998)
Space
Cowboys de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Tommy Lee Jones (2000)
Créance
de sang (Blood work) de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Jeff Daniels
(2002)
*Mystic
river de Clint Eastwood avec Sean Penn, Kevin Bacon (2002)
2004
MILLION DOLLAR BABY (id.).
2004 :
Épreuves d'artistes court-métrage de Samuel Faure et Gilles
Jacob (documentaire sur le Festival de Cannes)
2009 :
Gran Torino, de Clint Eastwood
Réalisateur:
J.
Edgar Hoover- Prochainement
Remembering
Mark Twain de Clint Eastwood - Prochainement
2010
- Invictus Réalisateur et producteur
2010
- Hereafter: Réalisateur et producteur
2009 :
Gran Torino
2009 :
The Human Factor
2008 :
L'Échange (Changeling)
2007 :
Lettres d'Iwo Jima (Letters from Iwo Jima)
Lamps
before the wind (2006) Réalisateur
Flags
of our fathers (2005) Réalisateur
Million
dollar baby (2004)
Piano
blues (2003)
Mistic
River (2002)
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)
Créance
de sang (2002)
Space
Cowboys (2000)
Jugé
coupable (1998)
Minuit
dans le jardin du bien et du mal (1997)
Les
Pleins pouvoirs (1996)
Sur
la route de Madison (1994)
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)
Un
monde parfait (1993)
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)
Impitoyable
(1992)
La
Relève (1990)
Chasseur
blanc, coeur noir (1989)
Bird
(1987)
Le
Maître de guerre (1986)
Pale
Rider (1985)
Le
Retour de l'inspecteur Harry (1983)
Firefox,
l'arme absolue (1982)
Honkytonk
man (1982)
Bronco
Billy (1980)
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)
L'
Epreuve de force (1977)
Josey
Wales hors la loi (1976)
La
Sanction (1975)
Breezy
(1973)
L'Homme
des hautes plaines (1972)
Un
frisson dans la nuit (1971)
Compositeur:
Mystic
river (2002), de Clint Eastwood
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)
Space
Cowboys (2000), de Clint Eastwood
Les
Pleins pouvoirs (1996), de Clint Eastwood
Sur
la route de Madison (1994), de Clint Eastwood
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)
Impitoyable
(1992), de Clint Eastwood
Scénariste:
Pour
une poignée de dollars (1964), de Sergio Leone
Producteur:
Million
dollar baby (2004), de Clint Eastwood
Mystic
river (2002), de Clint Eastwood
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)
Créance
de sang (2002), de Clint Eastwood
Space
Cowboys (2000), de Clint Eastwood
Jugé
coupable (1998), de Clint Eastwood
Minuit
dans le jardin du bien et du mal (1997), de Clint Eastwood
Sur
la route de Madison (1994), de Clint Eastwood
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)
Un
monde parfait (1993), de Clint Eastwood
Ce
film est projeté dans 1 salle(s)
Impitoyable
(1992), de Clint Eastwood
Chasseur
blanc, coeur noir (1989), de Clint Eastwood
Bird
(1987), de Clint Eastwood
Le
Maître de guerre (1986), de Clint Eastwood
Pale
Rider (1985), de Clint Eastwood
La
Corde raide (1984), de Richard Tuggle
Le
Retour de l'inspecteur Harry (1983), de Clint Eastwood
Firefox,
l'arme absolue (1982), de Clint Eastwood
Honkytonk
man (1982), de Clint Eastwood
A
la télévision
1985 :
Histoires fantastiques (Amazing Stories) saison 1 épisode 12 : Vanessa
"Vanessa in the Garden" (avec : Sondra Locke)
2003 :
Le Blues (The Blues, A Musical Journey) (épisode Piano Blues)
Ce
que l'on dit de lui:
Laurence
Fishburne chez Eastwood
En
bref, 03 Juillet 2002
Laurence
Fishburne (rendu célèbre par son rôle de Morpheus dans
Matrix) est en négociations pour rejoindre Sean Penn et Kevin Bacon
dans Mystic River, le prochain projet de Clint Eastwood pour Warner Bros.
Il interpréterait le rôle du coéquipier d'un policier
enquêtant sur un meurtre liant trois vieux amis. Par ailleurs, l'adaptation
du roman dont est tirée cette histoire, a été confiée
à Brian Helgeland (scénariste de L.A. Confidential et réalisateur
de Payback) qui a déjà collaboré avec Clint Eastwood
sur Blood work (actuellement en cours de tournage et attendu en France
le 23 octobre). Variety
Clint
Eastwood récompensé par la SAG
En
bref, 13 Novembre 2002
La
fin de l'année approchant, les traditionnelles récompenses
décernées outre-Atlantique vont fleurir. Actuellement sur
les plateaux de Mystic river, Clint Eastwood s'est ainsi vu récompensé
pour l'ensemble de sa carrière par la puissante Screen Actors Guild
(SAG), le syndicat des acteurs américains. "Sa carrière prolifique
comme acteur et réalisateur montre un contrôle total d'un
média qui lui a apporté l'admiration de ses pairs, de l'industrie
et du public" a notamment expliqué la comédienne Melissa
Gilbert, présidente de la SAG. Clint Eastwood recevra son prix le
9 mars prochain, à l'occasion des Screen Actors Guild Awards. AFP
Cannes
2003 : un "Carrosse d'Or" pour Clint Eastwood
En
bref, 13 Mai 2003
L'acteur
et réalisateur américain Clint Eastwood se verra remettre
un "Carrosse d'Or" le 23 mai prochain à l'occasion du 56e Festival
de Cannes, où il sera présent pour présenter Mystic
river, sa dernière réalisation, en compétition. Chaque
année, la Société des Réalisateurs de Films
(SRF) remet cette récompense à l'un des pairs. Clint Eastwood
sera honoré pour "l'ensemble de son oeuvre et pour ses qualités
d'innovation, de singularité et d'indépendance".
Rencontre
autour de "Mystic river"
Célébrités, 14
Octobre 2003
Conférence
de presse vidéo en présence de Clint Eastwood et ses comédiens
Tim Robbins et Laurence Fishburne, entretien avec le scénariste
Brian Helgeland : rencontres autour du drame "Mystic river" en salles ce
15 octobre.
Une
tragédie américaine pour Clint Eastwood. Présenté
en compétition officielle à Cannes, Mystic river conte une
sombre histoire survenue au coeur d'une petite communauté irlandaise
de Boston. Un meurtre sauvage qui réunit trois amis d'enfance, dont
les chemins se sont séparés après l'enlèvement
et le viol de l'un d'eux. Un drame humain, porté avec sobriété
par une distribution solide réunissant Sean Penn, Tim Robbins, Kevin
Bacon, Laurence Fishburne, Marcia Gay Harden et Laura Linney. A l'occasion
de la sortie du film ce 15 octobre, AlloCiné s'est entretenu avec
le scénariste Brian Helgeland. Réalisateur de Payback et
Chevalier, il revient sur sa vision du film et sa collaboration avec Clint
Eastwood. En bonus, notre reportage vidéo autour de la conférence
de presse londonienne réunissant Clint Eastwood et ses comédiens
Tim Robbins et Laurence Fishburne...
La
rumeur court à Hollywood...
Tournages, 04
Décembre 2003
Clint
Eastwood et Katie Holmes face à Batman, "Bilbo le Hobbit" par Peter
Jackson, des nouvelles de "Alien 5" : un point sur les rumeurs du moment
à Hollywood.
La
rumeur court à Hollywood. Fondés ou totalement surréalistes,
les bruits de couloirs font désormais partie de la vie courante
dans les studios hollywoodiens, notamment depuis la montée en puissance
du web. Chaque semaine, AlloCiné fait le point sur les rumeurs du
moment, certaines à prendre bien entendu au très large conditionnel...
Clint
Eastwood maire de Gotham ? Après avoir tenu la mairie de Carmel
à la ville, le comédien pourrait diriger à l'écran
celle de Gotham City dans le très attendu Batman 5 de Christopher
Nolan.
Million
dollar baby
Réalisation,
Production, Distribution, CastingRéalisation, production, distribution
Réalisateur
Clint Eastwood Scénariste Paul Haggis Producteur Clint
Eastwood
Distribution
Warner Bros. France, France
Acteur(s):
Hilary Swank, Clint Eastwood, Morgan Freeman
Une
histoire d'amour tragique et platonique entre une boxeuse et un vieil entraîneur
de trente ans son aîné.
Tournages, 31
Mars 2004
Clint
Eastwood se mettra en scène aux côtés de Morgan Freeman
et Hilary Swank dans "Million dollar baby", une romance se déroulant
dans le milieu de la boxe.
Retour
à la romance pour Clint Eastwood. Le réalisateur et interprète
de Sur la route de Madison reviendra derrière et devant la caméra
non pas pour se mettre en scène dans un nouvel épisode de
L'Inspecteur Harry mais dans une love story intitulée Million dollar
baby. Il y sera entouré de Hilary Swank et Morgan Freeman qu'il
avait déjà côtoyé pour les besoins du western
crépusculaire Impitoyable.
Amour
sur le ring
Hilary
Swank y interprétera une boxeuse entamant une histoire d'amour tragique
et platonique avec un vieil entraîneur de trente ans son aîné,
qu'incarnera Clint Eastwood. Cette romance, retravaillée par Paul
Haggis, le réalisateur du projet Crash, est basée sur deux
nouvelles de la collection Rope burn écrites par F.X. Toole. Produit
et distribué par Warner Bros, Million dollar baby devrait entrer
en phase de tournage en juin prochain à Los Angeles.
américains,
l'égal des John Ford, Howard Hawks et Anthony Mann mais aussi un
acteur mythique. L'homme sans nom, L'Inspecteur Harry. Des héros
immortels, à jamais imprimés dans l'histoire du cinéma.
Une gueule, doublé d’un regard acéré qui s’attendrit
avec l’âge
Presque
octogénaire, déjà honoré de partout, par crainte
de le louper de son vivant et pourtant son cinéma garde toujours
la même vitalité : mieux il s’améliore film après
film, approfondissant ses thèmes, épurant son style, effleurant
le sublime.
L'histoire
de Clint Eastwood commence par un conte de fée. Il rêvait
d'une carrière d'acteur, gagnant sa vie en multipliant les petits
boulots - mécanicien, bûcheron ou bien métallurgiste
- qui formeront son caractère en acier trempé. Lors de son
service militaire, sa caserne est choisie par les Studios Universal pour
être le lieu d'un film. Il y a de bonnes étoiles ailleurs
que sur le Walk of Fame. Il se lance alors dans l'aventure. Entre la fin
des années 50 et le début des années 60, il a participé
à de nombreux films où son nom ne figure même pas au
générique, et des épisodes épars dans des séries
comme « Maverick », sans omettre les inévitables séries
Z comme Tarantula. Il est choisi pour un rôle de cow-boy dans la
série TV "Rawhide" produit par Universal. Un hit country et moraliste
où il défendait les marginaux contre les méchants.
Mi-réac, mi-gaucho. Mais 217 épisodes au compteur.
Pour
quelques films avec Sergio Leone
1964.
Ne pouvant pas avoir Henry Fonda ou Charles Bronson, Sergio Leone l'engage
pour un Western d'un genre nouveau ; Pour une poignée de dollars.
Le teint buriné, le regard limpide, le sourire au coin des lèvres,
Clint Eastwood fabrique le mythe avec de l’ironie. C’est lui qui créé
le style du personnage : le jean’s noir acheté sur Hollywood Boulevard,
le chapeau et les cigares ébènes coupés en trois…
Le western-spaghetti a le mérite de propulser le compositeur Ennio
Morricone, l’acteur Clint Eastwood, et un style visuel au rang de célébrité.
Il incarnera le western dans sa phase finale : de son ère moderne,
ou post-classique, jusqu'à son crépuscule avec Impitoyable,
en 92. Il aura même essayé de travailler avec John Wayne,
qui refusa car il détestait la vision violente et cynique qu’Eastwood
faisait de l’époque des pionniers. Trente peu glorieuses années
pour le genre où il en aura été la seule star. Il
enchaînera avec le « lion » Leone Pour quelques dollars
de plus, avec Gian Maria Volontè et Klaus Kinski. Le film attire
encore plus de spectateurs que le précédent. En 1966, Leone
signe son œuvre maîtresse : Le bon, la brute et le truand, avec Eli
Wallach et Lee Van Cleef. Eastwood a gardé son poncho à travers
cette trilogie et s’est bâti une image. Cependant, sans Leone, l’acteur
semble égaré dans un cinéma en pleine ébullition,
de la Nouvelle vague française à la renaissance du cinéma
anglais en passant par l’émergence d’un cinéma indépendant
américain. On remarquera quand même Quand les aigles attaquent,
film noir dans l’ombre du régime nazi, avec Richard Burton.
En
1968, il fonde sa société de production Malpaso et rencontre
Don Siegel, début d’une fructueuse collaboration et d’une longue
amitié. Las des rôles de Marshal, Lieutenant, Shériff
ou détective, peu convainquant dans la comédie (même
musicale avec La kermesse de l’Ouest) ; il se « donne » à
Don. Car Siegel deviendra son véritable mentor. Après trois
premières collaborations anecdotiques avec le réalisateur
Siegel (Un Shérif à New York, Sierra Torride avec Shirley
MacLaine, Les proies, avec Geraldine Page), Eastwood passe derrière
la caméra en 1971. Son premier film. Un Frisson Dans La Nuit (Play
Misty for Me). Un thriller urbain très éprouvant et terriblement
efficace. La star arbore un brushing proche de la banane de rocker. Mais
surtout, ayant eu toute liberté pour faire son film en échange
d’une diminution de salaire en tant qu’acteur, Clint acheva son film avec
quatre jours d’avance et 50 000 dollars en dessous du budget.
Un
mois plus tard, Siegel et lui vont créer un nouveau héros
de légende : l'Inspecteur Harry Callahan. Le comédien fait
lui-même ses cascades et réalisera deux scènes en remplacement
de Siegel, malade. C’est ici que se fonde le profond malentendu avec la
critique qui n'y voit qu'un policier aux méthodes expéditives
et contestées, pour ne pas dire barbares. Les critiques américaines
et européennes identifient Clint Eastwood à son personnage
de flic machiste, homophobe et réac' et le désignent comme
l'icône du «néofascisme nixonien ». Le personnage
a le malheur de refléter la société trop crûment
: une Amérique violente, des WASP menacés dans leur domination
et paranos, un Empire vulnérable, des Républicains en déclin.
Le
Western dans la peau
Ce
Dirty Harry en série est un hit au Box Office mondial, à
l’instar des Delon ou des Branson. L’épaisseur en plus. Cela le
propulse aux mêmes niveaux que Burt Reynolds, Robert Redford ou encore
Al Pacino, lui permettent de financer, avec intelligence, des projets plus
personnels. Toujours dans le cadre du Grand Ouest, Clint Eastwood enchaîne
les relectures du Western ? du très controversé L’homme des
hautes plaines à l'excellent Josey Whales Hors La Loi - et des films
en demi-teinte remplies d'émotion. S'il figure au générique
de ces premières oeuvres à l'exception de Breezy, il ne glorifie
pas son image jouant souvent la carte de l'auto dérision comme dans
Bronco Billy.
Il
enquille les Harry et alterne avec des films radicalement différents.
Forme de schizophrénie qui s’arrêtera en 1993 avec Dans la
ligne de mire, dernier film où il fera l’acteur (justicier) pour
un autre et se consacrera à ses propres réalisations. Dans
Magnum Force il choque avec des scènes sexuelles avec une jeune
asiatique. La réponse à des milliers de lettres « chaudes
» de fans venant d’Asie… Le script est réécrit par
Michael Cimino (grande époque) qui du coup, convainc Eastwood d’être
la star de son prochain film, Le canardeur.
Eastwood
signe en 1976 son premier grand film, Josey Whales hors-La-Loi. Il remplace
au pied levé Philip Kaufman, ce qui entraîne l’ire de la Director’s
Guild of America. La guilde en profite pour établir une règle
protégeant la position du réalisateur, qui ainsi ne peut
plus être remplacé par un membre de l’équipe artistique
ou technique, la « règle Eastwood». Dans le film, le
cinéaste explore un peu plus l’humanisme qui va devenir sa marque
de fabrique. Comme dans tous ses Westerns, non seulement il ne tue aucun
Indien, mais surtout il pactise avec eux, 15 ans avant Danse avec les loups.
Devant
la caméra, gagnant ses galons, il change progressivement de registre
et notamment, prisonnier dans le dramatique L’évadé d’Alcatraz,
le cinquième film avec Siegel ; il est aussi boxeur en obtenant
un rôle taillé pour Burt Reynolds et s’amusera dans une comédie
de gangster avec le même Reynolds dans City Heat.
Les
premières marches vers le sacre
Derrière
comme devant, la star peaufine son personnage, et varie les plaisirs. Les
années Reagan vont amorcer celles de son ascension. Il ne lui reste
que deux Harry Callahan à faire, héros d’un autre temps,
qui n’est plus en phase ni avec son créateur, ni avec les spectateurs,
préférant les gros bras (Stallone, Schwarzzy) ou les polars
qui font rire (Le flic de Beverly Hills, L’arme fatale).
Bronco
Billy, l’un de ses films favoris, mélange ainsi une part d’idéalisme
et des contradictions humaines qui soutient toute son œuvre. Eastwood a
du flair. Il manipule Hollywood à merveille, continuant de proposer
des productions populaires pour avoir la paix avec des films plus intimistes.
Ainsi il tourne Firefox, passablement dépassé désormais
par cette guerre froide qui a pris un coup de chaud si peu de temps après.
Cela lui permet de s’essayer aux effets spéciaux. Le film est un
gros succès et anticipera le carton de Space Cowboys. Ce dernier
confirme le chemin parcouru par le cinéaste en moins de vingt ans,
passant d’un spectacle efficace et binaire à une magnifique virée
dans l’espace nostalgique, tendre et drôle où l'amitié
et les rêves de gosse se confrontent au vieillissement et à
la mort.
Honkytonk
Man, portrait touchant d'un chanteur de country atteint de tuberculose,
migrant vers Nashville accompagné d'un enfant interprété
par son propre fils Kyle, futur musicien reconnu. La critique (re)découvre
l’auteur, et l’estime à nouveau malgré le flop financier.
Les cinéphiles français en font une star à part, tandis
que les Américains semblent déboussoler : trop auteurisant,
pas assez star. Aussi reprend-il le costard de flic, se compromettant dans
de médiocres polars. En 1985, pour la première fois, Clint
Eastwood est sélectionné au Festival de Cannes avec un western,
Pale Rider. Il est célébré en tant que grand conteur
américain et la critique française l’intronise quelques années
avant son premier Oscar. Le film, sans être un hit, rencontre son
public.
Les
couleurs inspirantes de l’amertume
De
nouvelles tonalités s’emparent de son cinéma. Sans doute
plus en confiance, il prend une liberté à chercher des sujets
loin de ses premiers films et surtout de son genre de prédilection.
Il continue ainsi de fureter au sein des mythes américains, que
ce soit le jazz ou le cinéma des années 50, sa référence.
En tant qu’acteur le plaisir s’atténue. Il ne jouera que dans un
film tous les deux ans quand il en réalise un par an.
En
1988, avec Bird, il rend hommage à sa musique de prédilection
- il signera un album de jazz dix ans plus tard - retraçant la vie
du saxophoniste Charlie Parker, incarné parfaitement par Forest
Whitaker qui obtient le prix d'Interprétation à Cannes. Cette
ode en forme de blues le fait rentrer définitivement dans la cour
des grands avec un Golden Globe du meilleur réalisateur. En 1990,
il poursuit son voyage dans les origines de l’Empire américain en
remontant les traces du tournage d'African Queen de John Huston avec Chasseur
Blanc, Coeur Noir. Méconnu, il revisite sa jeunesse et ses passions,
l'exigence et la détermination d'un réalisateur tout en décrivant
une époque colonialiste. Contesté par Katharine Hepburn dans
ses faits, le film, présenté à Cannes, est un fiasco.
Eastwood,
encensé par la critique et considéré comme un maître
du classicisme, ne trouve pas le sujet pour parachever son oeuvre. La critique
ferme poliment les yeux sur ces baisses de forme et salue le fils spirituel
des plus grands cinéastes américains, ceux du cinémascope
et du grand angle, des paysages sauvages et des visages sans émotion.
Sa carrière prend alors une nouvelle perspective avec deux périodes
: l'âme américaine et la société américaine,
le désespoir et l'idéalisme.
Avec
l’Oscar dans le viseur
Hollywood
le couronne (enfin) en 1992. Unforgiven (Impitoyable) qui aurait dû
être traduit par impardonnable, obtient en effet les Oscars du meilleur
film et du meilleur réalisateur. Western sombre et sable, requiem
dédié à Don Siegel et Sergio Léone, ces deux
pygmalions, il s’agit incontestablement d’un très grand film sur
la violence et la rédemption, ferman le ban à ce qui l’aura
façonné. Magistral, le film noircit son personnage, humanise
son caractère et lui rend cette liberté tant recherchée
depuis que l’inspecteur Harry lui avait volée.Serein, il tourne
une dernière fois un film dans l’air du temps, Dans la ligne de
mire, qui sera aussi un blockbuster. Désormais, Eastwood est une
légende.
Serein,
il se mue en vieux héros fatigué et parfois sage, défendant
la veuve et l’orphelin, prodiguant sa philosophie où le pardon n’est
possible que si la justice l’est aussi. La foi et la balance. Il se donne
alors ses plus beaux rôles : flic plein de compassion et d’intelligence
dans A Perfect World, émouvant et absolu, photographe romantique,
séduisant et solitaire dans Sur la route de Madison, mélo
sensible, mémorable et subtil, ou quelques années plus tard,
coach boxeur plein de ferveur dans l’ascension de sa muse et effondré
par sa paralysie dans . Mais patiemment Eastwood construit une oeuvre et
analyse cliniquement l'Amérique sous tous les genres : drame, polar,
film noir, comédie... Il utilise les outils d'Hollywood pour offrir
sa propre vision de la société, des services de santé
à la conquête spatiale, de la corruption politique à
l'homosexualité, de l’immigration latino à la seconde guerre
mondiale.
L’incorruptible
Ainsi Sur La Route de Madison, filmé dans la ville natale de John
Wayne, est l'une des plus belles histoires d'amour de ces vingt dernières
années. Tout en silences et en frôlements, en regards et en
sourires, Clint Eastwood et Meryl Streep se renvoient l'image d'une passion
amoureuse et apaisée, mature et rajeunissante. Eastwood avait un
temps pensé à Deneuve pour le rôle, après leur
co-présidence cannoise... où il avait désigné
Tarantino pulp-vainqueur!
En
une vingtaine de films, ce soit-disant réactionnaire aura filmé
un plaidoyer contre la peine de Mort (Jugé Coupable), l'amitié
entre un criminel et un enfant (Un Monde Parfait), les préjugés
contre un riche homosexuel (Minuit Dans Le Jardin Du Bien et Du Mal), les
frasques sexuelles du Président américain (Les Pleins Pouvoirs,
prémonitoire), une justification de l’euthanasie (Million dollar
baby), un hymne à la paix des peuples et une charge anti-guerre
dans son diptyque Mémoires de nos pères / Lettres d’Iwo Jima,
film miroir renvoyant américains et japonais à l’atrocité
de leurs actes.
Il
fouille ainsi les symptômes de la civilisation américaine,
dessinant un portrait sans concession de son pays qu'il aime tant, avec
ses maux et ses fantasmes. Sa méfiance des institutions et sa confiance
dans les contre-pouvoirs, sa défiance à l'égard de
l'opinion de masse et sa chance d'atteindre le grand public le poussent
à toutes les audaces, avec panache. Il observe méticuleusement
une civilisation en quête d'un idéal facile à corrompre,
à entacher ou à détruire. Et affiche ouvertement des
convictions tolérantes (ses castings sont plus que métissés
et variés) et parfois conservatrices (le regret d'une dignité
perdue), mais sans aucun rapport avec son image héroïque de
ses débuts.
Le
« misfit » Mystic qui conduisit au « Million »
Clint
Eastwood est un prototype unique dans le paysage cinématographique
mondial. Certes d'autres acteurs passent parfois derrière la caméra
avec succès et ampleur (Mel Gibson avec Braveheart, Kevin Costner
avec Danse Avec Les Loups, Sean Penn avec Into the Wild) mais personne
ne peut se targuer d'une telle et si belle longévité, d'une
si belle constance.
Même
si l’on considère un hit comme Space Cowboy comme un film mineur
dans sa filmographie de par son genre, il n’y aura eu aucune faute de goût
depuis son premier Oscar. Cannes passe cependant à côté
de l’excellent Mystic River : Oscars pour Penn et Robbins, quatre nominations
en plus. Avec ce film noir digne des œuvres des années 30 et 40,
il mélange un sujet très moderne et une style très
traditionnel. Parce que le film, selon lui, n’a pas été vu
à sa juste valeur, et sans doute encouragé par son très
joli succès en salles, il s’attèle à un autre projet
encore plus casse-gueule : Million dollar baby où il est au cœur
d’une double histoire. Une amitié complice avec un vieil homme noir
et un lien affectif père et fille avec une jeune fille voulant boxer.
Il s’agit de son vingt cinquième film. Mais aussi son deuxième
Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur. Freeman et Swank
emportent aussi la statuette, confirmant son grand talent de directeur
d’acteur. Sa mise en scène est élégante, sûre,
raffinée, jamais ostentatoire, jouant des pénombres et des
lumières du jour. L’Inspecteur Harry a un talent indéniable
pour faire pleurer le spectateur. Il le confirmera avec Lettres d’Iwo Jima,
très grande œuvre où il cherche à défendre
l’ennemi, obligeant l’Amérique à voir un autre discours,
une autre vérité. Comme il le cite dans Minuit dans le jardin
du bien et du mal, « La vérité comme l'art est dans
l'oeil du spectateur».
Aujourd'hui
sa mise en scène dépouillée, ses éclairages
soignés, ses cadrages sobres, sa caméra toujours bien posée
et une musique servant de ponctuation à la perfection, est mise
au service de thèmes forts et d'histoires simples souvent tragiques.
Enraciné dans un âge d’ôr révolu, Eastwood est
sous l’emprise dune nostalgie qui a déteint avec le temps. Le sang
est délavé et les sentiments davantage exacerbés.
Comme un vieil air de jazz un soir, près de Carmel, on se laisse
emporter par ses musiques du cœur et de la raison.
Musique
Il
s'intéresse également beaucoup à la musique de jazz,
comme le prouve le film Bird qui retrace la vie du jazzman Charlie Parker.
Il
est également le producteur de Straight no Chaser (1989), un documentaire
sur Thelonious Monk.
Il
a aussi réalisé un épisode de la série de films
sur le blues, produit par Martin Scorsese Presents, intitulé Piano
Blues (2003)
suite
de sa biographie
Album
Photos de Clint Eastwood
POUR
D'AUTRES ANNIVERSAIRES ET PHOTOS DE VEDETTES
POUR
LE MOIS DE MAI
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